Un gros matou en Normandie

[Marine Nationale] Un gros matou en Normandie

Depuis le 8 janvier 2013, le détachement hélicos de la Marine de Cherbourg-Octeville dispose d’un Eurocopter EC225 pour ses missions de recherche et de sauvetage en mer. En effet, en raison du déploiement des Caïman, le Super Puma Mk-2 peut désormais se concentrer sur de nouveaux secteurs, comme la Basse-Normandie et le nord de la Bretagne où ses capacités pourront être pleinement exploitées. En gros cet hélicoptère va prendre la Manche comme terrain de jeux, et ce n’est pas une mince affaire. Principale voie maritime d’Europe, celle que les Anglais appellent le « Channel » est en effet fréquentée par des navires de toutes tailles et de tout tonnages. Du petit voilier de neuf mètres de long aux super-tankers redescendant de la mer du Nord, sans compter les navires de guerre et autres submersibles, c’est un ballet incessant qu’il faut tout le temps surveiller comme le lait sur le feu, et auquel il faut pouvoir prêter assistance.

Remplaçant en cela le SA-365F utilisé jusque là, l’EC225 va permettre non seulement un gain en matière d’autonomie, mais également de capacité d’emport, et de sécurité pour des personnels de bord sans cesse sur la brèche. Région hautement touristique, de par la proximité immédiate de la baie du Mont-Saint-Michel et des plages du Débarquement, le Cotentin dispose donc maintenant d’un outil à même de suppléer le Dragon de Sécurité Civile ou les EC135 du SAMU.

Et ce Super Puma Mk-2 ne chôme pas. Dernier exemple en date le sauvetage mené en haute mer ce jeudi 17 janvier sur un car-ferry de la compagnie Britanny Ferries pour un membre d’équipage souffrant d’un traumatisme oculaire. L’hélicoptère s’est rendu sur place, à pris à son bord par treuillage le blessé, et l’a conduit jusqu’au centre hospitalier de Cherbourg. Même si l’intervention a duré à peine une heure, il faut remarquer que ce genre d’action permet de mieux appréhender le quotidien de ces saint-bernard des mers.

Gageons que les pilotes « normands » vont pouvoir donner la pleine mesure de cet hélicoptère malheureusement trop mal connu des Français, et encore trop souvent dans l’ombre de son prédécesseur, le Super Frelon. Mais l’élève n’est il pas en train de rattraper le maître ?

Photo (c) Ouest-France.

3 COMMENTAIRES

  1. C’est vrai que cet hélico est une bonne, très bonne machine, mais l’image du super-frelon va lui faire de l’hombre pendant un bon moment encore.

  2. @ Manu : Il s’agit pourtant bien d’un Super Puma Mk-2, malgré sa livrée grise et son FLIR de nez, cet appareil est un EC225 et dispose notamment d’une avionique « civilisée » pour lui permettre de réaliser des vols de service publique en adéquation avec les prérogatives européennes en la matière. Une sorte de compromis entre l’EC725 et une délégation de service auprès d’une entreprise. En gros on prend les moyens qu’auraient pris une boite privée mais on les colle entre les mains des militaires. C’est loin d’être con et ça fonctionne très très bien.

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