John Mc Clane n’aime vraiment pas l’aviation.

[Cinéma] John Mc Clane n’aime vraiment pas l’aviation.

Ah John Mc Clane tout un phénomène… mais si rappelez vous (pour les plus vieux) de ce flic qui se demandait en 1988 pourquoi une bande de terroristes avait pris d’assaut la tour Nakatomi de Los Angeles, une veille de Noël. Ca y est ça vous revient ? Non toujours pas ? Alors c’est simple, fermez les yeux, visualisez Bruce Willis sanguinolent avec un marcel déchiré et les pieds nus. Là forcément ça vous revient. Un phénomène que je vous disais. L’antihéros par excellence, le pauvre mec qui n’a rien demandé et à qui il arrive les pires crasses possibles. Bon heureusement Mc Clane joue de la sulfateuse comme les Tontons Flingueurs du flingue à silencieux, tout un art. Le souci c’est qu’au long de ses cinq opus d’aventures il n’a pas descendu que des méchants, il a aussi fait bien du mal à l’industrie aéronautique. Et pas de jaloux, Américains, Français, et Russes morflent avec lui.

Dans le premier épisode, l’inégalable Piège de Cristal, avec un très grand Alan Rickman (le Severus Rogue de la saga Harry Potter pour les plus jeunes) en méchant très méchant, c’est un Bell 205, la version civile du Huey, qui finit en boule de feu, abattu par des terroristes est-allemands franchement pourris et clairement avides. Le tout réalisé par John Mc Tiernan, celui là même qui nous donna notamment A la poursuite d’Octobre Rouge, Predator, ou le trop méconnu Basic ; la musique n’est signée ni plus ni moins que par Ludwig van Beethoven. Excusez du peu.

Dans le second opus, 58 minutes pour vivre, là c’est carrément un aéroport qui sert de décor aux mésaventures de Mc Clane et… de sa femme. Entre deux Boeing, un 757 puis un 747, ce second parti en flamme dans un final d’anthologie, c’est un C-123 qui finit mal. Très mal même. Et pendant ce temps mitraillettes et fusils d’assaut s’en donnent à coeur joie.

Assez étrangement dans le troisième opus, Une journée en enfer, il faut attendre la scène finale pour voir un appareil malmené, en l’occurrence une Gazelle civile abattu au revoler calibre 38. Balèze Mc Clane. Bon quelques instant auparavant les terroristes (une fois de plus très méchants et très vénaux) avaient fait déraillé une rame de métro en plein Wall Street, forcément ça calme.

Au cours du quatrième épisode, Retour en enfer, notre sympathique policier new-yorkais (quoi je ne vous avais pas rappelé que Mc Clane est un flic de la Criminelle ??? Ah bah désolé alors.)  se faisait un Ecureuil monoturbine. Mais là manque de bol, désarmé, il dut avoir recours à une voiture de police, une rampe de béton, et beaucoup (mais alors vraiment beaucoup) de chance pour projeter le véhicule en plein sur le nez de l’hélico en vol. Balèze que je vous disais le John.

Bruce Willis, alias John Mc Clane, dans le quatrième opus des Die Hard.
Bruce Willis, alias John Mc Clane, dans le quatrième opus des Die Hard.

Enfin dans le cinquième (et actuellement dernier) épisode de ses mésaventures, Belle journée pour mourir, actuellement sur les écrans français, Mc Clane se fait canarder en plein Moscou par un Mi-24 Hind avant de prendre d’assaut et au final de forcer un Mi-26 Halo à s’écraser contre un immeuble de bureau de Tchernobyl. Visiblement Mc Clane, lui, ne prendra pas son passeport en Russie. Bon heureusement il rentre au bercail avec son agent secret de fiston confortablement installés à l’arrière d’un jet d’affaire Hawker 800XP de la CIA. Le repos du guerrier, en quelques sortes…

Même si l’emprunte cinématographique de la saga Die Hard n’aura pas marqué durablement notre époque, il est indéniable qu’elle aura forger l’image d’un Bruce Willis acteur d’action movie cool et rigolo. Même si c’est au prix de quelques zincs et ventilos descendus.

Photo & illustration (c) Allociné.

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