Le Chendgu J-20 développé à partir d’un F-117 abattu en Serbie

Le Chendgu J-20 développé à partir d’un F-117 abattu en Serbie

La Chine vient de prouver qu’elle était capable de construire un chasseur-bombardier furtif. Mais les responsables militaires américains soutiennent qu’il est fort probable que les Chinois ont été capables de développer cette technologie furtive à partir des restes d’un F-117 Nighthawk abattu en Serbie en 1999.

C’est au cours de bombardements de l’OTAN en Serbie pendant la guerre du Kosovo, qu’un missile anti-aérien a descendu le chasseur-bombardier. C’était la première fois l’un des avions furtifs était touché. Le Pentagone avait estimé à l’époque  que seule une combinaison de tactiques spéciales et un gros facteur chance avait permis à un missile SA-3 soviétique d’abattre le jet.

Le pilote s’était éjecté et avait été sauvé, mais l’épave avait été éparpillée sur une vaste zone de terres agricoles. Les civils avaient recueilli les pièces – certaines de la taille de petites voitures – comme souvenirs.

«À l’époque, nos rapports de renseignement nous avaient signalés que des agentschinois sillonnaient la région où le F-117 s’était désintégré, en achetant des pièces de l’avion auprès des agriculteurs locaux», explique l’amiral Davor Domazet-Loso, chef militaire pendant la guerre du Kosovo.

«Nous croyons que les Chinois ont utilisé ces matériaux pour obtenir un aperçu des nos technologies secrètes de furtivité et pour réussir à les faire reconstruire par leurs ingénieurs.»

Un haut responsable militaire serbe a confirmé également que des morceaux de l’épave ont été récupérés par des collectionneurs, et que certains ont fini par « dans les mains des attachés militaires étrangers« .

Passionné d'aéronautique et formateur en Web et PAO, il est le fondateur, en 1999, de l'encyclopédie de l'aviation militaire www.avionslegendaires.net. Administrateur et rédacteur en chef du blog, il vous fait partager ses avis et coups de coeur (ou de gueule) sur l'actualité aéronautique.

5 COMMENTAIRES

  1. Il n’y a rien d’étonnant à cela, l’avion était nouveau, avec une technologie très avancée à l’époque.
    Cette démarche visant à acheter des morceaux n’a rien de répréhensible.
    Je suis même étonné que les services français n’aient pas fait de même.

    Par contre, cette affaire montre le risque lorsque l’on perd du matériel sensible lors d’un conflit, et il serait peu être souhaitable que celui-ci s’autodétruise en cas de crash. Mais là on touche la sécurité lorsqu’un pilote se trouverait à bord, par contre avec un drone cette solution pourrait être étudiée.

    Concernant le Rafale qui git au large du Pakistan, le problème est identique au F 117. Espérons qu’il a été détruit depuis, car des exemples de récupération à grande profondeur de matériels sensibles par des puissances étrangères sont là pour nous le rappeler.

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