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SAAB : moins de politique, plus de marketing pour vendre le Gripen

sea-gripen

Alors que la branche automobile, filiale du groupe General Motors, va arrêté sa production et être démantelé, la firme aéronautique (indépendante) est quand à elle très dynamique. Son chasseur le plus récent, le JAS-39 Gripen NG, est en concurrence permanente sur le marché mondial avec les autres acteurs que sont : le Rafale, l’Eurofighter, le F/A-18 E/F Super Hornet et le F-16. Par contre la politique commerciale du groupe est plus fine, plus réfléchie et plus « marketing » que ces concurrents qui eux usent plutôt de leur influence politique et de leur réseau diplomatique.

Sur les marchés brésilien et indien, SAAB a créée la surprise en révélant que dans son offre, elle avait proposer la possibilité de navaliser son Gripen NG pour équiper les marines brésiliennes et indiennes. Le SEA Gripen vient à point nommer pour ces deux pays qui cherchent également un avion pour leur porte-avions. L’argument avancé par Dassault et Boeing sur l’homogèneité de la flotte de l’armée de l’air et de l’aéronavale, n’est plus un avantage. Relativisons tout de même, en insistant sur la virtualité de l’offre : le SEA Gripen, n’existe pas encore et la « navalisation » d’un chasseur n’est pas une simple formatité. Pour plus d’infos, sur le SEA Gripen, consultez cet article : Brésil & Inde : SAAB propose le SEA Gripen !

Rappelons que dans le marché des avions de chasse au Brésil, la FAB (Força Aérea Brasileira) avait placé en tête de liste dans la compétition le Gripen NG. En savoir plus : Moins cher, le Gripen attire l’attention du Brésil ; L’armée de l’air brésilienne place le Rafale derrière le Gripen et le F-18.

Pour le marché suisse, le Gripen, bien qu’optimisé pour la Suède, correspond parfaitement à la situation Helvétique. Le mode d’utilisation opérationnel est le principal point de similitude. En effet les 2 armées font le choix d’un déploiement, en cas de conflit, sur tout le territoire avec l’usage d’infrastructures civiles (route, autoroute, aire, tunnel) spécialement adaptées à un usage militaire (au cas où). Du coup le Gripen répond aux exigences de décollage ADAC et d’emploi avec un minimum de support au sol. Bien d’autres avantages existent :

  • sa conception multi-rôles (police aérienne, opération air-air & air-sol ainsi que la reconnaissance) lui assure de remplir les objectifs fixés par le cahier des charges.
  • sa conception mono-réacteur assurent des coûts de maintenance et de consommation de carburant moins élevés, et le personnel de maintenance est relativement réduit.
  • le Gripen est a peu de chose près de la taille du F-5 Tiger, ce qui permet d’utiliser les infrastructures existantes.
  • L’armement utilisé par les deux forces est quasiment le même.
  • Etc… En savoir plus sur : Gripen pour la Suisse, SAAB se dévoile un peu plus !

De plus, l’armée de l’air suédoise propose de mutualiser : la formation et l’entraînement des pilotes et du personnel au sol, la maintenance, les achats d’armements. Une source d’économies non négligeables. Enfin, elle mettrait à disposition  une zone d’entraînement plus vaste que la Suisse dans le nord de la Suède, exempte des contraintes de bruit et des vols de nuit, qui font débat en Suisse : Les nouveaux avions de combat font plus de bruit que les Tiger.

Enfin, rappelons également que l’avion de combat Gripen est un appareil déjà opérationnel depuis 1997 dans la force aérienne suédoise, mais aussi en République tchèque depuis 2005, en Hongrie depuis 2006 et que les livraisons à la South African Air Force ont  commencé en 2008 et se poursuivent actuellement. Voir cet article : Les Gripen atteignent les 130.000 heures. En septembre 2009, le premier JAS-39 D Gripen destiné à la Royal Thaï Air Force a effectué son vol inaugural.

Pour conclure, bien que plus discret ques ces concurrents, la firme suédoise sait s’adapter à chaque marché, plutôt que de faire d’user d’une « diplomatie influente ». Il faut aussi souligné que le Gripen est objectivement un appareil remarquable.

3 commentaires

  1. Arnaud

    On est tout de même en droit de sérieusement se poser la question des capacités réelles de SAAB à « navaliser » son chasseur quant on sait que le Gripen a été pensé au départ comme un chasseur terrestre et que l’avionneur n’a aucune expérience en matière d’aéronefs embarqués.
    Alors certes il a le concours des Britanniques mais eux aussi n’ont plus la moindre expérience en la matière, n’ayant plus d’avions embarqués classiques depuis le retrait du service par la Fleet Air Arm de ses Phantom II et de ses Buccaneer. Aujourd’hui l’expérience britannique en matière de voilure fixe embarquée se limite aux ADAV Harrier II.

    A mon sens le Gripen « naval » n’a aucun avenir, notamment du fait de l’existence du F/A-18E-F Super Hornet et surtout du Rafale M.

    :)

  2. Je pense aussi comme toi… c’est bien pour cela que je parle de « Marketing » et pas d’innovation technologique

  3. Il faut arrêter avec ces avions qui n’existent pas entre le F 35 qui n’est toujours pas en service, le Gripen NG qui n’est qu’un bout de papier et le sea Gripen qui est une proposition de papier, les concurrents du rafale et F 18 sont forcement les meilleurs jusqu’au jour ou l’avion devient une réalité et là surprise l’avion a des problèmes devient de plus en plus chers et s’éloigne du rêve. De plus un chasseur s’il doit avoir deux réacteur c’est bien quand il est prévu pour survoler les océans. Le F 16, F 18 et rafale restent les avions les plus adaptés aux guerres actuelles. Quand au marché Suisse tout dépend de la volonté politique entre un avion peu chers qu’il faudra remplacer dans les 15-20 ans ou un investissement important qui dura 30-40 ans, mais le pays neutre en a-t-il besoin? Les autres marchés sont simplement ceux que la France avait avec un mono-réacteur et qui ne peuvent pas suivre avec un bi-réacteur. Si l’état avait préféré le mirage 2000 par rapport au mirage 4000 c’était dans ce soucis d’export, alors pourquoi pas un rafale monomoteur ou la réouverture de la ligne mirage 2000-5 ou 9.

A propos de Gaëtan

Passionné d'aéronautique et formateur en Web et PAO, il est le fondateur, en 1999, de l'encyclopédie de l'aviation militaire www.avionslegendaires.net. Administrateur et rédacteur en chef du blog, il vous fait partager ses avis et coups de coeur (ou de gueule) sur l'actualité aéronautique.
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