Livraison du premier A400M Atlas de série

Livraison du premier A400M Atlas de série

C’est en fin de matinée, ce lundi 30 septembre 2013 que l’Armée de l’Air a officiellement pris livraison de son tout premier Airbus A400M Atlas de série. Après une courte cérémonie protocolaire à Séville, où est située l’usine d’assemblage de ces machines, l’avion a rejoint sa future base d’Orléans-Bricy. A son bord outre les officiels dont le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian et l’actuel chef d’état major de l’Armée de l’Air Denis Mercier, plusieurs ingénieurs et pilotes avaient pris place. Officiellement baptisé « Ville d’Orléans », ce premier Atlas de série a reçu l’immatriculation F-RBAA.

La mission de l’Atlas est double, il doit non seulement remplacer rapidement deux types d’avions :  les plus anciens des Transall en service en France et les C-130H et H-30 Hercules d’origine américaine plus récents ; il doit aussi approfondir les techniques françaises en matière de transport stratégique et pré-stratégique, jusque ici uniquement dévolues aux avions de lignes A340 TLRA.

Pour le petit clin d’œil, il faut souligner qu’il est le premier quadrimoteur lourd de conception (en partie) française depuis le Breguet Deux-Ponts. Pour le reste, l’Atlas est une véritable révolution, même si ses détracteurs soulignent son incapacité à emporter des équipements lourds comme le char Leclerc ou encore les engins du génie comme le Sprat ou l’EBG trop lourds et trop volumineux. Soulignons aussi que l’avion aurait du entrer en service en 2009, et non en 2013. Par contre le calendrier a respecté l’engagement soulignant que la France serait le premier pays à disposer d’avions de série, le premier des cinquante à venir.

Photo (c) Airbus

Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.

6 COMMENTAIRES

    • Ouais complètement d’accord. Bon le soucis c’est que du coup les rouleaux de chatterton risquent de ne plus servir à grand chose, vu que l’Atlas est neuf.

  1. combien de temps pour qu’il soit opérationnel? Et simplement comme ca, il ne règle pas tout vos problèmes de transport aérien. Il transporte des hommes, des palettes de matériels, de petits véhicules, mais vos chars et autres pièces de fort gabarit et poids??? Petite suggestion, 50 A400M et 3-6 C-17. Pourquoi complémenté avec le C-17? Il transporte des chars. Voila une force aérienne totalement déployable et 100% autonome (C-130H an ravitailleur et KC-135), rafale, vous devenez un joueur puissant.

    • Le C-17 pose de sérieuses questions politiques sur l’indépendance européenne vis à vis des USA, d’autant que Boeing a annoncé le mois dernier l’arrêt des chaînes d’assemblage de cet avion. Ensuite en effet les chars (comme écrit dans l’article) ne peuvent pas y prendre place, mais n’oublions pas que ces véhicules sont rarement déployés par la France, et jamais en urgence. Pour les déploiements sans impératif de vitesse, il y a nos navires de projection. Quand au ravitaillement en vol la France, depuis 2012 a définitivement tourné le dos aux Américains en privilégiant Airbus et son A330MRTT plus économiques et plus modernes que les offres en provenance des USA.

Laisser un commentaire