Le C-130J vers une carrière aussi réussie que ses prédécesseurs

Le C-130J vers une carrière aussi réussie que ses prédécesseurs

Certains l’annonçaient désormais obsolète du fait de l’arrivée officielle sur le marché des premiers A400M opérationnels, mais force est de constater que la dernière version du Hercules, le Lockheed-Martin C-130J, et sa version rallongée C-130J-30, se vend toujours aussi bien. Après presque quinze années de service celui ci continue de séduire, notamment des pays utilisant déjà ses versions précédentes.

C’est notamment le cas des Israéliens, et de leur Heyl Ha’Avir qui a mis en œuvre récemment leur premier C-130J, localement désigné Shimshon. Mais l’état hébreu n’est pas le seul allié des États-Unis à avoir récemment fait le choix de ce quadriturbopropulseur de nouvelle génération. On compte également la Corée du Sud, la Tunisie, ou encore le sultanat d’Oman. Des pays qui échappent ainsi à Airbus Military et à son avion pourtant supérieur. Mais c’est peut être là que réside le véritable secret du C-130J. Il est adapté à des besoins moins importants que les grandes puissances européennes.

Lockheed-Martin C-130J appartenant aux forces sud-coréennes.
Lockheed-Martin C-130J appartenant aux forces sud-coréennes.

Mais ne nous y trompons pas, Lockheed-Martin ne vise pas uniquement les marchés des pays en voie de développement. L’avionneur américain continue de fournir ses Hercules au Department of Defense sous la forme notamment des récents HC-130J Combat King II de sauvetage et de soutien aux opérations spéciales. Récemment l’US Air Force a même servi de vitrine au constructeur en envoyant en Californie deux C-130J dotés d’un kit de bombardement d’eau pour servir aux côtés des pompiers volants dans leur lutte contre le gigantesque feu de forêts qui ravage cet état depuis la mi-août.

Indéniablement le C-130J surfe sur le succès de ses aînés, sachant pertinemment qu’Airbus Military est en embuscade avec son modèle plus gros, l’A400M mais aussi un modèle plus léger et tout aussi polyvalent, le C-295. Reste que l’avion américain engrange encore très vite les contrats, plus vite même visiblement que le quadriturbopropulseur européen. Jusqu’à quand ?

NDLR : revoir à ce sujet la comparaison A400M / C-130J-30 Super Hercules, une infographie réalisée il y a quelques temps déjà.

Photos (c) Lockheed-Martin.

Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.

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