La province canadienne de la Colombie-Britannique est actuellement aux prises avec l’été le plus sec et chaud des 50 dernières années. Un nombre anormalement élevé des feux de forêt y font rage et ont même entraîné l’évacuation de plus de 2 500 personnes dans la région de Kelowna. Plus de 2 000 pompiers locaux, aidés de 350 autres provenant des provinces voisines tentent tant bien que mal de maîtriser les flammes. Ils sont également accompagnés d’avions citernes Canadair CL-215T et Bombardier CL-415.

Contrairement à d’autres provinces dotées de leurs propres flottes de bombardiers d’eau, comme le Québec, la Colombie-Britannique fait plutôt appel à des entreprises locales spécialisées dans ce domaine et particulièrement à Conair Group Inc. qui utilise notamment des hydravions Canadair CL-215T, mais surtout des appareils AT-802 Fire Boss de sa fabrication.

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AT-802 Fire Boss de Conair
A water bomber drops water on a hillside in West Kelowna, B.C. Friday, July, 18, 2014. Over 2500 residents of the area were evacuated when the fire suddenly grew in size threatening nearby homes. THE CANADIAN PRESS/Jonathan Hayward ORG XMIT: JOHV113
AT-802 Fire Boss en action

Mécontents de la situation qui semble hors de contrôle, un groupe de citoyens a rapidement amassé 18 000 signatures sur une pétition demandant à la Première ministre Christy Clark de la Colombie-Britannique de remettre en service les bombardiers d’eau géants Martin Mars appartenant à l’entreprise Coulson Flying Tankers. Bien que seulement au nombre de deux, ces impressionnants hydravions occupent une place de choix dans le cœur des citoyens de la Colombie-Britannique. Toutefois le gouvernement avait mis fin au contrat avec Coulson Flying Tankers face aux coûts d’opération élevés de ces vénérables appareils et à la flexibilité accrue de la flotte d’avions de Conair Group.

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Martin Mars de Coulson Flying Tankers

Les géants Martin Mars, sont actuellement stationnés à leur base d’attache sur l’île de Vancouver. Sans contrat pour rentabiliser l’entretien de ces appareils, leur propriétaire songe à les vendre à des musées ou à des collectionneurs privés. Il semble bien que l’âge de la retraite a sonné pour ces vétérans de 68 ans dont les vols de démonstration étonnaient toujours les spectateurs.

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2 COMMENTAIRES

  1. OK ils prennent des risques mais paient un lourd tribut en personnel et matériel « Des Courageux »je les admirent ces pompiers du ciel dans le monde entier .René ancien pompier au sol.

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