Tracker et Canadair bombardent l’autoroute A9

Tracker et Canadair bombardent l’autoroute A9

Voilà un incendie dont les autorités françaises se seraient bien passées. À quelques heures du plus grand chassé-croisé routier de l’année, celui qui voit les juillétistes rentrer chez eux pendant que les aoûtiens gagnent leurs lieux de vacances, l’autoroute A9 a été la cible des bombardiers d’eau de la Sécurité Civile. La raison de cette attaque est un important feu de garrigue qui s’était déclaré sur la commune de Gigean dans le département de l’Hérault dans journée du jeudi 31 juillet 2014.

Outre 265 sapeurs-pompiers et leurs véhicules le Service Départemental d’Incendie et de Secours (ou SDIS-34) avait engagé les deux Écureuil qu’il loue pendant l’été pour le guet aérien armé et l’attaque légère. Cependant ces deux hélicoptères se sont très vite avérés insuffisants, nécessitant une demande de renfort à la Sécurité Civile.
Celui-ci a pris la forme de deux Tracker et de quatre CL-415, qui ont été ensuite rejoint par le bombardier lourd Dash 8.

Non seulement il s’agissait de sauver la nature riche de cette partie du sud de la France, mais aussi de protéger l’autoroute. Pour mémoire l’autoroute A9 permet de relier des villes comme Lyon, Nice, Marseille, ou Paris à Montpellier, Sète, Perpignan, et surtout l’Espagne. C’est donc un axe autoroutier majeur pour l’économie française. Et pour les vacanciers bien entendu. Des vacanciers qui étaient déjà nombreux dans les bouchons qui se sont formés suite à la fermeture de l’A9 le temps que les soldats du feu mènent leur lutte contre l’incendie.

Finalement en début de soirée la circulation a pu être ré-ouverte, l’incendie avait été circonscrit loin de l’autoroute. Il faut souligner que CRS et patrouilleurs autoroutiers avaient mis en place des équipes pour apporter des bouteilles d’eau aux malheureux « échoués de la route » coincés dans leurs voitures et camion en plein soleil.

Une fois encore les pilotes de bombardiers d’eau français, qu’il soient de la Sécurité Civile ou des SDIS, ont largement démontré leur professionnalisme et leur engagement sans faille. Certes les feux de garrigue sont réputés moins dangereux que ceux qui embrasent les grandes pinèdes mais il ne faut pas s’y méprendre, un feu de forêt reste un feu de forêt, et ce sont des missions extrêmement risquées pour les soldats du feu qui les combattent, qu’ils soient à pied, dans un CCF, ou bien encore dans le cockpit de leurs bombardiers d’eau.
Chapeau bas à celles et ceux qui risquent leur vie pour protéger notre environnement.

Photo © Gérard JOYON – Licence Wikimédia Commons.

Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.

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