La Russie et l’Inde s’associent pour l’avion de transport MTA

[Industrie] La Russie et l’Inde s’associent pour l’avion de transport MTA

Mais qui pourra vraiment arrêter l’Inde dans sa course technologique ? Sûrement pas la Russie, puisqu’un un accord vient d’être signé entre les deux pays pour construire en commun un nouvel avion de transport militaire tactique. Destiné à remplacer d’ici moins de dix ans les appareils de la famille Antonov An-24 et An-26 (respectivement dénommés Coke et Curl par le système de désignation de l’OTAN) ce programme est baptisé MTA pour Multi-role Transport Aircraft, ce qui se traduit par « avion de transport polyvalent ».

Le futur MTA sera développé et commercialisé par un consortium russo-indien réunissant d’un côté OAK et de l’autre HAL . OAK est un gigantesque groupe, sorte de nébuleuse de l’aéronautique qui regroupe les activités d’industrialisation et de commercialisation d’aéronefs aussi différents que l’Antonov An-148 de transport régional, l’hydravion Be-200, ou encore les appareils de combat MiG-35 et Su-34. HAL, ou Hindustan Aeronautics Limited de son côté, est juste le constructeur national indien, qui réalise notamment l’hélicoptère polyvalent Dhruv et le jet d’entraînement avancé HJT-36 Sitara.

Vue d'artiste du futur MTA russo-indien.

Selon l’agence de presse indienne IANS, le nouvel avion sera un biréacteur à voilure haute capable de franchir 2500 kilomètres à pleine charge à une vitesse de croisière de 800km par heure. Le nom d’aucun motoriste, russe ou indien, ou même occidental, n’a été pour l’instant annoncé. Toujours est il que le premier vol du MTA est attendu pour 2017 tandis que le premier avion de série serait livré deux ans plus tard. D’ores et déjà la Russie s’est engagée sur cent avions tandis que l’Inde en achèterait 45 exemplaires. En outre le consortium semble tabler sur une vente rapide d’environ 205 machines, soit soixante de plus que les avions militaires pré-cités ; une version civile de transport régionale pourquoi pas ? Quoi qu’il en soit ce MTA mérite qu’on s’y attarde et démontre une fois de plus la bonne santé économique de l’aéronautique indienne.

Illustration (c) HAL.

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