Les Marines américains à l’exercice dans un environnement très « irakien »

Les Marines américains à l’exercice dans un environnement très « irakien »

Voilà un exercice qui ne laisse pas indifférent la presse américaine. Depuis le début du mois d’octobre et jusqu’à la mi-novembre près d’un millier de fantassins de l’US Marines Corps appuyés par une vingtaine d’hélicoptères s’entraînent entre l’Arizona et la Californie. Les différents scenarii tournent autours d’un engagement aéroterrestre en zone semi-désertique.

Un UH-1Y au-dessus de Yodaville.
Un UH-1Y au-dessus de Yodaville.

Les équipages des hélicoptères, notamment ceux des Bell UH-1Y Venom d’assaut et d’appui aérien rapproché, s’entraînent à des opérations de récupération d’équipages tombés derrières les lignes ennemies. Les célèbres commandos des Navy Seals, l’unité d’élite de l’US Navy, apportent leur savoir-faire à ces exercices.
L’une des particularités de cette série d’exercice c’est d’utiliser le site d’entraînement dit de « Yodaville » à MCAS Yuma. Yodaville est une agglomération fictive recréée en plein désert de l’Arizona qui permet de simuler efficacement les villes et villages que les militaires américains pourraient rencontrer en Irak et en Syrie. En outre des pilotes d’AV-8B Harrier II ont été mis à contribution afin de « jouer le rôle » de pilotes alliés descendus par Daech.

De leur côté les pilotes et équipages des Bell / Boeing MV-22B Osprey et des Sikorsky CH-53E Super Stallion s’exercent à acheminer troupes et matériels au plus près de la zone de combat. Il semble désormais clairement acquis que l’Amérique se prépare à déployer au Proche-Orient une force spécialisée dans la recherche et le sauvetage au combat, le fameux C-SAR dans le jargon anglo-saxon.

Cette série d’exercices coïncide avec l’annonce par le Department of Defense de la mort du premier militaire américain sur le théâtre irako-syrien, dans des conditions encore troubles. Il est à noter que plusieurs médias, notamment russophones, ont fait état de la présence dans la région de commandos Spetnaz envoyés par Moscou et spécialisés eux-aussi dans le C-SAR. Bien entendu il n’est nullement question d’interopérabilité entre les forces de la coalition et celles déployés par la Russie.
On en est pas encore là.

Un hélicoptère lourd CH-53E vient de déposer un Humvee transporter sous élingue.
Un hélicoptère lourd CH-53E vient de déposer un Humvee transporter sous élingue.

Alors que certains pays préfèrent se désengager de la guerre contre l’autoproclamé État Islamique il semble désormais clair et net que les États-Unis ne sont pas prêts de stopper cette guerre. Quid de la réaction britannique et française, les deux principaux alliés de Barack Obama enverront-ils eux aussi des troupes spécialisées dans ce domaine ?

Photos © US Department of Defense.

 

Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.

3 COMMENTAIRES

  1. Je ne peux imaginer que des troupes « Spécialisées » (entendons par là Forces Spéciales) ne soient pas déjà présentes depuis longtemps sur le terrain. Autrement, comment imaginer que nos Rafales puissent cibler un objectif avec autant de précision si des troupes au sol n’allaient pas « au renseignement ». Bien sûr il faut les protéger et il n’est pas question de faire de la publicité autour de cette présence.
    Il ne s’agit que de pure supputation de ma part.

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