Eurocopter se renforce dans le transport offshore

[Industrie] Eurocopter se renforce dans le transport offshore

L’hélicoptériste Eurocopter a annoncé en fin de semaine dernière son intention de livrer quatre exemplaires de son EC225 Super Puma Mk-2 au transporteur norvégien Blueway spécialisé dans le transport offshore. Les EC225 commandés seront aménagés pour l’accueil de 19 passagers et de bagages pour un rayon d’action avoisinant les 800 kilomètres. Il ne s’agit pas des premiers appareils de ce type acquis par la compagnie, celle-ci possédant déjà deux AS-332, des Super Puma de première génération. Les nouveaux appareils seront destinés à leur remplacement.

L’EC225 est une machine déjà bien connue des compagnies aériennes effectuant des liaisons offshore, notamment depuis que le célèbre transporteur britannique Bristow Helicopters en a fait son appareil « lourd » standard, avec 44 appareils en service ou en cours de livraison. Blueway et Bristow se partagent le marché très juteux du transport vers et depuis les plateformes de forage pétrolier en Mer du Nord. Pour ces missions particulièrement délicates la propulsion biturbine du Super Puma est fortement appréciée.

Le contrat en cours entre Eurocopter et Blueway renforce clairement le positionnement de l’industriel franco-allemand vis à vis de son concurrent direct, la société américaine Sikorsky et son S-92, une machine qui si elle ne rencontre pas le succès escompté sur le marché militaire réussit de belles percées dans le domaine civile. Le S-92 représente donc un adversaire de choix et de taille pour l’EC225.

Photo (c) Eurocopter

Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.

5 COMMENTAIRES

  1. Jeck : Bah pas dans les informations que j’ai eu pour la rédaction de ce sujet, maintenant si vous en avez d’autres merci de me faire passer les sources assez rapidement de manière à rectifier.

    🙂

  2. c’est une question de définition : le rayon d’action est la distance maxi que peut parcourir un aéronef en conservant assez de kéro pour pouvoir rentrer.
    Ici, c’est la distance franchissable qui vaut 800 km (en fait plus, mais on va pas chipoter).
    Le rayon d’action, à vent nul, vaut donc la moitié, soit 400 km ! 😀

    Le constructeur donne un range de 838 km pour l’EC225 (http://www.eurocopter.com/site/en/ref/Characteristics_117.html), donc, oui, environ 440 Nm.

    [edit]
    il se peut aussi bien que j’aie tort, finalement.
    EC donne sur son site :
    range = 838 km
    endurance = 05:38
    max cruise = 262 km/h

  3. les données ci-dessus ne suffisent pas, je vais voir chez Bond : http://www.bondoffshorehelicopters.com/fleet/ec225.pdf

    On a :
    conso = 645 kg/h
    fuel tank = 2260 kg

    grossièrement, ca donne un temps de vol de 3,5 heures.

    on compare à :
    cruise speed = 145 kts
    max « range » = 497 Nm (avec les sponson tanks !!!)
    soit un temps de vol = 3,43 heures (on retombe sur la mm valeur)

    donc un temps de vol total de 3,5 heures, donc un « range » = 497 Nm = 920 km
    (et en fait moins quand on n’a que les standard tanks)

    Donc j’ai raison : il faut traduire « range » par « distance franchissable » et non pas « rayon d’action ».
    Et un EC225 ne pourra donc pas faire la navette Paris-Marseille et retour avec un seul plein.

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