Le F-35 remis en question au Canada

[JSF] Le F-35 remis en question au Canada

Face au manque de transparence gouvernement conservateur à l’égard des véritables coûts d’acquisition et d’opération des F-35 Lightning II, les critiques incessantes du Vérificateur Général, des partis d’opposition et des médias ont récemment forcé une remise en question de ce choix peu populaire auprès des contribuables canadiens.

Le 12 décembre dernier, le gouvernement canadien a entrouvert la possibilité de choisir un autre avion multi-rôle pour son armée de l’air afin de remplacer sa flotte vieillissante de CF-18 Hornet. Cependant, le ministre fédéral de la Défense n’a pas précisé quels avions seraient envisagés, ni quand et comment se prendrait la décision finale. Les militaires canadiens n’ont jamais caché leur préférence pour le F-35 américain, mais nombre de commentateurs remettent en question la nécessité pour le Canada de disposer d’un appareil furtif face aux coûts croissants de cette option.

Contrairement au choix initial du F-35, fait sans appel d’offres par le gouvernement conservateur, les canadiens auront-ils droit cette fois-ci à un débat sur les véritables besoins du Canada et à une compétition ouverte entre les aspirants ?

Déjà les médias spéculent quant aux avions qui pourraient participer à une telle compétition. Le National Post publiait, dans son édition du 13 décembre, un tableau comparatif fort intéressant où figurent notamment le Super Hornet de Boeing, l’Eurofighter Typhoon, le Saab Gripen et l’appareil français Rafale. Pour des raisons culturelles, l’establishment anglo-canadien a toujours penché en faveur de partenariats militaro-industriels avec les britanniques et les américains. La France devra donc faire une habile promotion des avantages du Rafale, tant au niveau de ses qualités de combat, coûts et retombées potentielles pour l’industrie aéronautique canadienne.

Marcel
Fils d’un militaire de l’armée de l’air canadienne (il est tombé dedans quand il était petit…) et biologiste qui adore voler en avion de brousse, ce rédacteur du Québec apprécie partager sa passion de l'aéronautique avec la fraternité francophone d’Avions Légendaires.

31 COMMENTAIRES

  1. Si les militaires canadiens sont contraints de sérieusement considérer d’autres appareils que le F-35, le Typhoon et le Rafale seront dans la course, le Super Hornet ayant initialement été rejeté du revers de la main… J’avoue ma préférence pour le Rafale…

  2. Pourquoi avoir écarté le super hornet ? C’est probablement le meilleur candidat pour succéder aux hornets. Canada et Australie partagent des problématiques voisines : grand espaces, dominante aéromaritime, etc…. Ils devraient discuter ensemble.
    Après le second sur la liste est certainement le Rafale 😉

  3. Je penche malheureusement comme Brian nous n’avons aucune chance de placer du Rafale au Canada nos cousins d’Outre-Atlantique ayant les américains à leurs portes .Devant cette puissance financière et aéronautique le gouvernement canadien se penchera plus tôt pour un avion US à mon avis .Mais peut on rêvé après tout c’est bientôt Noël !Amitiés et bonnes fêtes de fin d’Années à tous René59

    • Je partage entièrement les propos de mon compatriote Marcel! Au Canada, nous avons la très mauvaise habitude de niaiser(perdre son temps) lorsqu’il faut acquérir du matériel pour la défense! Comme pour l’achat des hélicoptères de type Cormorans et Cyclones. Le Rafale est certainement un bon appareil mais: – la firme Dassault est-elle en mesure d’offrir des retombées économiques dans le même ordre de grandeur que les firmes américaines? -et celui-ci peut-il être rapidement interopérationnel sans grandes modifications dans le cadre des opérations du NORAD? De plus, notre pays avec le Mexique et les Etats-Unis forment ALENA(Accord de libre-échange nord-américain) nos industries sont très interdépendantes. Le gouvernement conservateurs de Harper est très sensibilisé aux besoins de la défense contrairement aux gouvernements issus du parti libéral fédéral. Les membres des Forces armée souhaitent acquérir le meilleur avion disponible et ils pensent qu’actuellement c’est le F-35. Cependant les déboires et le gouffre financier du F-35 et la volonté du premier ministre de présenter des budgets sans déficit constituent des facteurs qui militent envers le choix d’un autre appareil. J’espère que ce choix s’effectuera rapidement et que le choix portera sur le Super-Hornet.

      cordiales salutations d’outre-Atlantique

      Simon Perrault,
      Lévis.

  4. En ce qui concerne le rafale, si je ne me trompe pas, il n’est pas compatible avec les missiles américains alors que les autres éventuels candidats le sont.
    Pour une meilleure intégration dans la flotte canadienne, cela le semble indispensable, donc à mon avis, pour que Dassault ait la moindre chance, ils faudrait qu’ils ajoutent cette compatibilité.

  5. Aucune chance que le RAFALE soit retenu par les canadiens, nous aurions peut être une petite chance avec le QUEBEC si celui-ci devenait vraiment indépendant .. Gag !

    • Si le Québec deviendrait indépendant demain matin, l’aile gauche pacifique du Parti Québécois proposerait que le Québec quitte le NORAD et l’OTAN immédiatement!

      Simon Perrault,
      Lévis

  6. Enfin un pays qui réfléchi ! Cet avion au coût énorme ne sera pas d’une grande utilité. Rayon d’action faible emport d’armements très limité si il veux resté furtif… Se n’est pas se que l’on demande ds nos conflits actuels. Lybie afga il faut un avion qui puisse emmené une grosse capacité et qui puisse changer de mission en cour de vol air air / air sol/ reco. La furtivé ds nos conflits est quasi inutile sauf si on décide de déclarer la guerre à la Russie ou USA . Le rafale n’a t’il d’ailleurs pas shooté le f22 a plusieurs reprises?

  7. Que de mésaventures pour ce F-35, j’en vois qui rigole, le Canada ne choisira jamais le Rafale, il ne doit même pas l’envisager (sauf pour faire « pression » sur les autres candidats, et encore..). Dassault devrai réfléchir à l’intégration des systèmes US, à condition que ces derniers soient d’accord pour cela, bref…. trop compliqué à mon avis. Le Rafale doit ce concnetré sur les pays qui n’ont pas le souhait de tomber sous la coupe des fournisseurs US, et il y en a beaucoup.

  8. Dassault devrait surtout réfléchir au transfert de technologie vers Bombardier s’il veut un jour vendre aux Canadiens. Mais le Rafale est il ne serait-ce qu’adapter aux besoins de ce pays ??? Rien n’est moins sûr.

  9. Le Rafale est la seule machine récente et opérationnelle qui rassemble l’ensemble des caractéristiques nécessaires à couvrir les missions de souveraineté sur un pays aussi vaste que le Canada.
    Les Super Hornets sont de gros bébés qu’on a gavé de tout et qui n’ont rien de furtif, sont basés sur une cellule ancienne remise au gout du jour et qui par leur opulence sont des cibles de choix.
    Le F 15 est une super machine …. des années 1980….. Ont peut la customiser à souhait, mais sous les plastique on va retrouver l’éclat rouillé des gloires passées.
    Même si cela embarrasse beaucoup de gens, surtout dans le monde Anglo-saxon , il faut bien constater que le Rafale n’a , à ce jour, pas d’équivalent dans le monde.
    Quand à adapter des missiles US, aucun intérêt: mbda fournit ce qu’il faut et de qualité souvent supérieur à ce que savent faire nos alliers d’outre atlantique.
    Il suffit pour s’en convaincre de comparer les performances du radar du F22 au dernier modèle qui équipe désormait l’armée Française.

  10. A l’instar du Rafale, son faux-jumeau européen, l’EF2000 n’est peut être pas non plus adapté aux besoins canadiens, mais les liens qui unissent Ottawa et Londres pourraient jouer en faveur de cet avion finalement très anglais.

  11. @ Arnaud Lambert.
    Il est peu dire qu’il s’agit de faux jumeaux. Ne perdons jamais d’esprit que l’acte de naissance des deux appareils porte la griffe de la mésentente, de différences d’approches fondamentalement divergentes entre la France et les autres pays Européens.
    Je parle bien de concepts d’utilisation qui ont engendré des avions différents, il ne s’agissait réellement pas seulement de problèmes de leadership.
    Cela permet de réaliser à quel point ces deux appareils sont différents.
    L’Angleterre voulait un intercepteur lourd et n’avait aucune envie d’un chasseur bombardier étant donné qu’ils disposaient déjà du tornado qui remplissait les missions de bombardement à merveille. Dès lors, il devenait complètement inutile, voir dispendieux, de vouloir construire un couteaux Suisse que beaucoup pensaient irréalisable donc hors de prix, voir décevant au final.
    Comme l’Allemagne, l’Italie et les autres participants au programme du Tornado étaient dans la même situation, l’affaire était pliée.
    Le résultat du Rafale laissa d’ailleurs septique la plus part des experts militaires, comme des passionnés de l’aviation de combat.
    Pourquoi?
    On a jamais tenté une telle réalisation et l’ampleur de la réussite du projet n’a pu ce révéler qu’à l’utilisation de la machine en situation de combat.
    En oubliant pas que ce fût la première fois qu’un programme, en France, fut prévu dès la conception à évoluer graduellement sur toute la durée de vie des machines .
    La polyvalence de missions était une marque de fabrique depuis le mirage 3, mais l’évolutivité programmée durant toute la durée de vie du projet était belle et bien une première chez nous et donc aussi un pari très osé; et du constructeur et de l’Armée de l’air Française.
    Il est donc facilement concevable que les résultats, avec des approches aussi divergentes, ne pouvaient être semblable.
    Même de loin, avec beaucoup de bonne volonté.
    Il faut tout de même dire que le typhon est une très belle réussite technique.
    L’ennui est qu’il fut imaginé a une époque ou l’on craignait l’invasion d’une armée pléthorique d’avions du pacte de Varsovie, chose qui n’est plus d’actualité.
    D’ou l’inadéquation du produit dans le contexte stratégique actuel.

  12. En gros si je vous suis bien bien André on a un super avion, et les Anglo-Italo-germains ont une grosse bouse. Sauf que l’EF2000 s’exporte. Et qu’il a de toutes manières plus de chances de voir un jour les cieux canadiens que notre si extraordinaire Rafale…

  13. Soyons sérieux.
    Nous avons un Rafale qui depuis sa conception sur les planches à dessin (aujourd’hui CAO Catia de Dassault) et surtout lors de la définition de l’usage que l’on en ferait , a été voulu comme une machine capable de réaliser tous type de missions lors d’un même vol si nécessaire.
    Avec le Typhon on a voulu disposer d’un intercepteur capable d’effectuer des interceptions à haute altitude et grande vitesse ( genre Mig 25 en mission rens au dessus de l’Europe à plus de Mach 2), comme des interdiction de zones (combat tournoyant).
    Ce sont là déjà des missions très différentes, qui nécessitaient au départ deux machines très pointues ( F16, F15 ou Mig25, Mig21).
    Je n’ai pas d’infos sur l’efficacité au combat des Typhons, mais je pense que la machine est top dans ces missions.
    Le hic est que tous le monde désire aujourd’hui disposer d’une machine capable de faire en plus de la pénétration en très basse altitude, du bombardement classique, de l’appui feu aux Biffins, de l’attaque en mer, ….. Bref d’un couteau Suisse.
    Le F35 devait même être encore capable de décoller verticalement!
    Les états majors du monde entier semblent penser que le père noël existe !
    Avec le F35 on a vu le résultat.
    Mon idée n’est pas de dire que le Typhon est un mauvais avion, un programme raté.
    C’est faux, archi faux!
    Mais cette machine et plus encore ce programme ne correspondent en rien à un avion du type du Rafale et encore moins au couteau Suisse du père noël.
    Naturellement que l’on va tout faire pour lui accrocher des bombes aux fesses et autres maquillages pour que la belle séduise.
    Mais voilà ce genre de manips n’est jamais géniale et peut se révéler catastrophique.
    Je pense aux pilotes Allemands morts dans Lockheed F104 Starfighter que l’Otan avait fourgé à la RFA , à qui on voulait absolument faire remplir des missions de bombardement et qui se crachaient en série.
    En Allemagne on l’appelle encore aujourd’hui : le faiseur de veuves!
    Non, le Typhon est un exvellent intercepteur, probablement plus efficace que le F15, mais voilà : cela reste un intercepteur et rien d’autre.

  14. Ah comme c’est toujours constructif et objectif l’avis d’un aérophile français sur le Rafale !!! Je ne dois pas être un Français normal moi…

  15. Le résultat est que le Thyphon s’exporte, pas le Rafale, il y a un complot Anglais la-dessous, où le Rafale n’est pas en adéquation avec le marché, ou en avance sur celui-ci, ou on a les plus mauvais vendeurs d’avions de la planète???? (je sais cela fait beaucoup de questions..).
    Perso, je crois qu’Arnaud ne sera jamais convaincu que nous avons un super avion, c’est ça la liberté de penser, et on ne peu pas lui en vouloir, dans tous les cas, on ne le verra jamais dans le ciel Canadien, ça c’est sûr. Dans le ciel Indien, on verra bien!
    Moi, les aventures du F-35 me feront toujours rire…..que d’argent jetés par les fenêtres….

  16. Je n’en voudrais jamais à personne , pas sur un sujet de ce type.
    Après tout , le but de la construction d’une machine de guerre ne doit pas être de gagner de l’argent , de le « vendre ».
    Même si cela reste un impératif pour tout industriel.
    Il est de la responsabilité des Etats de maîtriser ces questions.
    Malheureusement les pays de l’Otan sont tous vérolés par l’industrie de l’armement US, qui a mis depuis bien longtemps en coupe réglé le pouvoir politique aux USA.
    Le résultat fut la mise à mort de l’URSS ( que personne ne regrette), mais aussi les crises économiques, politiques et pour finir probablement l’effondrement des USA .
    Le F35 en est assurément un signe précurseur de taille.
    Selon les développements actuels des économies des pays potentiellement acquéreurs de ce bijoux il est presque certain que le F35 ne se vendra pas .
    Cela générera d’énormes difficultés stratégiques à certains pays qui n’auront pas de remplacement pour leurs Harriers en bout de vie.
    En final le financement du Rafale, pour la France, aura été le moyen de garder un outil militaire efficace pour un prix infiniment moins élevé que le couple Tornado (en fin de carrière) Typhon.
    A savoir qu’aucun des deux avions ne pourra suppléer au Harrier, alors que les Rafales Marines ont déjà prix leurs fonctions sur le Charles de Gaulle depuis des années.
    La question, à mon sens, n’est pas commerciale, mais stratégique pour le Canada comme pour tout autre pays.
    Le prix de l’indépendance est aussi de savoir éviter les alliances mortifères.
    De Gaulle disait : « la France n’a pas d’amis, ni d’ennemis. Elle n’a que des intérêts. »
    Personnellement, j’aime bien penser que cela peut être différent entre les peuples et je regarde souvent la presse Québecquoise ( je ne maîtrise pas assez l’Anglais pour suivre les journaux Canadiens) .
    Vous avez un très beau pays et votre histoire est aussi un peut la nôtre .
    J’espère seulement n’avoir froissé personne.

  17. Enfin il ne faut pas se faire avoir par la propagande des pays/constructeurs.

    Bien sûr ni le Rafale ni le F35 ni le Typhoon ne sont des avions parfait.
    Le Rafale est très certainement un avion excellent voire ce qui ce fait de mieux actuellement dans son domaine.
    Mais nier l’avance technologique mais aussi doctrinale États-unienne tient de l’aveuglement: Il ne faut pas oublier que quand le rafale entrait en service en France, aux US, c’est le F22 qui commençait sa carrière, quand actuellement, un seul radar AESA est monté sur Rafale, cela fait fait belle lurette que de « simples » F16 en sont équipés ailleurs. Et enfin quand en France nous n’en sommes qu’à des tergiversations au niveau des drones, les États-Unis les utilisent en masse.

    De propos tels que « les États-Unis vont s’effondrer » ou  » il est presque certain que le F35 ne se vendra pas » tiennent à mon avis du pur antiaméricanisme ou tout du moins là encore de l’aveuglement. Certes, on peut considérer que comparé à ses buts initiaux le programme F35 semble un échec car remplaçant du F16 (donc prix modeste et production à des milliers et des milliers d’exemplaires). Mais ces problèmes qu’a le F35 sont surtout les versions B et C, or, le B, remplaçant du harrier, n’a aucun concurrent et ne pas en acheter voudra dire pour les potentiels clients soit l’abandon de l’aviation de marine soit l’achat/construction de nouveaux portes avions à catapulte. Quand à la version C, le quasiment seul client export possible était la Grande Bretagne, qui de toute façon, trop impliquée a choisi le B.
    Et puis ne voyons nous pas les essais du F35 se poursuivre à grande vitesse? A cela rien d’étonnant puisque là ou Dassault et la France ont réalisés les essais du Rafales avec quelques avions, ceux du F35 sont réalisés avec quelques dizaines d’avions.
    Oui, aux US, les moyens sont là pour que le programme soit mené à bien.
    J’ai déjà écrit une assez grosse tartine, alors, je vais abréger: ont pourrait aussi argumenter sur le fait que la doctrine d’utilisation d’un seul avion polyvalent n’est pas forcément la seule valable, que ce qui c’est passé en Lybie n’est pas forcément applicable partout (Syrie?), ou que le couple Eurifighter/Tornado pourrait très bien se transformer en Eurofighter/F35A. On peut aussi s’interroger sur l’efficacité de ces avions occidentaux face à ce qui ce fait/va se faire en Russie et Asie.

    Et au final n’oublions pas, que le gouvernement Canadien a « entrouvert la possibilité de choisir un autre avion » mais qu’il soutiens autant qu’il le peux le choix du F35, et que les propositions pour les autres avions émanent des journalistes, nous commentons donc ici des supputations.

    Je dit cela et pourtant je suis un Français de métropole patriote qui aime le Rafale.

  18. Gros argument oublié: quand je parlais plus haut de la nécessité de l’adaptabilité des missiles US sur le Rafale pour une vente au canada, rétorquer que les missiles européens de MBDA sont meilleurs est hors de propos:
    L’intérêt est ici l’efficacité d’un point de vue global, impliquant évidement l’efficacité pure au combat mais aussi la logistique, la rapidité de mise en œuvre et l’interopérabilité à la fois avec le matériel déjà présent dans ce pays et avec le grand voisin.

  19. Que je ne porte plus les USA dans mon coeur est un fait qu’il me serait bien trop long à justifier ici.
    Mais là n’est pas le sujet et je n’ai aucunement l’envie de polluer mes analyses avec cet aspect de ma vision des choses.
    Comparer un F-16 au Rafale est une douce plaisanterie.
    Même les mirages 2000 sont depuis belle lurette bien plus efficaces.
    Quand à la qualité des missiles , il faut chercher des éléments sur la guerre des Malouines entre l’Argentine et l’Angleterre.
    Les premiers affrontements aériens ont mis en évidence l’inefficacité totale du couple Sidewinder -Harrier face aux vieux mirages trois.
    Ceci, alors que les mirages étaient en bout de portée opérationnelles, vu qu’ils décollaient du continent.
    Le pire fut la mise au fond du Sheffield, dernier né de la marine Anglaise en matière de défense aérienne d’une flotte.
    Et cela avec un seul avion bricolé afin de pouvoir emmener le seul exocet qu’il pouvait emporter vu la portée des Étendards 4, avions qui déjà à l’époque dataient au nivaux technologique.
    Le salut de la Royale ne vint que du fait que les USA permirent aux Anglais d’avoir accès aux infos sat et qu’ils prirent partie contre l’Argentine.
    Il faut chercher beaucoup pour connaître le nombre total de Harriers qui furent descendu du ciel des Falkland.
    On parle de plusieurs dizaines.
    Question angle d’acquisition de cible des auto-directeurs missiles il y aurait beaucoup à dire aussi.
    Non, je ne crois même pas à la supériorité des F22, vu l’intensité de la propagande de l’industrie US, il est tout de même étonnant qu’il n’ait été engagé dans aucun conflit.
    La raison doit être qu’ils ont peur du résultat!

  20. Voilà bien le genre de réponse provenant d’un « croyant »: vous ne retenez que ce qui vous arrange et oubliez le reste.
    A aucun moment je n’ai comparé le F16 et le Rafale, c’est la disponibilité de la technologie de radar AESA que j’ai comparé en pointant le fait qu’aux US ils les installent même sur les F16 alors qu’en France, un seul Rafale de série en tout et pour tout en est équipé.
    Je n’ai pas suggérer de livrer des rafales avec des AIM, mais de leur donner la possibilité d’en tirer, de manière à ce que le pays client puisse maintenir une force cohérente avec les matériels déjà en possession, ou tout simplement de donner la possibilité de monter des AIM si les mica manquent.
    Je n’ai pas les mêmes chiffres que vous, et si les anciennes version du sidewinder étaient toutes pourries, ce n’est pas le cas des AIM9L et suivant.
    En 30 ans les aim9L ont prouvés leur efficacité (plus de 80% de réussite officielle) et si les mica semblent encore plus efficace (plus de 90% de réussite officielle), le sidewinder reste valable.
    Autre approximation: ce sont bien des super-étandards qui ont tirés des exocet tout neux aux Malouines et non pas des étandards IV.
    Quand au F22, il a été conçu pour la supériorité aérienne sur le territoire des Etats-Unis. Son utilisation en Lybie semblait simplement inutile. De plus je n’ai pas le souvenir d’aviateur clamant la supériorité de leur avion sur le F22, au contraire, ils s’en servent comme étalon, clamant le moindre shoot lors des rares confrontations lors des shows et entrainements.

    Sur ce, je m’arrête là pour cette discussion.

  21. Le nouveau PDG de Dassault a affirmé que le Rafale possède ses chances sur le marché canadien… Il n’est donc pas impossible de voir une participation du biréacteur français à l’appel d’offres.
    La sélection du Rafale avec le Typhoon pour la finale de l’appel indien (où Dassault avait participé sans y croire) avait été un véritable surprise à l’époque. Alors pourquoi pas ?
    Le marché de l’aéronautique militaire est l’un des moins rationnel au monde.

  22. Salut Stef,
    question rationalité du marché, il faut surtout prendre en ligne de compte l’imbrication massive de l’industrie d’armement aux USA, qui dispose de tout l’appareil gouvernemental américain pour appuyer ses offres.
    Je ne pense pas que le Rafale soit une option réellement envisagée par le gouvernement Canadien. Le pays est bien trop imbriqué dans l’économie US pour vouloir se mettre à dos son puissant voisin.
    Il est pourtant certain que ce serait de loin le meilleur choix qu’ils puissent avoir avant que de nouveaux produits soient disponibles.
    A savoir qu’il leur faudrait opter pour de l’armement français (missiles mica, météor,….).
    On peut toujours adapter la machine pour qu’elle puisse opérer avec du matériel US, mais vu les perf de ces engins, sans parler des coûts d’achats et de Possession, je n’en voie pas l’intérêt.
    Sachant que la France faisant partie de l’Otan, l’interopérabilité avec les armées de l’Otan est assurée.

  23. Le choix canadien a de fortes chances d’être américain puisque les défenses aériennes US et Canadiennes sont imbriquées à travers le NORAD.
    Le curseur est financier, clairement, c’est la raison principale de la remise en question de l’achat. Les performances du F35, excellentes au demeurant, ne sont pas en cause. Juste le prix.
    Le Rafale est moins cher.

    Ensuite, le Canada poursuit une stratégie arctique en raison du réchauffement climatique qui ouvre de nouvelles perspectives en terme de ressources et de voies commerciales. C’est une question qui « opposent » USA et Canada depuis quelques années, notamment sur la souveraineté.
    Le Rafale, du fait des ses capacités, sa motorisation, est bien adapté à ce milieu ce peut être un marqueur d’un début de volonté d’émancipation au moins sur la stratégie nordique.

    Il existe depuis toujours des relations « je t’aime, moi non plus » avec le grand voisin du sud.
    La fibre canadienne peut se réveiller pour s’opposer à une sorte d’hégémonie US qui devient peut-être moins supportable que du temps de la guerre froide. La guerre d’Irak a laissé des traces.

    Le Québec francophone, terre d’aéronautique canadienne, peut constituer un atout linguistique pour nouer des engagements commerciaux et des compensations.

    Bref, des possibilités, la marge de manoeuvre à l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette mais elle existe.
    Après, il ne s’agit pas de se faire des illusions non plus. Et le Canada renouvelle sa marine : on peut discuter sur les FREMM, les sous-marins voir les BPC… Le Rafale, ce peut-être une porte d’entrée vers d’autres discussions.

  24. Il me semble que pour l’instant, les performances du F-35 sont largement médiatiques et qu’il lui reste à démontrer lors d’exercices avec d’autres forces aériennes sa supposée supériorité.
    Perso, mon avis est que ce type de matériel n’est pas adapté aux différents profils que nous rencontrons dans les conflits actuels.
    Il ne s’agit plus d’intercepter des vagues massives de chasseurs ou de chasseurs-bombardiers, ni de détruire des hordes de chars sur un terrain de bataille.
    La furtivité n’a donc plus vraiment d’importance , vu que la machine s’insère dans un dispositif de combat permettant le tir trans-horizon sur coordonnées obtenues ,par liaison 16, par d’autres moyens de détections.
    De plus les missiles employés ont des portées qui souvent, dépassent celle des radars des avions porteurs.
    Pour l’appui feu au sol, il faut une machine robuste, maniable qui doit tout de même pouvoir se défendre et parcourir des distances importantes vu les théâtres de combat tels que l’Afghanistan, l’Iran, l’Irak , peut-être demain les îles au large du Japon, voir des bâtiments de flottes adverses.
    On revient au fameux couteau Suisse rêvé par tous les stratèges actuels.
    Et là, mon opinion sur le F-35 est qu’avec un tel coût unitaire , la prise de risque de le voir trébucher sur un cailloux est intolérable.
    Sachant que sa maniabilité en TBA à faible vitesse , vu son aérodynamique, est sûrement plus que moyenne.
    Pour ce qui est de l’attaque d’une flotte en mer , il reste aussi peut de chance que machine pareille soit en capacité d’y pourvoir.
    Surtout qu’un mono-réacteur n’a plus été utilisé dans la marine Américaine depuis des dixaines d’années.
    On se demande pourquoi?
    J’ai mon idée là dessus.
    Pour le Canada l’aspect maritime me semble crucial, et là on retrouve les problèmes d’indépendance réelle face à son puissant voisin .
    Il est important de savoir que tout matériel produit par l’industrie US est « plombé » de telle façon qu’en cas de conflit avec eux les machines sont inutilisables.
    Sans penser à un conflit, il est tout de même utile , rassurant de savoir que l’on est en capacité de se défendre si le voisin venait à vouloir s’approprier votre jardin.

  25. Au vue du nombre de commentaires dès qu’il est question de cet avion, il a au moins le mérite de déchaîner une certaine passion…… à défaut d’autre chose.

  26. Je ne suis pas certain que le problème se pose comme ça :
    Les pays auront besoin, à partir de maintenant d’avions de 5ième génération.
    Le F22 en était un (sur le papier) mais jamais mis au point, mal né…le programme a été abandonné.
    Le F35 n’en était pas un (rien que du fait que ce soit un mono-réacteur mais pas seulement) qu’on a voulu vendre et présenter comme tel après les déboires du F22.
    En définitive, le F35, même si il devait être opérationnel un jour, ne sera même pas un avion de 4G+ et donc, inapte à remplir les missions futures qu’on attend d’une aviation des années 2015….??2030/35…
    Il reste quoi comme choix :
    2 choix réduit à un seul car il n’existe que 2 avions avancés de 5G : le Pakfa et le Rafale F4 !
    Le Typhoon est un avion de G4+ mais sans possibilité d’évolution supérieur (donc apte à équiper une armée de l’air jusqu’aux années 2020 maxi).
    Le Rafale F3 est aussi un G4+ mais susceptible d’évoluer vers un G4++ très facilement dans l’attente du F4 !
    Comme l’achat d’un avion russe ne se conçoit même pas pour les canadiens, les britanniques ou les australiens …les choix est simple :
    Soit on veut un 5G et il n’y a que le Rafale,
    Soit un choisi la politique américaine : on reconverti des avions de 3G (années 80/90) en avions de 3G+ ou juste 4G en modernisant les programmes (comme le Silent eagle…) mais en acceptant de facto une importante perte des capacités aériennes par rapport à des pays comme la Russie, la France, la Chine….

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