Deux Rafale sèment la panique sur la façade Atlantique

Deux Rafale sèment la panique sur la façade Atlantique

Ce dimanche 4 mai 2014 en début d’après midi les standards téléphoniques de la police et des pompiers de plusieurs départements de la façade Atlantique ont été saturé d’appels suite à deux fortes explosions entendues de Bordeaux jusqu’au sud de Nantes. Il s’agissait en fait du bruit dégagé par le bang supersonique de deux chasseurs de l’Armée de l’Air ayant décollé en alpha scramble. Les deux avions étaient des Rafale de l’Armée de l’Air ayant décollé de la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan.

Leur mission était d’intercepter un avion de ligne américain appartenant à la compagnie United Airlines et dont la trajectoire s’était décalé du plan de vol initial. Il réalisait une liaison régulière entre Rome et Washington-DC. Cet avion a rapidement été rejoint au-dessus de la façade Atlantique française par les deux chasseurs de la permanence opérationnelle.

Même si ce type d’incidents est rarissime il aura au moins permis de mettre en lumière l’excellent professionnalisme des aviateurs français, qui ne sachant pas face à quoi ils allaient se retrouver ont su appliquer les techniques adéquates pour permettre à l’équipage américain de reprendre sa route et de continuer son vol. Gageons que les passagers ont du en être quitte pour une belle frayeur, voir arriver deux chasseurs armés et bons de guerre tout près d’un avion de ligne n’a rien de rassurant. Heureusement nos pilotes sont avant tout des hommes (et des femmes) de sang froid.

Quand à la réaction des riverains qui ont été effrayés elle est compréhensible. Si le survol des avions de combat n’a rien d’inhabituel dans cette région riche en bases aériennes et aéronavales, le passage de telles machines à des vitesses supersoniques l’est nettement plus. Leur surprise est donc à mettre sur le compte d’une méconnaissance de la situation.

Photo (c) US Air Force

Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.

5 COMMENTAIRES

  1. Dans les années 60 les bangs étaient relativement courant pour ceux qui vivaient près des bases…je me rapelle des vitres qui tremblaient en plus du bruit assourdissant…actuellement c’est un vrai événement lorsqu’un seul se produit.
    Quand est-il de ces « pratiques » actuellement ?

    • Dans les années 80 j’étais gamin mais je me souviens très bien des bangs, qui avaient parfois lieu la nuit. Nous n’habitions pas à proximité d’une base aérienne mais jamais personne ne s’est jamais plaint.
      Bref…….

  2. Le problème est bien le même partout, dès que quelque chose sort de l’ordinaire, les réseaux sociaux s’agitent immédiatement. Nous avons eu un cas similaire il y a quelques mois lorsqu’un F16 de notre force aérienne a du perdre rapidement de l’altitude à cause d’un problème technique, ce qui l’a fait passer le mur du son. Toutes les rumeurs (qui elles, sont largement supersoniques) ont circulé sur la toile durant toute la journée jusqu’à ce que l’armée donne des explications au journal télévisé du soir.

  3. Il est vrais que les bangs supersoniques deviennent extrêmement rares, je confirme qu’en Auvergne les bangs n’étaient pas rares, même fréquents, il y à 30 ans, à l’époque les vitres étaient mises à rudes épreuves comme dit jolindien, c’était du simple vitrage de 4 mm. Par contre il y a 2 ou 3 mois je ne sais plus trop, au beau milieu de la nuit des chasseurs je pense, sont passés très très bas. C’est la première fois que j’entendais un bruit aussi strident sortant des réacteurs, pourtant je suis habitué au passage à basse altitude des Mirages 2000.

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