Un Reaper de l’Armée de l’Air réalise un vol record de 25...

Un Reaper de l’Armée de l’Air réalise un vol record de 25 heures

Plus de deux tours de cadrans de montre en vol, ce n’est pas rien. C’est même un petit exploit réalisé par les télépilotes français opérant aux commandes d’un General Atomics MQ-9A Reaper. Ce vol de vingt-cinq heures est donc actuellement le record français en la matière, il a été réalisé dans le cadre de l’opération militaire de lutte antiterroriste Barkhane. Bien évidemment le drone monoturbopropulseur appartient à l’Escadron de Drones 1/33 Belfort.

Mais ne nous trompons-pas ce vol n’avait nullement comme objectif finale de démontrer que l’avion de reconnaissance sans pilote pouvait tenir les airs aussi longtemps, l’US Air Force et le constructeur ayant démontrés qu’il pouvait même voler deux heures de plus. En fait ce record a été enlevé au cours d’une mission de reconnaissance et d’observation au profit des forces terrestres engagées dans la région afin de pourchasser les groupes armés liés aux organisations terroristes Al-Qaïda au Maghreb Islamique et Ansar Dine.
L’aéronef avait décollé de Niamey au Niger où la France a déployé ses engins.

Engagés depuis l’an dernier les MQ-9 Reaper frappés de la cocarde tricolore sont désormais pleinement opérationnels dans cette région qu’on appelle la bande sahélo-saharienne, et qui représente un territoire grand comme plus de cinq fois le territoire métropolitain français.
Dans un tel contexte l’allonge de vol des Reaper est clairement un argument de poids pour les militaires français.

Alors bien sûr certains esprits chagrins rappellent régulièrement que la base de Niamey abrite également des employés de deux sociétés privées américaines travaillant pour l’Armée de l’Air et le constructeur General Atomics (les fameux « contractors ») et se substituant aux militaires français sur certaines tâches techniques. Mais c’est aujourd’hui une quasi obligation pour tous les pays voulant accéder à des technologies aussi jalousement conservées par les Américains que leurs drones. Ces « civils » œuvrent notamment aux côtés des aviateurs mécanos et informaticiens.

Quoiqu’il en soit le drone MALE est désormais pleinement entré dans l’âge de la maturité au sein des forces françaises engagées dans la lutte antiterroriste en Afrique du nord.

Photo © General Atomics.

1 COMMENTAIRE

  1. Effectivement cette durée de travail est longue, bravo, mais enfin, le véritable exploit est de piloter de très longues heures dans un environnement hostile tels que les pilotes de combat la pratique sans pouvoir changer de membre d’équipage à volonté. Bravo tt de même

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