La garde-côtière canadienne confirme son attachement à Bell Helicopter

La garde-côtière canadienne confirme son attachement à Bell Helicopter

C’est un joli coup mené par le constructeur nord-américain. Filiale du géant Textron l’hélicoptériste Bell vient de signer un contrat pour la fourniture de sept hélicoptères de sauvetage et de transport avec la Garde Côtière du Canada. Il faut signaler qu’elle en avait signer un autre pour quinze machines il y a moins d’un an.

Cette nouvelle commande concerne des biturbines moyens Bell 412EPI, des appareils civils lointains dérivés du UH-1N Iroquois militaire. Ces appareils auront la tâche de devoir remplacer en 2017/2018 les sept Bell 212 acquis dans les années 1980 et largement utilisés depuis pour porter assistance aux marins en difficulté autant qu’aux baigneurs et plaisanciers.

En mai dernier déjà les gardes-côtes canadiens avaient passé un contrat pour quinze biturbines léger Bell 429 Global Ranger. Ces appareils de nouvelle génération (voir photo ci-dessus) auront pour rôle de remplacer les douze MBB Bö-105 d’origine allemande et les deux Bell 206, deux modèles d’hélicoptères livrés à la fin des années 1970 et utilisés pour des missions aussi diverses que la patrouille côtière et hauturière à partir de bâtiments en mer, la surveillance polaire, et évidemment la recherche-sauvetage en mer.

Alors bien entendu il faut rappeler que les hélicoptères civils et parapublics de Bell Helicopter sont produits localement, dans l’usine québécoise de Mirabel dans la banlieue de Montréal. Un sacré plus pour Bell Helicopter vis à vis de ses concurrents, et en premier lieu Airbus Helicopters. Le constructeur européen vient d’ailleurs d’être débouté par la justice canadienne d’une plainte suite à l’appel d’offres de 2014 jugé trop en faveur de Bell. Malgré les arguments des avocats du géant européen la justice a rendu son avis en faveur de l’hélicoptériste américain.
D’autant que les appareils proposés par Airbus Helicopters auraient pu être produits dans les usines nord-américaines, celles jadis appelés « Eurocopter-America », qui servent notamment à l’assemblage des UH-72A Lakota de l’US Army.

Vingt-deux hélicoptères construits par Bell et commandés en onze mois c’est avant tout un très joli coup commercial pour le constructeur. C’est aussi la preuve flagrante que les services officiels canadiens demeurent très attachés au constructeur nord-américain.
N’oublions pas que le Bell 412 est l’un des hélicoptères standard de l’Aviation Royale Canadienne, sous la forme du CH-146 Griffon.

Photo © AFP

Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.

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