La RAF intercepte un Airbus A330 qatari

La RAF intercepte un Airbus A330 qatari

Grosse frayeur ce mardi 5 août 2014 en début d’après-midi pour les 269 passagers et membres d’équipage d’un avion de ligne Airbus A330 de la compagnie Qatar Airways. Le biréacteur reliait Doha à Manchester quand il a été intercepté par la Royal Air Force dans l’espace aérien britannique et escorté jusqu’à sa destination finale. Un Eurofighter Typhoon F Mk-2 a en effet reçu l’ordre de se tenir au plus près de l’Airbus. La raison était simple, ce vol commercial était suspecté de transporter une bombe.

Le souci c’est que la très grande majorité des passagers ignorait la raison de cette escorte. Ils ont simplement vu arriver le chasseur biréacteur.
Quelques minutes auparavant un passager avait fait passer une enveloppe cacheté à destination du cockpit, via une hôtesse de l’air. À l’intérieur se trouvait un message indiquant qu’un engin explosif se trouvait dans la soute de l’avion et que celui ci allait bientôt exploser. Immédiatement le commandant de bord en a avisé le contrôle aérien, qui a lui même prévenu les autorités compétentes.
L’appareil de combat (similaire à celui vu ci-dessus) s’est donc rapproché de l’avion qatari.

L’espace aérien britannique autours de l’aéroport de Manchester a été entièrement fermé durant environ 25 minutes. Il faut dire que l’A330 s’y est posé, a été évacué immédiatement puis inspecté par les forces de l’ordre britanniques. Bien évidemment ils n’ont rien décelé d’anormal. Le passager qui avait donné l’alerte via ce courrier a été interpellé par la police.
Aux enquêteurs désormais de déterminer s’ils ont affaire à un mauvais canular ou à l’action d’un déséquilibré. Quoi qu’il en soit cela risque de coûter cher à ce passager, la justice britannique étant, à l’instar de son homologue française, très peu clémente avec ce genre de fausse alerte.

Une fois de plus les Britanniques ont pu apprécier la rapidité d’intervention des avions de combat de la Royal Air Force toujours prompts à défendre leur espace aérien. Gageons que les passagers de ce vol ne sont pas près d’oublier leur arrivée tonitruante à Manchester. Pour la petite histoire l’avion s’est du coup posé avec vingt minutes d’avance sur l’horaire initial.

Photo © Royal Air Force.

3 COMMENTAIRES

  1. « Pour la petite histoire l’avion s’est du coup posé avec vingt minutes d’avance sur l’horaire initial. »
    Je suis pas sur qu’au final les passagers aient gagné du temps!

  2. Mais sinon, à quoi peut bien servir un intercepteur dans ce cas là ? D’un avion détourné, par exemple ? A part abattre l’avion civil en plein vol avant qu’il ne percute une cible au sol ?
    Les passagers ne sont pas vraiment ‘protégés’… !?

    • En fait c’est exactement cela. En cas de détournement de vol si les services de renseignement et/ou ceux de sécurité estiment qu’il existe un risque réel type 11 septembre 2001 les avions de chasse seraient autorisés à escorter l’avion hors de tous survol urbain, notamment au-dessus des mers, et de l’abattre. En France, comme au Royaume-Uni, cette décision revient au Premier Ministre. Après c’est sûr que cela demeure très théorique. Je vois mal comment un responsable politique pourrait justifier auprès de l’opinion publique d’avoir fait tuer X dizaines ou X centaines de passagers innocents. Sans compter le pilote de chasse qui devra vivre avec cela le reste de sa vie. Détruire un avion ennemi c’est une chose, détruire un avion de ligne avec des otages innocents c’est totalement différent.

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