Le mystère du Boeing 777 malaisien s’intensifie

Le mystère du Boeing 777 malaisien s’intensifie

Perdre son téléphone portable ou son portefeuille ça arrive tous les jours. Mais perdre un avion de ligne c’est tout de même beaucoup plus rare et surprenant. L’affaire pourrait prêter à sourire s’il n’y avait la vie des 239 passagers et membres d’équipage. Déjà il y a quelques jours nous vous parlions de ce Boeing 777-200 de la compagnie Malaysia Airlines qui a disparu des écrans radars lors d’un vol régulier entre Kuala-Lumpur et Pékin. Cinq jours après la catastrophe on est toujours sans nouvelle de l’avion de ligne et de ses occupants. L’attente commence à être longue, et surtout difficilement compréhensible. Mettons nous un peu à la place des familles qui veulent savoir ce qui est arrivé à leurs proches.

Car à la différence de l’accident de l’Airbus vol AF447, ici l’avion ne s’est vraisemblablement pas abîmé dans des eaux particulièrement profonde. La mer de Chine méridionale n’est pas réputée comme telle. Les enregistreurs de vol, les fameuses boites noires, devraient donc encore émettre et être détectées assez aisément. On se souvient que pour repérer celles de l’avion d’Air France la Marine Nationale avait due dépêché sur place un sous-marin d’attaque.

Dans le cas présent, nul besoin d’avoir recours à de tels moyens, des bâtiments de surface et des aéronefs de recherche suffisent largement. Et force est de constater que les moyens engagés sont à la hauteur du mystère. Une quarantaine d’avions et d’hélicoptères et autant de navires. La Chine, les États-Unis, la Malaisie, les Philippines, Singapour, et le Vietnam ont déployé leurs moyens militaires.

Parmi les appareils déployés par la Chine figurent une dizaine de Changhe Z-8, les principaux hélicoptères de sauvetage en service dans la marine chinoise. Ces appareils sont à même grâce à leur important rayon d’action et à leur équipement dernier cri de pouvoir chercher longtemps et loin les éventuels débris de l’appareil. Il servent de conserve avec un MH-60S Seahawk de l’US Navy également présent dans le secteur.

Hélicoptère de sauvetage Changhe Z-8 de la marine chinoise. Remarquez le FLIR installé sous l'intrados.
Hélicoptère de sauvetage Changhe Z-8 de la marine chinoise. Remarquez le FLIR installé sous l’intrados.

Après autant de temps, il est fort peu probable qu’on retrouve le moindre survivant, néanmoins les recherches doivent perdurer, ne serait-ce que pour que les enquêteurs puissent travailler correctement, et que les familles puissent faire leur deuil.

Photos (c) Associated Press.

Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.

5 COMMENTAIRES

  1. Habituellement on parle de l’intrados d’une voilure….pour un hélico c’est original.
    Au passage, jolie copie du Super Frelon (y compris les moteurs)….

    • On parle aussi d’intrados pour le redan des hydravions et amphibies et de certains hélicos comme le Super Frelon/Z-8, le Sea King, ou encore le Mi-14.

      • @siroge
        L’Aérospatiale a bien vendu des SA 321 Super Frelon à la Chine en 77-78, par contre il ne semble pas que la license ait été comprise dans le package…c’est le même cinéma avec les Z9B.
        La gestation du Z8 a été fort longue pour beaucoup de raisons dont une justement était qu’ils n’avaient pas la liasse de fabrication qui accompagne une license….ainsi que le know how.
        @arnaud
        Redan oui, intrados…..si vous le dites…

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