C’est dans le courant de l’après midi du mercredi 11 avril 2012, à 14h35 heure locale pour être exacte, que le Boeing 777 de la compagnie Korean Air Lines, vol KE72, a décollé de l’aéroport international de Vancouver au Canada, à destination de Séoul, la capitale sud-coréenne. Ce sont 149 passagers qui se trouvaient alors à bord de l’avion.

Une poignée de minutes après ce décollage, et pour une raison inconnue l’avion est rapidement rattrapé, dans l’espace aérien canadien, par deux chasseurs F-15 de l’US Air Force (appartenant au 123rd Fighter Squadron de la Garde Nationale de l’Oregon) qui obligent le pilote à changer de cap et à se diriger vers la base aérienne (canadienne) de Comox, dans le nord de l’île de Vancouver.

Là l’avion est immobilisé en seuil de piste et rapidement évacué avant d’être pris d’assaut par les forces de sécurité canadiennes. Celles ci étaient alors à la recherche d’un engin explosif. La recherche fut évidemment infructueuse. Pour information, il faut savoir que l’avion avait déjà fait l’objet d’une fouille minutieuse à Vancouver suite à un premier appel téléphonique malveillant au siège nord américain de la compagnie KAL. Après plusieurs heures d’attente le Boeing a pu redécoller de Comox en direction de Séoul. Les passagers avaient, eux, le choix de continuer leur vol comme si de rien n’était ou de retourner sur Vancouver, le tout aux frais de la compagnie coréenne.

Après coup, on est en droit de s’interroger sur le fait qu’une telle intervention soit le fruit d’une force aérienne étrangère intervenant dans un état souverain, à moins que des accords de défense de ce genre existe entre le Canada et les Etats-Unis. Mais bon les F/-18 Hornet à la feuille d’érable ne sont pas une vue de l’esprit et ils auraient tout à fait pu escorter eux même cet avion de ligne. Quand aux passagers, çela doit sacrément surprendre de voir passer des chasseurs armés qui vous serrent de si près. Personnellement, j’aurais le trouillomètre au plus bas.

 

7 COMMENTAIRES

  1. La collaboration des deux forces armées est très étroite il me semble, mais les coup de tel intempestifs de ce type sont un vrai problème aujourd’ui.

  2. Depuis 1957, la défense du ciel nord-américain est coordonnée par une organisation binationale américaine et canadienne, soit le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD). Il n’est donc pas inhabituel que des appareils d’interception canadiens survolent les USA et vice versa. En fait, ce sont les intercepteurs les plus près de l’avion intrus qui sont dépêchés en cas d’urgence.

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