Ces hélicoptères russes qui inquiètent l’Ukraine

Ces hélicoptères russes qui inquiètent l’Ukraine

C’est un nouveau regain de tensions entre Kiev et Moscou. La Russie aurait visiblement décidé de rejouer avec les nerfs de son voisin ukrainien, en massant des dizaines de milliers de soldats à moins de cinquante kilomètres de leurs frontières communes. Certains médias ukrainiens, mais aussi occidentaux, avancent même le nombre de 100 000 combattants russes. Plusieurs centaines de blindés de reconnaissance, de transport de troupes, ainsi que des chars d’assaut seraient de la partie. Sans compter les 150 et 250 hélicoptères militaires qui auraient eux aussi été massées dans la région par les forces russes.

Selon différentes sources il s’agirait principalement d’hélicoptères d’assaut type Mi-17 Hip et d’hélicoptères d’attaque type Mi-24 Hind. Cependant d’autres font état de la présence de machines de transport lourd types Mi-26 Halo, des appareils aptes à des opérations de très grande envergure. Dans le même temps on rapporte la présence d’avions de combat et d’appareils de reconnaissance sans esquisser la moindre information quant à leur identité.

En face l’Ukraine a annoncé avoir placé une bonne partie de ses forces armées et aériennes en état d’alerte. Une Ukraine dont le matériel est à quasi 100% estampillé ex-URSS et dont les doctrines militaires sont très similaires à celle de son ex-allié et désormais potentiel ennemi. Les règles d’emploi des forces aériennes, et d’engagement au combat s’en trouvent donc troublées, l’autre ayant les mêmes.

Ce qu’il y a d’intéressant d’un point de vue aéronautique c’est justement que ce conflit larvé met en scène deux pays jadis assez proches militairement, et dotés des mêmes équipements de base. Après il est certain que si la Russie venait à envahir militairement l’Ukraine cette dernière recevrait certainement de l’aide de pays dotés d’équipement totalement différents, et avec des doctrines opposées.
Il faut cependant savoir raison garder, les dirigeants russes n’ont aucun intérêt à se mettre un peu plus le monde et les investisseurs à dos, leur petite escapade en Crimée, et leurs vues sur la Transnistrie leur ont déjà coûté plus de 150 milliards de dollars américains. Un trou plutôt conséquent dans les cordons de la bourse russe.

Photo (c) AFP.

Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.

2 COMMENTAIRES

  1. Honnêtement, il y aura un réaction en cas d’invasion Russe en Ukraine….. Je n’y crois malheureusement pas une seconde. Jusqu’où les démocraties accepteront-elles ces annexions?
    Après ce sera encore une fois le tour des minorités Russes de Pologne de recevoir la protection de la mère patrie?

  2. L’information commence à être un peu plus équilibrée sur le sujet. Normal, comme les tractations ont commencé on ne peut plus continuer la russophobie et le poutine-bashing commencé en octobre 2013.
    Reste les ukrainiens qui eux sont en campagne électorale pour la présidentielle, ils en rajoutent pour leurs électeurs mais sans aucune fiabilité.

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