Nouvelle interception d’un bombardier russe Tu-95 par le Canada

Nouvelle interception d’un bombardier russe Tu-95 par le Canada

tupolev-tu-95

Comme au dessus de l’Ecosse, il y a quelques mois (voir : La RAF intercepte des bombardiers russes dans son espace aérien), ou comme en mars dernier, un bombardier russe s’est approché de l’espace aérien du Canada cette fois-ci. Deux chasseurs canadiens ont décollé de la base de Bagotville pour l’intercepter. Les deux CF-18 Hornet ont fait signe au bombardier russe, un Tu-95 Bear, de faire demi-tour. L’appareil russe a obtempéré.

« Ils (les Russes) ne nous ont envoyé aucun avis préalable de leur manœuvre », a dit le ministre MacKay, précisant que les avions de chasse de NORAD ont, quant à eux, intercepté entre 12 et 18 bombardiers russes chaque année depuis 2007.

En février déjà, un « incident » du même type s’était déroulé 24 heures avant la visite à Ottawa du président Barack Obama. A l’époque, le premier ministre Stephen Harper s’était dit profondément préoccupé « face aux actions de plus en plus agressives des Russes dans le monde et dans notre espace aérien ».

Nous défendrons notre espace aérien [...]. Nous riposterons à chaque fois que les Russes se livreront à toute sorte d’intrusion visant la souveraineté du Canada. Stephen Harper

Le commandement des forces aériennes russes a confirmé l’existence d’une patrouille aérienne et a affirmé que l’appareil accomplissait sa « mission » dans le respect des règles internationales.

Un compte-rendu des services de renseignement russes prédisait en 2007 que des conflits éventuels étaient possibles dans ce contexte de « course aux ressources naturelles ». Les États-Unis, la Norvège et le Danemark revendiquent eux aussi la propriété de portions des fonds marins arctiques. Même la Chine, qui pourtant n’est pas voisine de la côte de l’Arctique, a fait des incursions maritimes dans cette région.