Boire ou conduire, il faut choisir. Beaucoup se souviennent de ce slogan de la sécurité routière dans les années 80. Dans son dernier film Flight l’acteur américain Denzel Washington ne choisit pas et c’est bien là toute l’histoire de ce long métrage signé Robert Zemeckis, le papa de la trilogie des Retour vers le futur. Un film remuant mais au final en demi teinte. Retour sur un pitch prometteur.

Un avion de ligne qui décroche, un commandant de bord qui sauve passagers et équipages, des images magnifiques d’une machine en perdition, en somme tout ce que l’Amérique aime voir dans les journaux. Sauf que là c’est juste sur écran géant. Alors Denzel Washington est comme à son habitude un des meilleurs acteurs américains de son époque, jouant tout en retenu ce héros contrarié, car remis en question par ses addictions. Alcool et cocaïne ne font pas de bons héros, et Washington le sait, il en profite, trop peut être. On retrouve un peu du Lincoln Rhynes de Bone collector, du Anthony Hubbard de Couvre feu, voire du Nath Sterling d’A l’épreuve du feu. Malheureusement les cinéphiles attendaient de retrouver ses compositions de USS Alabama où il réussissait à tenir la dragée haute face à un impeccable Gene Hackman.Mais surtout son commandant Whip Whitaker n’atteint jamais l’émotion d’un Joe Miller, formidable avocat de Tom Hanks dans Philadelphia. Dommage vraiment.

Pour le reste une scène d’anthologie à l’ouverture, qui nous rappelle les meilleurs films catastrophes des années 70, une distribution de seconds rôles pas mal du tout avec en tête le très étonnant John Goodman qui campe une sorte de bonne conscience sous acide, ou encore la charmante actrice anglaise Kelly Reilly, vue notamment dans l’auberge espagnole. Au final un film intéressant, mais pas forcément passionnant ni inoubliable. On attendait plus pour le retour au premier plan de ce grand monsieur d’Hollywood.

Photo (c) Allociné.

2 COMMENTAIRES

  1. Bonjour,

    je me demandais ce qui se passerait si un pilote décidait d’effectuer la même action que dans le film (mettre l’avion à l’envers). Il y aurait forcément un décrochage lorsque l’assiette est autour de 90° ?
    Merci

LAISSER UN COMMENTAIRE

Merci d'écrire votre commentaire !
Merci de renseigner votre nom