La vente du Rafale au Brésil : c’est fichu… enfin presque !

La vente du Rafale au Brésil : c’est fichu… enfin presque !

C’est l’information du jour relayé par les meilleurs bloggeurs expert en Défense. En effet, selon l’agence Reuters, la présidente du Brésil Dilma Rousseff juge que le F-18 de Boeing est le meilleur des trois appareils finalistes pour l’appel d’offres portant sur la livraison d’avions de chasse à l’armée de l’air brésilienne. La question du contrat F-X2 (36 avions de combat multi-rôles) a été soulevée lundi lors d’une rencontre entre la dirigeante brésilienne et Timothy Geithner, le secrétaire américain au Trésor, ont dit les sources à Reuters.

Ceci confirme aujourd’hui ce que l’on savait déjà depuis les déclarations de son prédécesseur Lula da Silva : très loin de ce que l’on veut croire en France, la vente du Rafale au Brésil est très compromise. Si ce blog était foncièrement politique (et il ne l’ai pas je vous rassure), je dirais que c’est encore une promesse du Président Sarkosy qui s’envole…

Cela fait des décennies que les américains veulent débarquer sur le marché brésilien, et ils ont mis tous leur poids dans la balance. Pourtant Paris y croit toujours par l’intermédiaire de son porte-parole du gouvernement, François Baroin, qui s’est dit confiant dans la possibilité pour Dassault de remporter le contrat.

« La position française est inchangée: nous sommes convaincus de la qualité de l’offre française et nous sommes donc confiants sur l’issue de cette compétition« , a-t-il dit lors du compte rendu du conseil des ministres.

Même si ces révélations ont été démenties par le ministre brésilien de la Défense et les conseillers de la présidente brésilienne, « il n’a pas de fumée sans feu » comme on dit.

Stéphane Fort, directeur de la communication de Dassault Aviation, a rappelé que la possibilité de bénéficier de transferts de technologie est importante pour le Brésil. En effet, Dassault est prêt à transférer 100% de la technologie civile et militaire du Rafale « dans le cadre de partenariats stratégiques avec des sociétés brésiliennes« .

« Rien n’est perdu, rien n’est gagné, l’appel d’offres est en cours et il n’y a pas d’annonce officielle du gouvernement brésilien« , a-t-il dit sur Europe 1.
« Le dossier reste un dossier complexe parce que, dans ce genre de négociations, tout est très complexe« , a-t-il ajouté.

De toute manière, cet appel d’offres a plusieurs fois fait l’objet de signaux contradictoires, par organes de presse interposés. En janvier 2010, le quotidien Folha de Sao Paulo indiquait que le Gripen était arrivé en tête des évaluations des forces aériennes brésiliennes, le Rafale arrivant troisième. Quelques mois plus tard, le Correio Braziliense, affirmait le contraire, plaçant l’avion de Dassault à la première place.

6 COMMENTAIRES

  1. Imaginons que l’information soit vraie, c’est une hypothèse. A ce moment là, j’aimerais relire toute cette fabuleuse littérature sur le « coup de force suédois » ! Décidément, le Gripen ne tire finalement pas son épingle du jeu alors que c’est le moins cher !

    Conclusion : le prix ne compte pas.

    Autre moyen d’aborder la chose : et si le Brésil n’avait plus d’ambition ?

    J’aimerais savoir si le choix du F-18 ne serait pas un aveu de médiocrité de la part de la nouvelle présidente ou du Brésil. Lula (et a fortiori sa pouliche) souhaitait doter leur pays d’une industrie aéronautique… indépendante : où est cette volonté ?

    Nombre de pas pourront dire que la France vend des armements… avec la faculté de s’en servir ! Les F-14 iraniens…

    Le non-choix de l’indépendance devrait (enfin, je le souhaite plutôt) porter le discrédit sur le gouvernement brésilien. Le contrat FX-2 dure depuis 15 ans.

    En outre : à quoi servirait une grande marine brésilienne si c’est pour qu’elle ne contrarie pas Washingtown ? Si la IV Flotte peut régner en maître dans l’Atlantique Sud alors il n’y a pas besoin d’une grande marine brésilienne, seulement d’une force de garde-côtes.

    Je ne serais pas capable d’argumenter sur l’intérêt d’une force sous-marine (éventuellement nucléaire) pour protéger des ZEE. Une force de patrouilleurs, eux-mêmes économiques, me semble plus adapté. Je ne dis pas que c’est inintéressant, mais l’utilité ne me saute pas au visage.

  2. Pour moi le faible nombre de rafale produit et les taux de changes euro/dollar sont entrain de tuer cet avion. Sans parler de la politique USA et qu’on ne vienne pas me dire que je suis parano, pour rappel, le concorde.

  3. Oui enfin on a déjà proposé 100% de transfère.
    Ce qui est totalement ridicule, on donne le savoir faire pour que seulement 6 avions soient produits en France autant dire qu’il n’y a aucun avantage industriel à la France. Plus on en produit en France plus, moins l’avion coute chers à produire, moins on en produit plus il coute chers.
    Donc pour ce contrat je préfère que les brésiliens n’achètent pas le Rafale en tout cas dans ces conditions.
    Le contrat avec les EAU est beaucoup plus prometteur 60 appareils produit en France, le développement d’un radar qui rendra l’avion furtif et un nouveau réacteur. En plus on récupère les mirages 2000 9 qui sont des rafales mono-réacteurs, je pense qu’on aura aucun mal à les vendre ou même vu qu’ils sont mieux que nos propres mirages 2000 5, on pourrait les garder. construire 60 rafales M pour le second porte avions qui seraient remplacer par ces 2000 9 dans l’armée de l’air (oui là je sais je rêves).

  4. 🙂 O fx 2 continua e eu particularmente prefiro o rafale. Porque eu acredito que a França seja o único país que irá transferir 100 % a tecnologia.
    Nem o Brasil e nem a França tem a perder com essa negociação, então que vença o RAFALE!

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