Le Costa Concordia sous haute protection aérienne et navale

Le Costa Concordia sous haute protection aérienne et navale

Ce mercredi 23 juillet 2014 l’ancien paquebot de croisière italien Costa Concordia a quitté le lieu de son dramatique échouage sur l’île de Giglio pour rejoindre le port de Gênes où il sera ferraillé. C’est une véritable mission à haut risque pour l’environnement que les Italiens mènent en Méditerranée. En effet les cales du navire renferment encore plusieurs centaines de tonnes de produits particulièrement polluant dont des huiles moteurs et du carburant. Pour ce dernier voyage le Costa Concordia est placé sous l’escorte d’une dizaine de navires, de trois hélicoptères, et d’un avion italiens.

Les trois hélicoptères sont deux Agusta-Bell AB-212ASW de la Marina Militare et un Agusta Westland AW.139 de la Guardia Costeria. Ce dernier est notamment doté d’une caméra thermique pouvant suivre d’éventuelles fuites d’hydrocarbures.
L’avion quand à lui est un biturbopropulseur léger à hélices propulsive Piaggio P.166 appartenant lui aussi aux gardes côtes italiens. L’avion a pour rôle lui aussi de surveiller la progression du convoi et de détecter là encore des pollutions marines qui pourraient arriver.

Il faut savoir que si le convoi reste dans les eaux italiennes et dans les eaux internationales il ne fait pas l’unanimité. En France notamment des voix se sont élevées contre le fait que le Costa Concordia allait passer à moins de 15 miles marins des côtes corses, au ras de la réserve naturelle marine du Cap Corse.
Contient des dangers le ministère de l’environnement a fait armer le bâtiment de soutien, d’assistance et de dépollution Jason, juste au cas où. Ce navire privé arbore néanmoins les marquages de l’action de l’État à la mer. En outre le Super Puma de l’EH 1/44 sis sur la BA-126 de Solenzara a lui aussi été placé en état d’alerte.

À la vitesse de 5 km/h le convoi mettra environ deux jours et demi pour franchir les 280 km de mer qui séparent Giglio de Gênes. Une soixantaine d’heures durant lesquels le navire sera ultra surveillé par les équipages des navires et aéronefs italiens, mais aussi par les marins français. Croisons les doigts pour que rien ne se passe de préoccupant pour l’environnement.

Photo © Guardia Costeria.

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