Le cauchemar des contrôleurs aériens sud-africains

Le cauchemar des contrôleurs aériens sud-africains

Autant le dire tout de suite, l’espace aérien sud-africain est actuellement une des zones les plus chaudes au monde. Une centaine de chefs d’état et de gouvernement se rendent aux obsèques officielles de l’ancien président Nelson Mandela. Ça signifie autant d’avions de transport, voire deux ou trois pour certains grands pays comme les États-Unis, la France, ou encore le Royaume-Uni.

Des militaires américains qui outre Barack Obama doivent transporter deux anciens présidents, Georges W. Bush, et Bill Clinton. Fort heureusement tous rentrent à bord du Boeing VC-25A. Des Français qui pour d’obscures raisons d’égos ne peuvent voir voler dans le même avion François Hollande et son prédécesseur Nicolas Sarkozy. Résultat l’actuel président utilise son Dassault Falcon 7X tandis que l’ancien président vole lui sur Falcon 900. Un troisième jet d’affaire est programmé pour les équipes de sécurité et les attachés de presse. Même casse-tête pour les Britanniques. Le Premier Ministre David Cameron va utiliser un British Aerospace 146 de la RAF, tandis qu’un second sera employé par le Prince de Galles, et enfin deux anciens premiers ministres, John Major et Tony Blair voleront eux à bord d’un avion civil privé.

Mais les trois super-puissances ne sont pas les seuls. Que dire de la présidente brésilienne Dilma Roussef qui vole à bord de son Airbus VC-1, transportant du même coup son prédécesseur et mentor Lula. Deux autres pays voisins du Brésil utilisent eux des jets d’affaire militaire, la Bolivie et l’Uruguay pour transporter leurs chefs d’état. L’Iran, Cuba, le Sénégal, ou encore l’Irlande ont également annoncé la venue de leurs chef d’état à bord d’avions militaire. En Allemagne la chancelière Merkel vient avec un Airbus A340 de la Luftwaffe.

L'Airbus VC-1 brésilien.
L’Airbus VC-1 brésilien.

Fort heureusement certains ont la bonne idée de venir avec des vols réguliers, des avions de ligne normaux. Mais vu l’urgence de la situation ce ne sont pas les plus nombreux. Tous les pays du monde n’ont pas renoué de relations suffisantes avec l’Afrique du Sud au point de disposer de liaisons aériennes avec ce pays. Alors une chose est sûre les contrôleurs aériens sud-africains, civils comme militaires, ne vont pas chômer pendant cette période de deuil national. Mais bon ce grand monsieur qu’était Mandela mérite bien quelques sacrifices de leur part.

Photos (c) Força Aérea Brasileira & US Department of Defense

 

Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.

1 COMMENTAIRE

  1. Vu la facilité avec laquelle la foudre frappe l’avion du président Français, je comprend que l’ancien ne veuille pas monter avec lui…..
    Paix à l’âme de ce grand homme que fut Mr Mandela.

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