L’Armée de l’Air aux secours des îles Fidji

L’Armée de l’Air aux secours des îles Fidji

Bien moins médiatisée que le transfert de deux Mirage 2000D vers le théâtre d’opération contre Daech, la récente mission des hommes et des femmes de l’Escadron de Transport d’Outre-Mer 52 Tontouta aux îles Fidji est pourtant tout aussi symbolique de la polyvalence des aviateurs français. Deux avions de transport Casa CN-235 de cette unité ultramarine de l’Armée de l’Air ont été déployé pour assurer des vols humanitaires au profit des Fidji dévastés par le puissant cyclone Winston. Pour mémoire cette catastrophe survenue le dimanche 21 février 2016 a fait 42 morts et causé des dégâts matériels très conséquents.

La première rotation d’un Casa de l’ETOM-52 a eu lieu ce mercredi 24 février au matin depuis la Base Aérienne 186 de Nouméa. Le premier terrain d’aviation fidjien capable de recevoir un CN-235 est distant d’environ 1300 kilomètres du chef-lieu néo-calédonien. Un vol qui s’est déroulé sans embûche pour les membres d’équipage de l’avion et sa précieuse cargaison. Trois tonnes d’aide de première urgence fournie par la Croix Rouge Française se trouvaient en effet à bord.

La seconde rotation fut réalisée moins de dix-huit heures plus tard par un autre CN-235. Il avait à son bord une tonne et demi de matériels et une quinzaine de spécialistes des catastrophes naturelles venus de Nouméa et de la métropole. Ces personnels appartiennent tous à la Sécurité Civile.
Ils ont donc pu rapidement rejoindre leurs collègues fidjiens.

Les deux biturbopropulseurs ne sont pas immédiatement rentrés en Nouvelle-Calédonie, assurant aussi des vols de liaison au profit des populations civiles sinistrées. Les Casa CN-235 français ont notamment pu participer à des vols d’évacuations sanitaires au profits de malades et de personnes atteintes de blessures par les effets du cyclone.

Il est à signaler que si les îles Fidji sont à plus de 15 000 kilomètres de la France métropolitaine notre Armée de l’Air a été la première à venir assister ce petit état insulaire, avec la Royal New Zealand Air Force. Celle-ci avait déployé sur place deux hélicoptères NH90-TTH de transport ainsi qu’un Super King Air 200 aménagé pour les évacuations sanitaires.

Une fois de plus l’Armée de l’Air démontre sa réelle réactivité en matière de missions humanitaires. Certains pourraient être surpris qu’il ait fallu attendre trois jours pour faire décoller le premier Casa, il faut juste remarquer que sans un tarmac un minimum dégagé cet avion ne peut pas se poser. Il fallait donc laisser le temps aux autorités locales pour préparer le terrain à l’arrivée des deux petits cargos volants frappés de la cocarde tricolore. Après la France et la Nouvelle-Zélande d’autres pays ont rejoint la région, mais beaucoup moins dans l’urgence…

Photo © Armée de l’Air.

3 COMMENTAIRES

  1. On ne soulignera jamais assez l’importance des forces prépositionnées françaises de part le monde. Preuve une fois encore de leur utilité au profit des populations sinistrées. Il en va également du rayonnement de la France et de sa crédibilité vis à vis de ses voisins.

  2. Cela fait plaisir de voir un sujet qui parle de l’aviation militaire en Nouvelle-Calédonie mon pays de naissance.
    On a souvent ce genres de missions dans le pacifique à cause des cyclones qui dévaste tout sur leurs passage.

    • Le plus possible, quand l’actualité s’y prête, nous essayons de ne pas oublier la France ultramarine et notamment celle du Pacifique. D’autant que la Nouvelle-Calédonie est historiquement un des berceaux régionaux de l’aviation. 😉

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