L’Italie se débarrasse d’une partie de sa flotte d’hélicoptères militaires

L’Italie se débarrasse d’une partie de sa flotte d’hélicoptères militaires

Voilà une opération qui ne devrait même pas permettre de renflouer (même pas un tout petit peu) les caisses bien vides de l’état italien. À Rome le ministère de la défense a annoncé son intention de mettre en vente plus de cent hélicoptères militaires et parapubliques qui jusqu’à présent voilaient sous sa cocarde. Bien que souvent assez fatigués ces hélicoptères disposent pour certains encore d’un potentiel bien réel. Ils pourraient donc rejoindre les flottes de pays en voie de développement, ou servir de stocks de pièces détachées pour d’autres.

Et clairement il y en a pour tous les goûts : de l’hélicoptère d’assaut à celui de surveillance, en passant par les machines anti-sous-marines et celles de recherches-sauvetage en mer l’Italie se défausse d’une partie non négligeable de son arsenal de voilures tournantes.

Parmi ceux-ci figurent entre six et huit hélicoptères lourds Agusta-Sikorsky HH-3F Pelican similaires à celui vu ci-dessus, des machines spécialisées dans le transport de commandos et la mission de recherche-sauvetage au combat. Cet hélicoptère est un lointain cousin du SH-3 Sea King américain.

On retrouve aussi des hélicoptères de liaison et de surveillance Agusta A-109, de transport et d’assaut Agusta-Bell AB-212A et AB-412, et des hélicoptères de lutte anti-sous-marine et anti-navire Agusta Bell AB-212ASW et Sikorsky SH-3D. Tout ou presque des composantes militaires et parapubliques italiennes sont concerné par ce dégraissage massif.

On remarquera à la lecture de ces machines qu’il n’y a rien de très récent, d’où un prix de vente qui risque d’être bas. Beaucoup d’entre eux pourraient même être vendus à la tonne afin de servir à la cannibalisation, une technique permettant de maintenir en état de vol un ou deux aéronefs grâce à trois ou quatre machines. l’Italie a déjà eu recours à ce principe dans les années passées.

Photo © Aeronautica Militare Italiana

Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.

4 COMMENTAIRES

  1. Mais ils vont se doter de F-35 … Est ce que ces hélicoptères sont utilisés pour le sauvetage en mer ? Si c’est le cas il fraudai revoir les priorités .

  2. La Marine royale canadienne attend depuis bien(trop)longtemps le Sikorsky CH-148 en remplacement des vénérables CH-124 Sea King. Alors pourquoi pas un échange hélicoptères contre pétrole albertain?

  3. Et au-delà du « cas » des hélicoptères, il est également intéressant de noter la grande diversité qu’aura eu leur parc d’avions de chasse durant les 2 premières décennies des années 2000: Tornado IDS / ECR (+ des ADV loués un temps à la RAF), AMX, F-104S, F-16 (loués en attente du Typhoon), Typhoon, et bientôt F-35…

    Avec le retrait du F-104 trop tôt pour son remplacement par le Typhoon dans le rôle de défense aérienne, la location des Tornado ADV et des F-16 n’a clairement pas été un bon coup pour les finances Italiennes. Alors que la plupart des armées de l’air européennes s’acheminent vers un type unique d’appareil polyvalent (ou deux, à tout casser), les Italiens auront eu un train de retard pour se départir du pluralisme des appareils à rôle spécifique.

    Mais peut-être la mise à la retraite prochaine des AMX et Tornado sera-t-elle l’occasion d’une autre vente de charité ?

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