Les amateurs de voilures tournantes et les spotters belges ont de quoi être ravis. Du 22 septembre au 12 octobre 2014 la base aérienne de Florennes accueille un exercice international destiné à mutualiser les connaissances et les techniques de chacun dans le domaine de la récupération des personnels sur le champs de bataille. C’est l’occasion de voir évoluer ensemble des machines assez différentes les unes des autres, et même d’apercevoir pourquoi pas des hélicoptères pour le moins exotiques.

Connu sous l’acronyme anglophone de CJPRSC (pour Combined Joint Personnel Recovery Standardisation Course, ou en français stage interallié et interarmées de standardisation à la récupération de personnel) cet exercice se déroule dans un climat un peu particulier. Prévu de longue date, il tombe en effet pile poil au moment où plusieurs de ses participants sont engagés dans de vastes opérations aériennes contre un groupe terroriste en Irak. Malgré cela le CJPRSC n’a pas trop à souffrir des absences de certains. Voyez donc par vous même.

Si les participations des unités de forces spéciales restent particulièrement discrètes, on sait cependant que l’Armée de l’Air a envoyé sur place son CPA 30, il en tout autrement des aéronefs présents. Là il y a pléthore, et c’est tant mieux.

Des commandos allemands à bord d'un Caracal français, c'est aussi ça le CJPRSC.
Des commandos allemands à bord d’un Caracal français, c’est aussi ça le CJPRSC.

À tous seigneurs tout honneur, puisque les Belges reçoivent, commençons par leurs Agusta A109, viennent ensuite les Allemands avec leurs toujours impressionnants Sikorsky CH-53G, les Espagnols avec leurs Eurocopter AS332L Super Puma, les Français avec des Aérospatiale SA-342 Gazelle et des Eurocopter EC725 Caracal, les Italiens avec des Agusta-Bell AB-212 et AB-412, et enfin les Polonais avec des Mil Mi-24 et des PZL W3 Sokol.
Rien que pour ces derniers, plutôt rares par chez nous, cet exercice doit valoir le coup d’œil.

Pour le réalisme de l’exercice plusieurs avions militaires sont mis à contribution : des avions de combat AMX italiens et F-16MLU belges, ainsi qu’un Boeing E-3F français. Ce dernier opère depuis la Base Aérienne 702 d’Avord, son « petit nid douillet ».

Caracal de l'Armée de l'Air en opération à Florennes.
Caracal de l’Armée de l’Air en opération à Florennes.

Le CJPRSC permet notamment aux unités de commandos spécialisées dans la recherche et la récupération de personnels de se familiariser avec les aéronefs des autres pays. Il est évident que pour des Allemands habitués à la taille imposante d’un CH-53G, les AB-212 italiens doivent paraître particulièrement étroits et inconfortables. De même pour des Polonais habitués à la rusticité d’un W3 Sokol, le Caracal français doit surprendre par sa modernité et sa polyvalence sans cesse remise au goût du jour.

Un exercice plus que primordial dans la situation internationale actuelle. En effet les opérations aériennes contre Daech ne nous mettent pas mutuellement à l’abri de la perte d’un avion de combat et donc de la mission d’aller récupérer le ou les pilotes.

Photos © Armée de l’Air.

6 COMMENTAIRES

    • En fait ce sont des Agusta-Bell AB-212, une version construite sous licence italienne du Bell 212 qui est lui même la version civile du Bell UH-1N biturbine.

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