La France commande douze ravitailleurs en vol Airbus A330MRTT

La France commande douze ravitailleurs en vol Airbus A330MRTT

Le contrat était dans les cartons depuis quelques mois, il a désormais été officiellement annoncé ce jeudi 20 novembre 2014 en fin d’après-midi par le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian : l’Armée de l’Air a commandé douze biréacteurs de ravitaillement en vol Airbus Defense & Space A330MRTT. Les premiers avions arriveront en unité en 2018.

Déjà il y a quelques jours nous annoncions l’imminence de cette commande. Ce contrat s’élève à trois milliards d’euros, et fait ainsi de la France le sixième utilisateur de ce biréacteur après l’Arabie-Saoudite, l’Australie, les Émirats Arabes Unis, le Royaume-Uni, et Singapour.
Des pourparlers sont actuellement en cours entre l’avionneur européen et les gouvernements indiens et qataris pour des contrats similaires.

Par la même occasion le nom de l’avion a été révélé. Les A330MRTT français seront baptisés Phénix, du nom du célèbre oiseau imaginaire capable de renaître encore et encore de ses propres cendres.
Atlas, Hercules, et maintenant Phénix, la mythologie a le vent en poupe auprès des militaires français.

Peu d’informations ont filtré sur les détails techniques de celui qui devra remplacer les vénérables Boeing C-135FR, tout juste sait-on que les Airbus Phénix seront d’un standard proche des Voyager de la Royal Air Force, aptes aussi bien au ravitaillement en vol qu’au transport stratégique. Les A330MRTT français devront en outre être adaptés à la mission d’évacuation sanitaire lourde au moyen du module MORPHEE. À n’en pas douter cette commande va rassurer ceux qui pensaient que l’État avait renoncé aux grands programmes de défense.

Photo © UK Ministry of Defence.

13 COMMENTAIRES

  1. Je crois que me souvenir que Gérard Longuet (le ministre de la défense de Sarkozy) avait dit que la France allait acheter quatorze Airbus A330 MRTT. Finalement il n’a rien fait. Alors si Le Drian dit douze mais le fait, c’est pas plus mal.

    Une question Arnaud. Dans votre article vous parlez d’Airbus Defense & Space, quelle est la différence avec Airbus Military ?

    • En effet comme vous l’a précisé Michel c’est la nouvelle raison sociale d’Airbus Military. Elle est entrée en vigueur le 1er janvier 2014, au même moment où Eurocopter devenait Airbus Helicopter.
      Airbus Industries devenait alors Airbus Group.

  2. Pas grave, mais ce ne serait pas le jeudi 20 novembre plutôt… 😉 ?!

    Attention vous travaillez trop… (nous ne pouvons pas nous en plaindre… 😉 ! )

    • A priori ce n’est pas plus prévu que ça. En fait pour l’instant les A330MRTT sont encore sur un standard classique de l’A330. Le Néo n’est pas à l’ordre du jour pour les militaires.

  3. Pourquoi des entreprises européennes, notamment françaises, se sentent-elles obligées d’adopter des noms uniquement en anglais ? Pour les francophones d’Amérique qui se battent quotidiennement pour promouvoir l’usage du français, même dans le domaine aéronautique, c’est déprimant de voir nos cousins européens abdiquer devant le rouleau compresseur anglo-américain.

    • Je suis assez d’accord avec toi Marcel, mais les différentes composantes d’Airbus Group ne sont pas françaises, elles sont européennes et l’impact culture de la langue de Shakespeare est de plus en plus fort sur le vieux continent. Remarquons que Dassault Aviation ne s’appelle pas encore Dassault Aeronautics. J’ai bien écris pas encore.

    • Ah, vaste sujet… Je suis bien d’accord. Les francophones d’Amérique sont, hélas, les seuls à défendre le français… A ceci près que ce n’est pas le rouleau compresseur anglo-américain mais la bêtise d’une certaine conception de l’Europe.
      La réussite d’Airbus vient aussi du Concorde. Le programme de celui-ci avait deux langues (français & anglais), deux système de mesures (métrique & impérial), deux chaînes de montage, deux bureaux d’études… le tout pour … 20 exemplaires fabriqués à la main !
      Dès la fin des années 60, des études à Sud-aviation pour un successeur de la Caravelle ont rationalisé la programme Airbus avec les Allemands, mais aussi des Italiens, Belges, Néerlandais… et la langue de travail fut l’anglais.
      Quant à Dassault Aviation, c’est déjà le nom anglais… (comme ‘North American Aviation’ par exemple, avant c’était AMD-BA). Comme quoi on peut être intelligent et élégant, avec le nombre de mots français que comprend le bas-normand de l’ouest (pardon l’anglais) 😉 !
      85% des francophones (beaucoup plus nombreux que les anglophones) seront africains en 2050, on fait bien de bombarder au Mali.

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