La France procède à une évacuation humanitaire au Yémen.

La France procède à une évacuation humanitaire au Yémen.

C’est une action de force que la France a mené de manière fort discrète ce samedi 4 avril 2015. Le bâtiment de projection et de commandement Dixmude (L9015) a réalisé une opération aéronavale d’évacuation de ressortissants européens et nord-américains sur le territoire yéménite. Au total ce sont quarante-quatre civils qui ont été exfiltrés et conduits à bord du navire français. Ensuite ce dernier a repris la route de Djibouti.

Si l’opération a pu être conduite sans anicroche c’est aussi parce que les éléments aériens et amphibies français sont parfaitement inter-opérationnels. Tandis que des hélicoptères armés de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre couvraient les opérations, deux Engins de Débarquement Amphibies Rapides (les fameux EDAR) permettaient aux fusiliers-marins et commandos de marine du bord de prendre possession d’une partie des quais du port yéménite de Balhaf. C’est là que les différents services consulaires concernés avaient fait conduire les ressortissants à évacuer.

Toujours sous la protection des hélicoptères français ils ont embarqué à bord des EDAR et rejoints le Dixmude qui mouillait au large, hors de portée d’éventuels assaillants.

Civils évacués et militaires français gagnent le bord du Dixmude à bord d'une EDAR.
Civils évacués et militaires français gagnent le bord du Dixmude à bord d’une EDAR.

Il semble bien qu’au moins un hélicoptère d’assaut, Puma ou Cougar, ai été utilisé durant cette opération, peut être en appui sanitaire. Toujours est-il que selon l’état-major de la Marine Nationale l’intervention française au Yémen s’est déroulée en moins de trois heures, l’enregistrement à terre et l’évacuation par les mers des quarante-quatre civils ne prenant pas plus de quatre-vingt dix minutes. Aucune ouverture du feu n’a été réalisée par les forces françaises engagées.

Une fois à Djibouti les exfiltrés seront rapatriés par les airs jusque dans leurs pays d’origine. Coordonnée par le Chef d’État-Major des Armées, le général d’armée Pierre de Villiers, cette opération extrêmement rapide et précise a été décidée par l’Élysée en lien avec les différents pays d’origine des civils en question.
Ce type d’opération est clairement la raison d’être de nos BPC, et démontre une fois encore que ces navires sont parfaitement adaptés aux besoins navals français.

Photos © Marine Nationale.

Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.

1 COMMENTAIRE

  1. Voilà bien un endroit du monde dont on parle peu ou pas, et pourtant c’est une vrai poudrière. Les monstres sont lâchés et il va falloir du temps avant de les réduire à néant.
    Belle opération d’exfiltration, le savoir faire de nos armées encore une fois démontré avec éclat, chapeau..

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