Les ailes belges engagées au Mali

[Serval] Les ailes belges engagées au Mali

Trop souvent présentée par les médias comme une action franco-française l’opération Serval, visant à stopper durablement les actes terroristes au Nord Mali, est en réalité un peu plus internationale qu’elle n’y paraîtrait  En effet, parmi les pays ayant répondu présents à l’appel du Président de la République François Hollande on trouve notre voisin du nord, la Belgique. Sa Composante Air, mais également des éléments aériens de sa Composante Terre, ont ainsi été déployés dans les premiers jours de Serval. Petit retour en arrière alors.

Tout a commencé le mercredi 16 janvier par l’envoi à Bamako d’un contingent de 35 membres de la Composante Terre, qui ont voyagé à bord de l’Airbus A330 de la Composante Air. Ceux ci ont été rejoint le lendemain par un premier Lockheed C-130H, puis un second, chargé de réaliser des rotations de soutien logistique entre la Côte d’Ivoire et le Mali. Ils ont aussi transporté une trentaine de personnels techniques, dont la mission est de subvenir aux besoins des équipages de ces deux avions. La mécanique quoi.

Dans un second temps ce sont deux hélicoptères Agusta A-109, équipés pour l’évacuation sanitaire, et donc doté d’un équipement spécialement adapté qui ont rejoint Bamako et les forces internationales en présence dans la région. Ces hélicoptères volent en pool, le premier étant d’alerte tandis que le second demeure en réserve et n’est armé qu’en cas de réel besoin immédiat.

Airbus A330 de la Composante Air.
Airbus A330 de la Composante Air.

Hormis l’A330 utilisé ponctuellement, et basé exclusivement en Belgique, ce sont donc quatre aéronefs, deux avions de transport et deux hélicoptères sanitaires, qui ont été mis à contribution de l’opération Serval par les forces belges. Une aide largement appréciable, et qui a permis ainsi d’alléger très sensiblement la tâche de l’Armée de l’Air et de l’ALAT.

A ce jour la Belgique n’engage plus aucun aéronef dans l’opération Serval, les Hercules ayant rejoint (définitivement ?) leur base de Moelsbrek le mercredi 3 avril. Quoi qu’il en soit l’action belge aux côtés de leurs collègues français parle d’elle même : 450 heures de vol, 815 tonnes de matériel et plus de 1150 personnes transportées pour les deux C-130H. Concernant les deux hélicoptères la situation est sensiblement différente. En effet s’ils ne participent plus à l’opération à proprement parler, il n’ont néanmoins pas quitter le territoire malien. Simplement ils ont changé de mission, mais surtout de commandement. Placés désormais sous l’égide de l’EUTM, la mission de l’Union Européenne en charge de la formation et de l’entraînement des personnels militaires maliens, ils n’assurent plus que des missions de soutien « pacifique ». Ce que les diplomates appelle de manière si condescendante de la coopération.

Photos (c) Composante Air

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