Un pas de plus vers le retrait prochain des Super Étendard Modernisés

Un pas de plus vers le retrait prochain des Super Étendard Modernisés

Ça commence vraiment à sentir le roussi pour le vénérable monoréacteur d’attaque de la Marine Nationale. Cinq anciens pilotes de Super Étendard Modernisés viennent de réaliser en Méditerranée leur formation à l’appontage sur Rafale M. À l’issu ils ont été qualifié sur le biréacteur de combat omnirôle et peuvent donc désormais opérer depuis le pont du Charles de Gaulle.

Durant deux jours, les 16 et 17 mai 2015, il ont du réaliser deux touch-and-go et six appontages avec leurs Dassault Rafale M  pour pouvoir être qualifiés. Bien entendu chacun de ces pilotes d’expérience a réussi ses tests. Désormais c’est sur Rafale M qu’ils réaliseront leurs missions de frappes aériennes mais également de reconnaissance et bien entendu de défense aérienne. Car le Rafale M sait faire tout ça, y compris les frappes nucléaires pré-stratégique au moyen du missile ASMP-A.

Les différences doivent cependant être énormes entre le nouveau Rafale M et l’ancien Super Étendard Modernisés pour ces pilotes qui ont pour certains dépassés les cinq ans d’opérations sur le monoréacteur d’attaque. Et pourtant ils se sont qualifiés. C’est d’ailleurs le même scénario que la Marine Nationale avait connu il y a une quinzaine d’années avec le retrait des vieux Vought F-8E (FN) Crusader usés jusqu’à la corde. Certains de ses pilotes s’étaient retrouvés sur Super Étendard… pas encore vraiment modernisés.

Mais surtout cette formation qualificative à l’appontage démontre un peu plus que le Super Étendard Modernisé est à la fin de sa vie, même s’il s’est illustré il y a quelques semaines lors de frappes contre les djihadistes de Daech. Il doit théoriquement quitter le service actif l’an prochain.

Photo © Marine Nationale.

5 COMMENTAIRES

  1. C’est plutôt une Bonne Nouvelle, le fait d’avoir deux avions à entretenir prend apparement beaucoup de place sur le CdG. Ce dernier pourra donc emporter plus de rafale.

    • Oui d’autant plus que le M88 est bien plus pratique, logistiquement parlant, à entretenir. En effet, il est très modulaire et donc on peut enlever un réacteur, remplacer la partie à entretenir par une présente dans les entrepots, remonter le moteur. L’avion reste donc disponible pendant la réparation ou l’entretient du M88.

  2. C’est amusant d’entendre tous les Français encore parler de Super Etendard « modernisés », car à mon avis, cette modernisation doit quand même dater de quelques années.
    Mais bon, vous avez eu les memes soucis avec les anciens et les nouveaux francs.;-)

    Allez, je sors.

    Michel.

    PS : Et félicitations au Rafale pour son début de carrière internationnale. Il le mérite.

  3. Ce terme n’est pas une question d’habitude ou pas, c’est la dénomination officielle des Super-Étendard modernisés (SEM) au début des années 90 (nouveau radar, upgrade du cockpit etc) et qui se différencient donc des Super-Étendard « standards ». C’est un peu comme les C-160 Transall NG pour « Nouvelle Génération ».

    Rappelons quand-même que les Rafales auraient dû entrer en service bien plus tôt qu’ils ne l’ont fait et que les SEM auraient probablement déjà dû tirer leur révérence.

    • Tout à fait ! Il était même question (fut un temps) de prendre quelques F-18 pour pallier à la retraite des Crusaders en l’absence de Rafale M. Mais la Marine Nationale a préféré se passer de défense aérienne pendant quelques temps plutôt que d’investir dans le chasseur US.

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