Malouines, le ciel appartient aux faucons – Tome 1 : Skyhawk

[BD] Malouines, le ciel appartient aux faucons – Tome 1 : Skyhawk

Couv_115299Voici une nouvelle série proposée par un de mes éditeurs favoris (les Editions Paquet) : Malouines, le ciel appartient aux faucons. Je viens de finir le tome 1, Skyhawk de cette bande dessinée d’aviation. Comme son nom l’indique l’intrigue se déroule pendant la guerre des Malouines et s’intéresse dans ce tome 1 aux pilotes argentins sur McDonnell-Douglas A-4 Skyhawk opposés aux appareils de la Royal Air Force envoyé pour protéger ces îles britanniques septentrionales…

Avant tout voici le résumé :

1982.
L’Argentine et le Royaume-Unis se disputent la souveraineté des Îles Malouines dans une guerre sans pitié. Cette série retrace le destin de pilotes argentins, qui décollent du continent pour aller bombarder la flotte anglaise, tout en sachant que leurs réserves d’essence ne leur permettront pas de revenir se poser à la base… Un aller simple pour l’enfer, avec des chances de survie proche du zéro…
Les Faucons, surnom des pilotes Argentins, voient des jours sombres venir à eux…

Après avoir dévoré (comme à chaque BD d’aviation) cet ouvrage, mon avis est mitigé

C’est vrai que les dessins et les couleurs sont de grande qualité (sans attendre le maître en matière de BD aéronautique : Romain Hugault). Les ambiances de combat ou les scènes sur les bases aériennes ou les intérieurs sont vraiment bien rendus. Jugez par vous même :
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Par contre le scénario, bien que ce basant sur un conflit atypique et fortement historique, reste assez plat. L’histoire est vraiment basique, voir éculée: un enfant qui rêve de devenir pilote avec ces maquettes à la main et qui doit faire son devoir quelques dizaines d’années plus tard…

Je relèverais aussi le coté poétique de certaines narrations, qui peuvent déroutés certains et être adorées par d’autres. En fin, certains passages sont presque sont décalés avec l’intrigue, voir peu compréhensible… à moins d’avoir le lien dans les tomes suivants.

D’ailleurs je pense que le prochain sera dédié au Pucarà et peut-être au Harrier ensuite… On verra !
Bref, je le réserve aux passionnés d’aviation (mais ça les Ed. Paquet l’ont compris) qui collectionnent les bandes dessinées d’aéronautique.

Pour finir le « pitch » vidéo

Passionné d'aéronautique et formateur en Web et PAO, il est le fondateur, en 1999, de l'encyclopédie de l'aviation militaire www.avionslegendaires.net. Administrateur et rédacteur en chef du blog, il vous fait partager ses avis et coups de coeur (ou de gueule) sur l'actualité aéronautique.

7 COMMENTAIRES

  1. Je suis tout à fait d’accord avec Gaëtan.
    Mon avis est même pire encore.
    C’est archive-simpliste. On se demande combien de temps on-t’il consacré pour faire ça. Très peu sûrement.
    Les passionnés d’aéronautique seront déçus. On est plus près de la niaiserie que de la naïveté. Sans doute est-ce dû au côté propagandiste, car, vous le constaterez en lisant cette BD qu’il y a un parti pris pro-Argentin.
    ( Vouloir faire croire que les Argentins on perdu à cause d’une technologie obsolète et oublier que la RAF n’avait qu’une vingtaine de Harrier à opposer aux 150 avions argentins , c’est un peu idiot. Surtout que les Argentins avaient des Mirages III en 1982, comme l’armée de l’air française et des Super Etendards qui étaient aussi utilisés , dans les années 80 dans la guerre contre l’Iran, du côté de l’Irak , mais pilotés par des Français. )

    Bref, c’est pas très instructif. Quant aux dessins, c’est vraiment basique, bien fait mais sans grand sans talent. Disons que c’est le seul point positif.

  2. Perdio argentine la guerre avec U.K.porque a été mauvaise dirigée depuis le point de de vue stratégique par des général d’utileria. La bataille aéronavale elle je gagne par la FORCE AÉRIENNE ARGENTINE, l’a dit PIERRE CLOSTERMANN et je ne me trompe pas ; mais de de rien sirvio parce qu’on n’a pas fait la même chose en terre par le j’exerce, ce pourquoi j’ai dit au principe. Un argentin

  3. @Gaëtan Pichon (+ @ sidewinderfox2) :

    (1) Libre à chacun de faire ses appréciations « j’ai aimé … / je n’ai pas aimé … ». Là dessus, c’est une question de goûts personnels qui, par définition, étant propres à chacun, il est souvent très difficile que 2 personnes soient entièrement d’accord.

    (2) « Par contre le scénario, […], reste assez plat » : qu’est-ce que vous vouliez exactement ? que l’auteur eut fait une uchronie, genre les Argentins gagnent la guerre ? Mais alors vous auriez dit « Quels menteurs, ces gens-là ! ».

    Qu’est-ce que vous chiffone que **aussi du côté argentin** il y ait une partie qui raconte qu’un tel, lorsqu’il était enfant, voulait devenir pilote ? C’est un rêve de gosse qui, pour certains, se réalise (indépendemment de leur nationalité). N’y-a-t-il que les [Français/Anglais/Américains/la nationalité qui vous chante] qu’ont le droit de faire de « flashbacks » ?

    Vous, le passioné d’aviation : avez-vous pris la peine de vous renseigner (avant de poster) sur les pilotes Argentins, qui, comme la plupart de leurs collègues des autres pays, ne sont pas tombés dans l’aviation militaire par hasard, mais parce que cette vocation était très claire pour eux « depuis le départ » (c’est à dire à un instant T de leurs vies : pour un tel, ce sera à 8 ans, pour l’autre ce sera à 12 ans, pour un tiers ce sera encore « depuis que j’étais dans le ventre de ma mère » , et ainsi de suite…).

    (3) Vous n’êtes pas allé au bout du bout, et avez par conséquent bâclé (le mot est juste) votre travail : selon l’éditeur (http://www.paquet.li/bd/news/522-recontre-avec-nestor-barron-scenariste-de-la-serie-malouines-le-ciel-appartient-aux-faucons) on comprend bien qu’il s’agit d’une série de 4 tomes, dont :
    -T1 : centré sur les Douglas A-4 Skyhawk,
    -T2 : centré sur les Pucarás (prononcer : pou-carat)
    -T3 : centré sur les SuperEtendard et les Exocet
    -T4 : « En plus de la vision argentine, on se placera aussi du point de vue d’un pilote anglais. L’humain dans la guerre, voilà ce que je veux raconter. » (Néstor Barrón, dans un entretien poublié sur le site internet des Editions Paquet, dont j’ai donné un hyperlien ci-dessus). Ceci pour le commentaire méprisant et plein de bêtises de sidewinderfox2.

    Pour sidewinderfox2 :

    (1) Dans l’entretien à Néstor Barrón, les Editions Paquet disent :
    Q : Le point de vue argentin est une vision nouvelle de ce conflit, pour nous européens. Mais comment votre récit est-il accueilli en argentine ?
    R : « […] nous préférons raconter une histoire plus humaine, montrant le vécu des pilotes avant que de mettre l’accent sur les idées politiques. Mais c’est bien entendu une vision argentine de cette guerre, naturellement. »

    (2) Vous avez dit :  » Vouloir faire croire que les Argentins on perdu à cause d’une technologie obsolète et oublier que la RAF n’avait qu’une vingtaine de Harrier à opposer aux 150 avions argentins , c’est un peu idiot. »

    Or, ça c’est raconter un bel mensonge :

    (A) N’importe quel Argentin vous dira sans aucun problème que la guerre a été perdue d’abord parce que les généraux qui ont été à l’initiative de la récupération des Malouines s’étaient plantés dès le départ, en pensant que l’Angleterre se laisserait faire sans réagir ni faire quoi que ce soit (merci d’aller vérifier mes dires directement chez les différentes associations d’anciens combattants, qui regroupent non seulement les soldats communs mais aussi des sous-officiers et des offciers). La réaction anglaise a vraiment surpris les généraux argentins, c’est dire s’ils étaient incompétents.

    (B) Ensuite, n’importe quel Argentin vous dira sans problèmes que les différentes « stratégies » mises en place côté argentin on été on ne peut plus imporvisées. Par exemple, l’absurdité de céder le terrain et créer un (soi-disant) anneaux défensif autour de Puerto Argentino (là, ils ont répété carrémént l’erreur de Von Paulus se laissant enfermer dans Stalingrad). Par exemple, ne pas approvisionner les troupes, ni en munitions, ni en nourriture, ni en matériel adéquat pour les conditions climatiques et du terrain, ni en soins, ni avec le reconfort de recevoir des lettres de la famille. Par exemple, la bêtise énorme de laisser des troupes, relativement mieux entraînés mais surtout déjà bien habitués au froid et aux vents glaciaux qui soufflent (en permanence) en Patagonie (pour y habiter) : ces troupes-là on été préservées et raprochées de la frontière avec le Chili pour prévenir une éventuelle invasion des Chiliens. Les troupes envoyées mourir aux Malouines étaient conformées majoritairement par des gosses de 18 ans, avec 2 semaines d’instruction militaire à la va comme je te pousse et … originaires du Nord de l’Argentine, donc habitués à des températures sous-tropicales (40° dégrés tout de même).

    (C) Quant à la technologie obsolète, que vous contestez : quand on largue à très basse altitude de bombes** datant de la 2è Guerre Mondiale**, dont les stabilisateurs ne marchent pas et dont le détonateur ne peut pas marcher (puisque ces bombes avaient été dessinées et construites pour être larguées à une altittude bien supérieure, que les pilotes argentins ne pouvaient pas se permettre, car sinon ils étaient détectés par les radars, alors qu’ils n’avaient que 10 minutes A TOUT CASSER pour les larguer et revenir au continent, faute de pouvoir atterrir sur les Malouines [car les pistes d’atterrissage étaient vite dévenues inutilisables]) vous appelez ça comment ?

    Oui, les Argentins avaient (quelques) Exocets : j’ignore au moment d’écrire ma réponse combien exactement, mais ils n’avaient pas des tonnes : plutôt dans les 20-30 maxi. Largement insuffisant. D’ailleurs, tant ils en avaient besoin que même Mark Thatcher, le fils de Margaret Thatcher, avait essayé de leur en (re)vendre (opération abortée). C’est pourquoi, une fois épuisé leur stock, ils ne pouvaient qu’utiliser le matériel de + en + merdique qui leur restait, dont ces bombres antediluviennes.

    Finalement, je réécris ce qu’a dit « walter » : « l’Argentine perdit la guerre avec le RU parce qu’elle était dirigée, du point de vue stratétique, par des généraux d’operette. ‘La bataille aéronavale a, elle, été gagnée par la force aérienne argentine’, dit Pierre Clostermann [héros de l’aviation française qui donna TOUTES ses médailles à la FAA], mais cela n’a servi de rien parce que l’armée de terre n’a pas fait la même chose sur le terrain, par les raisons que j’ai dit au début ».

    Voilà, documentez-vous avant d’émettre des c*** pareilles … et arretez le massacre de l’orthographe et de la grammaire française. Moi j’écris mieux que vous.

    Damian, un autre Argentin.

  4. @Damian :

    Avant tout, j’ai relu cet article, car comme il a plus de 2 ans, je ne l’avais plus vraiment en tête. J’en ai profité pour aussi me replonger dans la BD, puisque je ne l’avais pas reconsulté depuis.

    Concernant le scénario, je persiste et signe. Il n’y pas grand chose;
    Vous vous emportez immédiatement sur le fait que je pourrais avoir à dire sur « le coté argentin ». Cela n’a rien à voir, d’ailleurs je n’y fait aucunement allusion. Je ne vois pas pourquoi, vous m’attaquer sur ce point. Pour les flash-back pitoyables, j’avoue que cette habitude scénaristique est un peu éculée, quelque soit la nationalité (encore une fois). D’ailleurs, je l’ai aussi souligné dans une BD plus récente (Lady Spitfire).

    Ensuite, désolé de ne pas être devin, mais vous me présentez des sources qui datent de plus d’un an et demi APRES mon article. Alors excusez-moi encore de ne pas vous avoir fourni en 2010, ce que vous attendriez avoir fin 2012. D’ailleurs, j’en ai profité pour relire le communiqué de presse envoyé à l’époque par l’attachée de presse. Il n’y a aucune précision sur le contenu des tomes suivants à cette date. Alors, merci à vous aussi de vous documenter correctement !

    Pour le reste, je laisse l’autre commentateur libre de dialoguer avec vous.

    Globalement, je vous trouve un tantinet chatouilleux sur la fibre patriotique argentine, qui pour moi est une grande nation d’aviation, du moins pendant un demi-siècle. Cet article visait à exprimer mon avis sur une BD et non PAS sur une force aérienne et les hommes qui la composent.

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