L’avenir du drone s’assombrit en France.

[Politique] L’avenir du drone s’assombrit en France.

Alors qu’en février dernier Paris et Londres annonçaient conjointement un programme de drone MALE (moyenne altitude longue endurance) développé par Dassault Aviation et British Aerospace Systems sous le nom de Telemos, il semble désormais que cela ne soit plus forcément une priorité pour le nouveau gouvernement français, et notamment pour Jean-Yves Le Drian , le ministre de la défense. En effet il dit vouloir se donner un certain temps de réflexion, certainement jusqu’au 14 juillet, afin de définir ses priorités en matière de reconnaissance et de renseignement aérien.

Autre programme qui pourrait passer à la trappe, celui de la francisation du drone israélien Heron par Dassault Aviation. Selon monsieur Le Drian ce programme ne serait lui aussi plus prioritaire. En effet avec le retrait avancé des troupes françaises en Afghanistan un tel UAV semble désormais bien inutile, et la France, avec en tête l’Armée de l’Air devra se satisfaire de ce qu’elle a, et notamment de ses Harfang loin d’être obsolètes.

Quoi qu’il en soit si le gouvernement ne semble pas encore prêt à trancher dans les programmes militaires lourds comme les engins terrestres, les navires de guerre, ou les avions de combat, les drones de leur côté semblent souffrir en premier des réductions budgétaires. Affaire à suivre

Photo (c) British Aerospace Systems.

Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.

7 COMMENTAIRES

  1. Ils ne comprennent jamais rien ses politiques. Le drone français doit s’imposer dans le monde. il ne faut pas laisser cette activité aux seuls israéliens.

    pfff 😡

  2. +1, Couka. De plus, je prépare actuellement un Bac S dans l’espoir de faire une école d’ingénieur pour pouvoir travailler dans le domaine de la recherche militaire. Je ne cache pas que l’idée qu’on m’enverra paître à la moindre innovation que je pourrai proposer… ça me rend fainéant…

  3. Le gouvernement ne ferme pas la porte aux programmes aéronautiques, simplement il relativise sur l’importance d’un projet actuellement en cours dont beaucoup estime déjà la relative obsolescence à cinq ou dix ans. Le Telemos n’est en effet qu’un drone de reconnaissance et ne semble pas pouvoir déboucher sur la moindre évolution en tant qu’UCAV à moins d’un profond et donc très couteux engagement financier. L’Armée de l’Air a certainement d’autres priorités actuellement que l’achat de cette machine, comme le Rafale, l’A400M, le CN-235M, et le futur remplaçant de l’Alpha Jet. Le Harfang est actuellement un drone MALE pleinement satisfaisant. Maintenant si BAe-Systems et Dassault veulent continuer dans cette voie, ce sera sans les fonds publiques français, et sans aucune certitude de lui fournir l’appareil.

    😀 😀 😀

  4. Ils vont faire comme ils ont toujours fait, créer une commission et rien décider, 🙁 , pendant ce temps nous devrons compter sur les fonds propres de nos grands groupes aéronautiques pour garder un savoir faire très précieux. Bon courage à eux….

  5. Y a pas mal d’articles sur le net qui se posent la question du bien fondé ou non de ces drones. Ils coutent chers et seront dépassés lors de leur mise service. Mais à côté certains pensent qu’il faut commencer de 0 pour acquérir de l’expérience. Perso moi à un moment ou faut faire des économies et ou il y a bien des sujets importants pour les forces armées, je ne suis pas pour payer un drone obsolète. Les ricains pensent pareils. Je préfère voir l’argent partir dans les ravitailleurs (aériens comme navals) et dans l’armée de Terre qui est la grande perdante de ces dix dernières années. Elle a littéralement été sacrifiée par rapport à la Marine et l’Armée de l’air. Le VBCI étant l’arbre qui cache la forêt. Et si, comme je le perçoit, le nouveau gouvernement veut déployer nos forces, non pas en Syrie, mais au Sahel, il va falloir renforcer notre armée de terre qui s’est trop spécialisée sur le conflit afghan.

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