La force Chammal au cœur du dispositif international en Irak

La force Chammal au cœur du dispositif international en Irak

Alors que l’on commence à murmurer qu’une intervention américaine au sol pourrait avoir lieu dans les prochaines semaines, en appui d’une vaste offensive irakienne, l’activité aérienne ne diminue pas dans les cieux irakiens. Et parmi les avions de cette force internationale, ceux de l’Armée de l’Air tiennent toujours une place importante, aux côtés de nos alliés américains, britanniques, et canadiens.

Depuis son déclenchement le 19 septembre dernier ce sont plus de 370 missions de reconnaissance et d’appui aérien qui ont été réalisées par les Rafale et Mirage 2000D français. Des opérations qui ont permis aux pilotes français de recueillir du renseignement contre les forces terroristes ennemies, mais également de frapper le Daech en profondeur détruisant plus de quatre-vingts de ses positions, et neutralisant de nombreux membres de cette organisation.

Et les armes les plus employées par les avions de combat de l’Armée de l’Air sont sans aucun doute possible les munitions de précision A2SM et GBU-12, respectivement de facture française et américaine.

Parmi les derniers exemples en date, ce dimanche 8 février 2015 quand deux avions de combat français ont détruit au moyen de leurs bombes à guidage laser un poste de commandement avancée des forces djihadistes dans la banlieue de Mossoul. Plusieurs dizaines de combattants ennemis ont été tué dans l’opération menée par nos aviateurs.

Car ne l’oublions pas, ce qui se passe là-bas, à plusieurs centaines de mètres d’altitude, dans les cockpits de nos chasseurs, ce sont des actes de guerre. Non pas contre le peuple irakien mais contre une bande de terroristes fondamentalistes pseudo-religieux qui veulent placer l’Irak, la Syrie, mais aussi une partie des territoires iraniens et jordaniens sous la coupe d’un état terroriste. C’est pour lutter contre cela que la force Chammal est née.

Ne tombons pas dans un manichéisme chauvin, nos aviateurs ne se battent pas uniquement « pour la liberté » et « l’autodétermination des peuples », deux valeurs si chères à notre pays. Ils le font aussi pour préserver un minimum d’équilibre politique et économique dans une région du monde qui plus que jamais auparavant est une véritable poudrière prête à exploser.

De ce fait nos avions de combat, mais également ceux de nos alliés, sont les seules armes capables de soutenir l’armée irakienne et de freiner au maximum le développement du Daech. Dans l’ombre n’oublions pas les mécanos, mais également les équipages du Boeing C-135FR et de l’Atlantique 2 de la Flottille 23F de la Marine Nationale.

C’est aussi grâce à l’expérience acquise sur ce théâtre d’opérations que le Rafale est devenu vraiment combat proven, ouvrant ainsi la voie à son exportation. C’est une forme de retour sur investissement.

Photo © Armée de l’Air

Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.

5 COMMENTAIRES

  1. Bonjour !

    Entièrement d’accord avec vous ! mais il ne faut pas qu’il y ait une intervention alliés au sol, seuls les irakiens doivent combattre, avec l’ appui aérien des alliés. Si, il doit avoir des vainqueurs au sol, ce sont les troupes irakiennes; il faut qu’elles mènent cette bataille jusqu’au bout, et qu’elles soient fiers de l’avoir mené. Ces dernières années leur fierté a pris un coup, avec « la mauvaise » occupation US.

  2. D’accord avec vous, mis à part que le problème est que ces troupes (irakiennes arabes) ne sont pas fiables !
    Les Kurdes (et les Jordaniens maintenant) sont beaucoup plus motivés.
    Quant à l’aviation irakienne, on en entend guère parler ?

  3. « une bande de terroristes fondamentalistes pseudo-religieux » : c’est la meilleure définition que j’ai lu de l’EI.
    Sans oublier qu’ils veulent envahir l’Arabie Saoudite pour « délivrer » la Mecque et Médine… d’où l’inquiétude et la participation Saoudienne à la lutte, alors qu’ils soutenaient plutôt Daesh à l’origine contre Bachar El-Assad…

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