Peu de chances de voir des Northrop F-5E tunisiens bombarder Daech

Peu de chances de voir des Northrop F-5E tunisiens bombarder Daech

L’information est passée assez inaperçue, pourtant elle est géopolitiquement capitale. Le premier ministre tunisien, monsieur Habib Essi a annoncé ce samedi 3 octobre 2015 que son pays rejoignait la coalition internationale en guerre contre l’autoproclamé État Islamique. Les militaires tunisiens se concentreront principalement sur les actions menées par les djihadistes en Irak et en Libye.

Même si un appui logistique aérien est envisagé, il est quasiment inenvisageable que des avions de combat tunisiens n’opèrent dans la région ne serait-ce qu’avec deux ou trois avions.

La Tunisie ne possède que quinze avions de combat dans son arsenal, douze Northrop F-5E monoplaces et trois F-5F biplaces. Ces derniers sont plus particulièrement adaptés à des missions de transformation opérationnelle et de défense aérienne.

Hors aucun des monoplaces Tiger II ne semblent aptes à emporter des bombes à guidage laser et encore moins GPS.

En fait le gros de l’engagement tunisien dans la coalition se fera en matière de renseignement antiterroriste au profit des forces américaines, britanniques, et françaises. La Tunisie « écoutera » donc Daech.

La France qui d’ailleurs, accompagnée de la Belgique, vient de signer un nouvel accord de défense avec la Tunisie, notamment dans le domaine de la formation des équipages aériens.

Malgré tout des avions militaires tunisiens pourraient être mis à contribution pour des actions de soutien opérationnel, notamment des quadriturbopropulseurs C-130 Hercules. La Tunisie dispose de huit de ces avions, dont un C-130J-30. Il s’agit là de la version rallongée du célèbre Hercules de nouvelle génération. Ces avions permettront de soulager la flotte de transport des pays déjà engagés dans la guerre contre le djihadisme.

On le sait depuis le 29 juin 2015 et le terrible attentat de Sousse qui avait fait 39 morts sur la plage privée d’un hôtel, la Tunisie est une des cibles privilégiées de Daech. Ses djihadistes semblent mal accepter les liens étroits qui unissent ce pays avec nombre de puissances occidentales au premier rang desquelles se trouvent les États-Unis et bien entendu la France, l’ancien colonisateur. C’est donc certainement pour aider à éradiquer cette menace que la Tunisie s’est engagée dans le conflit.

Photo © AFP.

 

Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.

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