JAGM, le futur missile à tout faire de l’arsenal américain

JAGM, le futur missile à tout faire de l’arsenal américain

Comment réussir le tour de force de remplacer la majorité des missiles antichars et air-sol en dotation aux États-Unis avec une seule arme ? C’est la question à laquelle les ingénieurs de Lockheed-Martin tentent désormais de répondre. Et le fruit de leurs efforts s’appelle le JAGM, pour Joint Air to Ground Missile, une arme actuellement en cours de développement et qui devrait révolutionner la défense américaine.
Il a également comme rôle de remplacer le missile AGM-169 annulé pour des raisons budgétaires.

Le JAGM doit à terme permettre de remplacer les missiles antichars BGM-71 Tow et AGM-114 Hellfire, ainsi que le célèbre missile air-sol AGM-65 Maverick. Le domaine de recherche des ingénieurs américains concernent également les capacités antinavires légers avérés de ces deux dernières armes. Il faut dire que depuis une grosse dizaine d’années le Hellfire a su, notamment dans l’US Navy, supplanter le missile AGM-84 Harpoon dans la destruction des bateaux les plus légers, ceux ayant une valeur tactique discutable.

Actuellement Lockheed-Martin annonce que ce missile sera à guidage mixte : laser et radar millimétrique. Il doit à terme être adopté par l’US Air Force sur ses drones General Atomics MQ-9 Reaper, par l’US Army sur ses hélicoptères de combat Boeing AH-64E Apache et ses drones General Atomics MQ-1C Gray Eagle, par l’US Navy sur ses hélicoptères de combat Sikorsky MH-60R Seahawk, et par l’US Marines Corps sur ses hélicoptères de combat Bell AH-1Z Viper. Autant dire que cette arme semble avoir de l’avenir devant elle.

Cette vue d'artiste permet d'illustrer les plateformes de tirs du JAGM.
Cette vue d’artiste permet d’illustrer les plateformes de tirs du JAGM.

Lockheed-Martin table aussi sur des succès à l’exportation. En effet il pourrait là aussi remplacer les missiles Tow, Hellfire, et Maverick. En France par exemple le second d’entre eux est utilisé par l’ALAT sur les Eurocopter Tigre HAD comme principale arme de précision. L’avionneur et armurier américain pourrait parfaitement envisager d’équiper à l’avenir l’hélicoptère franco-allemand avec son JAGM.

Sauf annulation budgétaire le JAGM se présente donc comme le principal missile air-sol américain de cette première moitié de vingt-et-unième siècle. L’avenir nous le dira.

Illustrations © Lockheed-Martin.

Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.

7 COMMENTAIRES

  1. C’était déjà un peu le chemin tracé par le Hellfire, à l’origine anti-char (comme le Maverick), avec ses différentes versions spécialisées.
    C’est curieux l’illustration : quelle est la ville en bas de l’affiche ?
    Cela ressemble à des murailles médiévales orientales : façon Krak des chevaliers… ?

  2. Ils veulent réinventer le Brimstone, en quelque sorte ;).
    ET c’est justifié, car en l’état le missile de MBDA s’est avéré diablement efficace et polyvalent quel que soit le support qui le tireur (jet, hélico, bateau), et comme les Américains ont pu le tester on les comprendrait presque de vouloir faire similaire, s’il n’y avait le risque que ce nouveau concurrent marche sur les plates-bandes de MBDA.

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