Les Puma n’assument plus la charge de Resco à bord du Charles...

Les Puma n’assument plus la charge de Resco à bord du Charles de Gaulle

On pourrait considérer ce départ du bord du porte-avions comme anecdotique, il n’en demeure pas moins symptomatique d’une mission de guerre à très haut risque pour nos équipages. Les deux hélicoptères Puma de l’Escadron d’Hélicoptères 1/67 Pyrénées embarqués à bord du Charles de Gaulle ont quitté le pont d’envol du navire français, ne réalisant plus les missions de recherches et sauvetages au combat. La raison de cette décision tactique est simple : le bâtiment amiral de la Marine Nationale a quitté la Méditerranée pour rejoindre le Golfe.

Les équipages des deux Aérospatiale SA-330B Puma de l’Armée de l’Air avaient rejoint le navire juste après son départ de Toulon avec à leur bord une équipe des forces spéciales appartenant au CPA30 (pour Commando Parachutiste de l’Air n°30) habituée à œuvré à bord du vénérable biturbine. La mission du binôme Puma-CPA30 était d’assurée la mission Resco à bord du porte-avions aux profit des équipages de Rafale Marine, de Super Étendard Modernisés, et de E-2C Hawkeye engagés en opérations au-dessus de la Syrie et du nord de l’Irak. En cas de besoin les hélicoptères et leurs commandos auraient pris les airs 24/24 afin de porter secours aux pilotes et équipages en difficultés en territoire ennemi. Fort heureusement ils n’ont pas eu à intervenir.

Désormais que les marins français opèrent depuis les eaux du Golfe, beaucoup plus éloignées du théâtre d’opérations extérieures contre Daech, la mission de recherches et de sauvetages au combat revient aux alliés de la France, sous commandement international de la coalition. Pour autant nos pilotes et équipages engagés seraient secourus aussi rapidement et avec le même professionnalisme que si cela était réalisé par des forces spéciales françaises. Leurs collègues américains auraient forcément à cœur d’assister leurs alliés.
Les deux Puma ont rejoints par les airs Djibouti.

Ce départ du bord du navire français illustre également la totale interopérabilité entre l’Armée de l’Air et la Marine Nationale. Il n’y a plus rien d’étonnant à voir des hélicoptères terrestres embarqués à bord du porte-avions.

Photo © Marine Nationale.

2 COMMENTAIRES

  1. Très intéressant article.
    Ce départ a peut-être aussi eu lieu pour protéger les Puma de la corrosion saline ?

    « habituée à œuvré à bord » ==> « habituée à œuvrer à bord »
    « était d’assurée la mission Resco » ==> « était d’assurer la mission Resco »

Laisser un commentaire