L’aventure technologique du Lockheed-Martin C-5M se poursuit

L’aventure technologique du Lockheed-Martin C-5M se poursuit

On pensait sa production stoppée définitivement, il n’en est rien. Lockheed-Martin a reçu pour instruction au début de l’année 2015 de poursuivre la production en série des C-5M Super Galaxy. L’US Air Force est toujours le seul client du quadriréacteur géant américain. C’est actuellement un avion un peu particulier qui est en cours de transformation.

Le 28 avril 2015 un nouveau Lockheed-Martin C-5M Super Galaxy est sortie d’usine. C’est une machine au destin singulier. Construit initialement comme C-5A il fut transformé dans les années 1990 en C-5C destiné au transport de matériels sensibles et fragiles entre les installations de l’US Air Force et celles de la NASA.
En somme ce C-5C transportait les satellites militaires américains jusqu’à leur pas de tir spatial.
L’avion a été pris en compte début mai par le 312th Airlift Squadron installé à Travis-AFB en Californie.

Il est intéressant de voir que la transformation C-5C n’a concerné que deux C-5A et que l’avion qui au 15 mai 2015 se trouvait dans les ateliers de Lockheed-Martin était justement le second C-5C. Ainsi cette sous-version du Galaxy n’existe désormais plus.

Outre la remotorisation, le chantier du C-5M Super Galaxy prévoit de démonter intégralement chaque avion et de le reprendre à zéro. Ce sont donc des appareils quasi neufs qui sortent ensuite d’usine.
Il ne faut pas oublier que les cellules datent toutes des années 1970 et qu’elles ont servi partout où les États-Unis en avaient besoin.
Reste à savoir jusqu’à quand l’US Air Force se servira de ces mastodontes d’un autre temps, des avions impressionnants sans réel équivalent dans l’arsenal américain.

Photo © Lockheed-Martin.

2 COMMENTAIRES

  1. D’un autre temps, d’un autre temps, pas tant que ça… 😉 … quand on songe à la longévité de certains appareils US grand format (KC-135, E3-A, Orion, Hercules, et surtout l’increvable B-52…), nul doute que cette version refourbie a encore de l’avenir pour au moins quelques décennies. Par contre, il y a fort à parier que seule une fraction de la flotte subira cette mise à niveau, en ces temps de disette.

    N’oublions d’ailleurs pas que l’Airlift Command est d’ores et déjà passé majoritairement sur C-17, donc en toute logique les C-5 seront toujours utiles pour les gros volumes, mais n’assureront plus le gros du travail.

    Ou peut-être également les USA les loueront / prêteront à des pays amis manquant cruellement de moyens de transport lourd pour leurs OPEX. Suivez mon regard… 😉

  2. Je l’ai approché à la fin des années 80 sur le tarmac du DA160 Ouakam, que venait-il y faire ? mystère mais quel merveilleux et bel oiseau…

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