Un Boeing 777 d’Air France se pose en urgence en Russie

Un Boeing 777 d’Air France se pose en urgence en Russie

Plus de peurs que de mal au-dessus du territoire russe pour le vol AF267. Ce dimanche 15 février 2015 au matin un Boeing 777-300ER appartenant à la compagnie Air France a réalisé un atterrissage d’urgence sur l’aéroport international d’Iekaterinbourg, dans l’est de la partie européenne de la Russie. Le biréacteur réalisait une liaison régulière entre Paris et Séoul, la capitale sud-coréenne.

Pour une raison encore inconnue l’un des réacteurs de l’avion s’est arrêté en plein vol. Il n’y avait visiblement aucune possibilité de le relancer. Ainsi le commandant de bord en a avisé immédiatement le contrôle aérien russe. En lien avec les autorités françaises la Russie a décidé de faire atterrir l’avion en urgence. Il était clairement impossible à l’avion de réaliser ses cinq heures de vols restantes sur un seul réacteur.

L’avion de ligne transportait alors 290 passagers et 18 membres d’équipage. À bord du Boeing 777-300ER les passagers ont immédiatement été avisé des faits. Le professionnalisme et le sang-froid des PNC a certainement évité une panique générale.
Dans le même temps les services de secours russes ont fait le maximum pour éviter une catastrophe. Malgré une température au sol qui avoisinait alors les -8°C avec un léger vent de travers sur le tarmac, les autorités russes n’ont pas hésité à faire atterrir l’avion français.

Le commandant de bord et son copilote ont réussi à poser leur appareil sans encombre, le tarmac ayant été neutralisé, et totalement sécurisé par les services de secours de l’aéroport et de la ville.
Il n’y a aucun blessé parmi les passagers et membres d’équipage, ils ont été pris en charge par les autorités russes et des représentants locaux de la compagnie française.

Photo © Reuters.

Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.

6 COMMENTAIRES

  1. cocorico!!!!! a la russie pour leurs gestes fraternels concernant leboeing 777-ER!!!! cela a évité le pire.
    je crois que cela doit être souligné. surtout dans l’esprit de guerre que traversse ce pays.

  2. Da avion amerinkansky… 😉 !
    Sérieusement, chapeau à l’équipage et aux équipes au sol, ça a dû être un peu ‘chaud’ en effet (même en Sibérie) !
    Connait-on le type de réacteur des 777-300 ER (pourtant de très bons avions) d’Air France ?

    • bonjour,
      le moteur est un General Electric 115 version plus puissante du 777-228 équipé lui du GE 9O.
      le 115 correspond à la poussée en livres (115000lbs)
      le 90 à 90000lbs.
      l’appareil a subi un IFSD (in flight shut down) et le pilote n’ayant pu le rallumer, s’est dérouté sur le terrain prévu en cas d’avarie de ce genre.Après,s’agissant des capacités de l’aéroport à acueillir un gros porteur pour les réparations, c’est une autre histoire.

      • Merci Alain, donc plus de 100t de poussée au décollage, et 50t en mono.
        Le -300ER est aussi la version la plus lourde, non ?
        Quant à l’aéroport de Iekaterinbourg, il est international (certifié pour le A380) et accueille des Il-96 (certes plus légers) Mais vu que 777-300 a dû atterrir dans les 250t, cela ne devrait pas poser de soucis ?

  3. arrêtera des louanger ils ont leur travaille comme partout ailleurs féliciter les pilotes c’est eux qui ont fait leur travaille et a -8 degrée la piste était parfaite ainsi que la température penser a l’avion malaysien détruis par un missile russe ils ont pas eux de chance eux

  4. Heureusement que vous êtes là ! Avec tous les experts qui s’évertuent à mener leur enquête, « faire leur travail » comme vous dites, et à déterminer s’il s’agit d’une explosion réacteur, d’un missile (sol-air ou air-air), etc.
    Vous vous savez que c’est un missile, et russe de surcroît. Mais depuis quel côté ? Vous avez certainement tous les prénoms de l’individu qui a appuyé sur le bouton…
    Plus sérieusement, même si c’était leur travail, on peut féliciter les pilotes pour leur professionnalisme (comme les pompiers : même si c’est leur boulot, lorsqu’ils arrivent à temps pour sauver des vies (au péril des leurs parfois) et éteindre des incendies, on peut les féliciter !)

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