Des plongeurs identifie une épave de Beaufighter au large de Fos-sur-Mer

Des plongeurs identifie une épave de Beaufighter au large de Fos-sur-Mer

plongeur-epave-beaufighter-2Ce sont les poissons qui ont donné l’alerte. « Quand des bancs se rassemblent toujours dans le même secteur, cela signale qu’il y a quelque chose au fond de l’eau« , explique Gérald Savon, patron de chalut de Port-de-Bouc et, comme beaucoup de pêcheurs, « chercheur » occasionnel d’épaves sous-marines. Or, ce jour-là, dans le chenal des pétroliers, l’écho est tel sur le sondeur que Gérald se décide à chausser les palmes.

À trente mètres de fond, envasé sur un fond sablonneux, il découvre la « chose »: une énorme masse métallique colonisée par une nuée de congres. Un avion de toute évidence. Oui mais lequel ? Et comment cet aéronef a-t-il échoué au fond du golfe de Fos. Et qu’est devenu l’équipage ? C’est toute cette histoire d’hommes et de machine que Gérald Savon et son compère Pierre Giustiniani, un plongeur marseillais féru d’aéronautique, ont réussi à reconstituer. « Une véritable enquête policière, qui nous a demandé six ans de travail« .

Par chance, l’appareil n’avait jamais été visité par des pilleurs. Pales d’hélices, instruments de bord, moteurs : tout était en place. Plongée après plongée, Pierre, nommé directeur de mission par le Département de recherches archéologiques sous-marines (Drasm), rassemble patiemment des indices: « Ce sont les trains d’atterrissage et les 4 volumineuses bouches de canon du nez qui nous ont permis d’identifier le modèle de l’appareil: un Bristol Beaufighter« .

Pendant la Seconde Guerre mondiale, ce chasseur bombardier britannique puissamment armé a gagné ses galons sur de nombreux théâtres d’opérations. « Les Japonais le surnommaient « La mort murmurante » en raison de sa puissance de feu et du faible bruit de ses moteurs. Mais cette machine, très résistante aux chocs et aux atterrissages forcés était adorée par les pilotes », souligne Pierre. Mais dans quelles circonstances ce Beaufighter a-t-il sombré dans le Golfe de Fos ? Pour le savoir, Pierre épluche les archives militaires.

Deux pertes de ce type d’appareils sont mentionnées dans le secteur. Celle qui correspond à notre épave s’est produite le 25 septembre 1944, il y a 66 ans, jour pour jour. « L’avion était en service dans la 417e escadrille de l’armée américaine. Il était piloté par le lieutenant J.W’Woody’Grange et son opérateur radar le lieutenant Rodgers. Une panne du moteur tribord les a contraints à amerrir en catastrophe. Mais, ouf, l’équipage a pu être secouru« . Les recherches auraient pu s’arrêter là. Sauf que pris au jeu, nos pêcheurs d’histoire veulent en savoir plus. Qui était ce pilote, quelles étaient les missions de son unité? Des contacts sont pris avec la Royal Air Force et l’armée américaine. Le lieutenant colonel Braxton Eisel, historien officiel de l’armée de l’air US leur vient en aide. Ensemble, ils reconstituent l’histoire de la 417e escadrille. « Après l’Afrique du Nord et la Corse, cette unité de chasseurs de nuit fut basée à Le Vallon à côté d’Istres. Une de ses missions les plus fameuses fut l’attaque d’un avion allemand Fw 200 Condor, qui transportait vers l’Espagne de l’or et des trésors volés par le Reich dans les pays occupés« .

Quant au lieutenant « Woody » Grange, dont Pierre a retrouvé la photo, il avait à peine vingt ans quand il a quitté sa ferme dans une petite ville américaine. Incroyablement chanceux, ce jeune pilote a réchappé à 4 pannes de moteur. Pierre et Gérald sont-ils allés au bout de leur enquête ? Pas tout à fait: ils tentent désormais de retrouver la trace de Woody ou de ses descendants…

Source : La Provence

6 COMMENTAIRES

  1. Impressionnant article, tout comme le reste de votre site, tant pour son fond que pour sa forme.
    Seul point négatif, qui nuit vraiment à votre réputation et authorité, ce sont les trop nombreuses fautes d’orthographe, qui me sautent à l’oeil, quand même étant néerlandophone. Si ce n’est pas votre fort, faites relire svp vos textes par quelqu’un de fort en la matière. Le site gagnerait beaucoup en crédibilité.

    DGBdA un ami lointain,
    qui vous veut quand-même du bien.

  2. Le moins qu’on puisse faire lorsqu’on blâme les fautes d’orthographe des autres c’est de ne pas en faire soi-même. Petit florilège de l’intervention :
    – Autorité ne prend pas de « h » entre le premier « t » et le « o ». Ou en tous cas pas en français.
    – « sautent à l’oeil » n’est pas français, l’expression réelle étant « sautent aux yeux » et cette forme au singulier ne peut nullement être considérer comme une licence littéraire.
    – quand à l’expression « ce n’est pas votre fort », comme beaucoup vous y mettez le « t » à la fin alors qu’il n’est nullement nécessaire, il faut il voir « ce n’est pas votre for ». For étant dans ce cas un concept à mi-chemin entre la conscience et la personnalité. Mais là je vous assure que bien des gens même parmi les plus lettrés font la faute.
    – « quand même » le tiret n’est pas nécessaire car il s’agit d’une version raccourcie de l’expression « quand bien même » fort peu usitée de nos jours.

    Tout ça pour dire (ou écrire) que la déficience en orthographe est une remarque à user avec beaucoup de précaution.

    Et puis AvionsLégendaires ne serait plus vraiment AvionsLégendaires sans ses quelques fautes ça et là. C’est ce qui fait le charme du site.

    😀 😀 😀

  3. Ah, je vois que le message est arrivé, au moins.
    Tout ce que je voulais faire, c’est mettre le doigt sur un des seuls points qui séparent ce site du vrai ‘top’. Un point relativement facile à résoudre, en plus. Et en effet, Doux-Glace habite la belgique.
    Over & out !

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