L’Armée de l’Air intercepte un avion de tourisme en Normandie

L’Armée de l’Air intercepte un avion de tourisme en Normandie

À quelques heures des festivités du quatre-vingtième anniversaire de l’Armée de l’Air et alors que toutes les caméras de télévision sont braquées sur eux les aviateurs français ont une fois encore démontrés leur professionnalisme. Un avion de combat de la permanence opérationnelle a intercepté un avion de tourisme léger allemand aux abords de la centrale nucléaire de Penly en Seine-Maritime. C’est un Rafale de l’Armée de l’Air qui a réalisé cette mission particulière.

C’est ce vendredi 20 juin 2014 vers midi que l’interception a eu lieu. L’appareil qui a nécessité ce déploiement d’un Rafale est un petit monomoteur Diamond DA-40 immatriculé en Allemagne. Il avait décollé quelques minutes auparavant de l’aérodrome de Dieppe et semblait prendre la direction du nord-est. Il faut signaler que le pilote n’avait fourni aucun plan de vol. Pour une raison inconnue le pilote a semble t’il fait décrire un cercle à son avion autour de la très sensible centrale nucléaire de Penly, l’une des plus proches de Paris. Il faut savoir que cette centrale se trouve en partie sur la falaise face à la Manche. Comme toutes les installations de ce genre son survol est strictement interdit aux aéronefs civils.

Immédiatement le centre de défense aérienne a envoyé sur zone le Rafale de permanence opérationnelle qui a identifié l’appareil en question. Après les procédures d’interception l’avion de combat et celui de tourisme ont été rejoint par un Fennec de l’Armée de l’Air qui a pris en charge l’aéronef léger et l’a accompagné jusqu’à un terrain d’aviation civile. C’est sur l’aéroport d’Amiens dans la Somme que le DA-40 s’est posé. Là son pilote et ses deux passagers ont été interpellé par la police nationale et placés en garde à vue. Le monomoteur de son côté était placé sous scellés judiciaires.
On a appris depuis que les trois personnes auraient déclaré vouloir se rendre au Luxembourg.

Même si la dangerosité de ce pilote ou de ses passagers n’a pas encore été démontrée par les policiers français, le moins qu’on puisse dire c’est que leur (éventuelle) maladresse aura permis à l’Armée de l’Air de confirmer, si besoin en était encore, toute la force de ses procédures d’interception.
Chapeau bas à eux qui chaque jour à chaque instant nous protègent.

Photo © Armée de l’Air

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