Airbus espère 1000 commandes à la fin de l’année

Airbus espère 1000 commandes à la fin de l’année

Malmené ces derniers mois par son éternel concurrent américain Boeing, l’avionneur européen semble depuis quelques semaines reprendre du poil de la bête. En effet Airbus a annoncé son ambition d’atteindre à la clôture du 31 décembre prochain le cap symbolique des mille avions commandés dans l’année. Il faut dire qu’avec un Salon du Bourget qui leur a été largement favorable et le lancement (enfin) effectif de l’A350, ils ont de quoi sourire. Mais surtout chez Airbus on se réjouit, même si personne ne le dira publiquement, des déboires industriels et commerciaux du Dreamliner 787.

Fin août Airbus enregistrait 902 commandes fermes, principalement pour des avions de la famille A320. Dans le même temps Boeing n’annonçait « que » 786 commandes, là encore très majoritairement pour des mono-couloirs moyen-courriers, en somme des avions de la série 737. Ces bons chiffres démontrent surtout que les compagnies continuer de parier sur le moyen-courrier économique, plutôt que sur des long-courriers plus difficiles à rentabiliser. Il est à noter que depuis janvier, Boeing a placé cinq 747 de nouvelle génération tandis qu’Airbus n’a pas vendu un seul A380. La bataille des gros porteurs reviendrait donc par contre à l’avantage de l’avionneur de Seattle.

Mais le combat que chacun observe à la loupe c’est celui opposant l’A350 au 787. Et force est de constater qu’il tourne (pour l’instant) à l’avantage de l’avion européen avec 104 avions vendus contre 89 pour son concurrent américain. L’attrait de la nouveauté, conjugué aux déboires du Dreamliner notamment sur le marché japonais, y sont sûrement pour beaucoup.

Reste les deux best-sellers long-courriers que sont l’A330 et le 777. Chacun continue son petit bonhomme de chemin, cette fois-ci largement à l’avantage du Boeing avec 44 avions vendus contre seulement douze pour l’Airbus. Mais il ne faut pas oublier que le constructeur de Toulouse table désormais également sur sa chaîne d’assemblage espagnole de Séville, celle là même qui livre la version militaire de l’A330, le MRTT de ravitaillement en vol et de transport stratégique. En face Boeing ne propose qu’un avion désormais boudé par les compagnies aériennes, le vieillissant et obsolescent 767. Le ravitaillement en vol plutôt que la retraite définitive pour lui, c’est tout ce que Boeing peut lui proposer, avec toutefois comme point d’orgue la commande du Pentagone pour les KC-46.

2 COMMENTAIRES

    • Désolé de vous contredire mais les chaînes d’assemblage d’Airbus Military sont bien à Séville. Getafe c’est juste le siège administratif et technique de la société. Les seuls éléments qui y sont assemblés appartiennent au 380. Donc entre nous je ne suis pas sûr que l’erreur soit chez moi.

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