Le Transall R18, la superstar du Bourget

[Musée de l’Air] Le Transall R18, la superstar du Bourget

C’est sous un ciel vraiment ensoleillé que ce mercredi 22 août 2012, en présence de nombreux fans, touristes, et militaires le Transall C.160 R18 a fait son entrée au panthéon de l’aéronautique française : le Musée de l’Air et de l’Espace. Baptisé Ville de Kolweizi cet avion était annoncé à 15h30, et un parterre de spotters et de passionnés l’attendait, ainsi que de nombreux officiels mais aussi des visiteurs qui avaient eu le bonheur de passer par là ce jour là.

Comme toutes les grandes vedettes le R18 s’est fait un peu attendre, ne pointant le bout de son nez qu’après une dizaine de longues minutes d’attente. Mais le jeu en valait vraiment la chandelle. Deux passages à basse altitude, un joli virage serré et enfin l’avion touche (définitivement) le plancher des vaches. Les appareils photos crépitent ça et là. Certains regrettant l’absence de Madonna, J-Lo, ou toute autre chanteuse à la plastique irréprochable…

Le Transall R18 amorce son virage avant le parking.

Gentiment parqués derrière des barrières nous attendons la bête. Et nous ne sommes pas les seuls. Des médias nationaux sont venus, dont une équipe de France3. Enfin, il apparaît roulant sur la piste 3 et fait son virage devant nous. Wahou !!! Quel spectacle. De part et d’autres deux camions de pompiers ont ouvert leurs canons à eau et accueillent ainsi le petit nouveau du musée. Sous le cagnard qui règne alors les fines gouttelettes d’eau sont les bienvenues aussi. Autour de moi beaucoup sont aux anges, les gamins présents nombreux sont babas devant ce géant des airs.

Guidé par un personnel de la BA123 le Transall franchit le rideau créé par les canons à eau des pompiers de l’aéroport.

Le pilote laisse encore tourner les hélices quelques belles minutes, et chacun peut apercevoir encore mieux la livrée très « années 70/80 » qui tranche un peu avec la basse-visibilité dont l’Armée de l’Air nous avait malheureusement habituée depuis bien trop longtemps. Enfin l’avion s’arrête, les officiels s’approchent, la garde d’honneur aussi, les discours peuvent commencer. Entre un Général et Catherine Maunoury, l‘actuelle directrice du musée, les paroles sont consensuelles mais on les sent aussi emplies d’une émotion véritable. Définitivement le Transall est un avion à part.

Le Transall R18 avec sa garde d’honneur.

Enfin les grilles s’ouvrent et chacun y va de son commentaire, de sa photo souvenir auprès du géant. La vache comme il est imposant là tout seul, avec juste sa garde d’honneur devant lui. L’Armée de l’Air rend les honneurs à celui qui fut, et est encore pour quelques années, son camion volant. Moi je vois rentrer au musée un de mes avions favoris. Je ne pouvais pas ne pas être là, et ne pas vous faire partager le bonheur que cela a été de voir cet avion venir au Bourget. Désormais des générations vont pouvoir découvrir la merveille franco-allemande.

Photo (c) Arnaud Lambert

16 COMMENTAIRES

  1. Merci Arnaud, j’en est presque la larme à l’oeil 😥 , l’émotion…… Au moins il ne sera pas ferraillé, c’est déjà génial. Je ne manquerai pas de le voir au musée.

  2. Quel hommage magnifique a un avion de légende! J’ai eu la chance de les voir évoluer durant toutes mes vacances d’été depuis tout petit, mes grand parents vivant à Evreux BA 105. Ah le ronronnement de leurs moteurs qui chauffent 20 minutes avant de les voir s’élever dans les airs parfois gracieusement, parfois dans un virage serré des plus magnifique!!

    Je serais quand même curieux de savoir si le R18 a participé à l’opération Bonite au dessus de Kolwezi 🙂 vu le nom de baptême qu’il a reçu…

    Merci encore pour cet article 🙂

  3. Bel avion en effet. Il y a quelques années, j’étais monté à bord de l’un des C-160 (à l’arrêt) de l’Anjou à Angers, lors d’une porte ouverte. L’un des navigants du transall m’avait laissé occupé la place du pilote. c’était vraiment une belle journée et un bel avion. Bien qu’encore trop petit à mon goût. Si un jour je peux monter dans un Galaxy, je serais vraiment impressionné je pense ^^

  4. Oui le R18 a participé à l’opération Bonite ! Il y a assuré le premier largage seul avec les C130 zaïrois. Il était piloté par un équipage du Poitou. Cet avion a été baptisé Ville de Kolwezy par Le Poitou et le 2ième REP en 2003 pour les 25 ans de l’opération. Ce qui explique les deux insignes sur son flan gauche.
    Cordialement

  5. Merci Raoul pour l’information , étant originaire du Poitou-Charente, je m’y retrouve complètement 🙂 même si l’escadron Poitou est basé réellement à Orléans 😉

    Cordialement,

  6. Bravo pour ce mini reportage sur l’arrivée au Bourget de l’une de mes « bêtes » favorites le Transall.
    J’ai eu la chance de pouvoir voler de nombreuses heures à bord de plusieurs d’entre eux, dont un certain nombre de trajets dans la cabine de pilotage ( il y a de la place pour deux voire trois « accompagnateurs »).Il suffisait d »être très poli et demander avec le « siouplaît » de rigueur avant le décollage.et il était bien rare que l’on essuyait un refus.J’ai le souvenir de gens d’équipage gentils et extrêmement compétents.
    J’en veux pour preuve cette arrivée mémorable à la base 124 de Strasbourg-Entzheim lors d’un matin d’hiver des années 80: couche de nuages aussi épaisse qu’un édredon et percée en GCA (Ground Control Approach) dans une purée de pois pas possible, des pilotes qui risquent le torticoli à force de se tordre le cou pour voir arriver la piste, arrivée au seuil de cette dernière dont les lumières déchirent le brouillard au tout dernier moment, arrondi et poser style assaut absolument nickel.J’ai eu l’occasion de faire tout cela lorsque j’étais dans l’armée de l’air (service militaire) puis par la suite lors de mes périodes de réserve.
    Bien sûr, je suis content que l’un des exemplaires de ce magnifique appareil finisse ses jours au musée du Bourget et j’irai sans doute lui rendre viste un de ces jours.
    J’espère seulement qu’il sera préservé à l’abri et non exposé au dehors sous l’action impitoyable des éléments et ne finisse pas comme ces « pièces de ferraille » piteuses que le musée a eu le peu de fierté d’exposer lors du dernier Salon du Bourget.
    Lorsqu’on visite des musées comme celui de Wright Paterson dans l’Ohio ou celui de la RAF à Hendon où les avions rutilants et parfaitement restaurés attirent le regard, on se sent honteux que des éléments de notre patrimoine aéronautique puissent finir comme cela, soi -disant préservés.Et tant pis si mon commentaire appuie où cela fait mal.

    Cordialement

  7. Tiens mon commentaire a disparu!
    On est prié sur ce blog de faire dans le « cul béni oui oui » et de regarder béat… OH le bel navion !….on n’y aime pas ce qui est dérangeant.Heureusement que j’appartiens à un autre site de passionnés où les débats sont VRAIS !
    Je ne hâte de ce pas d »éliminer ce « truc » de mes favoris.

  8. Sauf que je ne vois pas Dominique, où votre commentaire a été supprimé, deux qui se suivent de vous, à moins que je ne saches plus compter…

    😆 😆 😆

  9. Lorsque je me suis reconnecté sur le net mon commentaire avait bien disparu, je le confirme…problème technique? connexion à votre site défectueuse sur le moment? Je ne sais….J’avoue avoir réagi avec frustration et colère surtout que mes propos étaient loin d’être anodins et étayés….Je n’aurais sans doute pas dû être aussi virulent….
    Je vous présente mes excuses.

    PS/ Y a-t-il un moyen quelconque de vous contacter par mp ? Je ne vois rien de tel sur votre blog…

  10. Bonjour

    Je rebondis sur les dernières remarques de Dominique concernant l’état pitoyable des pourtant fameux avions exposés dehors. J’avais déjà fait part de mon incoimpréhension qu’on ne soit même pas capable de leur offrir ne serait-ce qu’un coup de pinceau salvateur qui leur redonne un éclat. Quand je vois les peintures réalisées lors des Tiger Meet et autre regroupements de confréries de pilotes, peintures réalisées pour quelques jours seulement et plusieurs fois par an, je ne comrpends pas qu’on ne puisse pas au moins une fois tous les 10 ans remettre un coup de peinture sur ces carcasses. D’accord ce ne sont pas les mêmes budget mais tout de même, l’AA est prete à dépenser je ne sais combien pour peindre un trigre sur 4 avions tous les ans mais incapable de participer à une légère restauration des magnifiques avions qui restent à l’extérieur du MAE ??
    Comment finira ce vénérable C160 ?…

  11. Que le C160 rejoigne le Panthéon mérité ,c’est sa place ce magnifique transporteur riche d’histoire ,c’est super .Je rejoins Dominique sur les avions situés à l’air libre qui s’abime à une vitesse ,ne peut on pas mieux protéger nos merveilles aéronautiques ?
    Le reportage de notre amis est super « Bravo Arnaud ».moi aussi j’irai dans ce temple aéronautique voir le Transall à tous Bonsoir !

  12. Désormais le Transall est à Dugny pour divers démontages de matériels encore « sensibles ». Mais il sera visible lors de l’ouverture des réserves en octobre.

    😉

  13. Merci pour l’info Arnaud je préviens mon association par mail .j’aimerai tant qu’un fabricant de maquette en propose une maquette digne du Transall Heller il y a quelques années avait présenté une maquette mais au 100 éme .Revell ou Heller notre fabricant national pourraient nous en faire une au 1/72 ou 1/48 je ne sais si cela est réalisable .Bonne journée ,René

  14. Bien sûr, c’est bien d’avoir un C 160, Transall, au musée. Il est dommage qu’il soit appelé à pourrir sur le parking, comme tant d’autre. Si vous vous approchez de la Caravelle présidentielle, on peut passer un doigt à travers le revêtement des ailes (et peut-être ailleurs ?). He oui, l’aluminium qui reste des décennies dehors « pourri », comme le fer rouille…

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