Un Falcon 50M pour repérer les navires de migrants en Méditerranée

Un Falcon 50M pour repérer les navires de migrants en Méditerranée

La France a pris part à sa manière ce vendredi 3 juin 2015 aux opérations de lutte contre les flux migratoires clandestins en Méditerranée. Un avion de reconnaissance maritime appartenant à la Flottille 24F de la Marine Nationale a réalisé un premier vol de patrouille dans le cadre de la mission européenne EUNAVFOR Med. L’appareil en question est bien entendu un triréacteur Dassault Falcon 50M.

Ce jet de reconnaissance maritime rapide permet grâce à ses capteurs passifs de repérer loin en haute mer des embarcations même très légères. Les fameux go-fast chargés de drogue en ont déjà fait les frais, tous comme les navires dont l’équipage indélicat se permettait de dégazer dans des zones interdites.

Cette fois ci c’est au sein de la mission EUNAVFOR Med, lancée en mai 2015 suite à la recrudescence des arrivées de migrants sur les côtes italiennes en provenance d’Afrique du nord, que l’avion français opère. Outre le fait de traquer les passeurs qui, au prix de sommes souvent colossales, font courir des risques surhumains aux migrants, les avions de patrouille et de reconnaissance doivent prévenir les accidents.

Et depuis quelques mois on peut parler de drame, voire de catastrophe humanitaire.
C’est pourquoi le Falcon 50M a été déployé par la France en Méditerranée centrale, non loin des côtes italiennes de l’île bien connue maintenant de Lampeduza. Ce petit port, jadis bien tranquille, est devenue pour des milliers de migrants la porte d’entrée de l’Union Européenne. Pour d’autre c’est aussi la fin du voyage, bien souvent dans des sacs mortuaires des gardes côtes locaux.

Ce premier vol français ne sera sûrement pas le dernier, les équipages de Falcon 50M de la 24F sont bien connus dans toute l’Europe pour leur très grand professionnalisme, parfois pour des missions à des années-lumières de la recherche et du sauvetage en mer. D’autant que la base corse de Solenzara n’est pas si loin que ça.

Photo © Marine Nationale.

PAS DE COMMENTAIRES

Laisser un commentaire