Un premier semestre 2012 très sombre pour l’A380

[Airbus] Un premier semestre 2012 très sombre pour l’A380

On est clairement en droit de se demander ce qu’il se passe actuellement avec le Super  Jumbo européen Airbus A380. En effet, après un départ en fanfare, son premier vol ne remontant qu’à seulement sept ans, ses ventes se sont ralenties fin 2011 puis ont stagné, avant de tout bonnement s’arrêter. Certes pas définitivement mais cela pose tout de même de grosses questions sur l’avenir du seul concurrent connu au Boeing 747.

Alors bien entendu l’affaire des micros fissures dans les ailes de ces machines, qui devraient selon les premières estimations coûtées de 280 à 320 millions d’euros à EADS, la maison mère d’Airbus Industries, n’a certainement pas arrangé ces ventes, mais pas au point de totalement les stopper depuis le 1er janvier 2012. La crise économique mondiale ne peut pas non plus expliquer à elle seule ce problème commercial.

Alors quoi, l’arrivée du 747-8 ? Non plus car son impact sur les ventes est jugée notable mais pas prépondérante dans ce marasme que connait l’A380. Une lassitude après l’impact culturel de l’avion ? Peut être mais pas à ce point en tout cas, quand aux utilisateurs, mis à par QANTAS qui détecta les micros fissures ils sont globalement très satisfait du quadriréacteur européen, à l’instar d’Emirates, Lufhansa, ou encore Air France.

Airbus A380 en évolution lors de l'édition 2011 du Salon du Bourget.

Quoi qu’il en soit il semble que la confiance soit toujours de mise chez Airbus Industries, son directeur commercial John Leahy assurant aux journalistes de l’Agence France Presse que l’avionneur européen était toujours sûr de vendre trente avions de ce type cette année. Zéro fin mai, trente fin décembre, beau défi à relever quand on sait qu’en entrée de gamme un A380 revient tout de même à environ 311 millions d’euros au tarif 2012. Mais bon gageons que les clients historiques d’Airbus, et en premiers lieux les transporteurs nationaux allemands et français, sauront répondre favorablement aux attentes d’EADS. Affaire à suivre

Photos (c) Arnaud Lambert.

4 COMMENTAIRES

  1. En fait selon EADS les fissures seraient de la responsabilité d’Eurocopter, sous traitant d’Airbus Industries sur cette partie de l’A380. Le bon côté de la chose c’est que ça reste dans la même maison…

    😉

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