Un Super Puma de Solenzara porte assistance aux passagers d’un Cessna abimé...

Un Super Puma de Solenzara porte assistance aux passagers d’un Cessna abimé en mer

On est passé à deux doigts d’un drame ce samedi 22 août 2015 au large de la Corse. Un monomoteur de tourisme Cessna 210 avec deux personnes à son bord s’est abimé en Méditerranée, d’importants moyens de sauvetage ont permis de les secourir. L’avion avait décollé près de deux heures auparavant d’un aérodrome allemand.

C’est en milieu de journée que la Marine Nationale a été informée par le CROSS-Méditerranée qu’un avion léger venait de faire une chute en mer. Rapidement un triréacteur de reconnaissance et de sauvetage Dassault Falcon 50M a été dépêché sur zone. Les personnels de la Flottille 24F savaient juste que la balise du Cessna le localisait à une dizaine de miles nautiques du Cap Corse , la pointe nord de l’île.

Le Super Puma de Solenzara en action, vu depuis le Falcon 50M.
Le Super Puma de Solenzara en action, vu depuis le Falcon 50M.
En fait ce que l’équipage du Falcon 50M ignorait alors c’est que le pilote et son passager avait réussi à prendre place à bord de leur canot de sauvetage gonflable. Un peu plus de trois quarts d’heure après le crash l’avion de la Marine repérait les rescapés et en alertait l’hélicoptère de sauvetage déployé dans la zone.

En effet un biturbine Eurocopter AS-332 Super Puma appartenant à l’Escadron Hélicoptère 1/44 avait pris les airs sitôt l’information de l’accident connu. Dans le même temps une vedette de sauvetage de la Société Nationale de Sauvetage en Mer était également dans les parages.

Les deux rescapés ont été rapidement hélitreuillés par l’équipage de l’Armée de l’Air et transportés en légère hypothermie vers l’hôpital de Bastia. Leurs jours n’étaient pas en danger.
Quand au Cessna 210 il a coulé à pic dans un secteur où la profondeur moyenne avoisine les 1200 à 1500 mètres. Autant dire qu’on a peu de chance de le revoir.

Ce fait divers démontre une fois encore la parfaite interaction entre les équipes de l’Armée de l’Air, de la Marine Nationale, mais aussi de la SNSM. Les causes connues de l’accident sont une « simple » panne de carburant. L’incident bête.

Photos © Armée de l’Air & Marine Nationale.

Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.

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