Un Airbus A320 de British Airways percute un drone civil

Un Airbus A320 de British Airways percute un drone civil

Ce type d’accident était autant attendu que redouté, cette fois-ci il a eu lieu. Ce dimanche 17 avril 2016, en milieu de journée, un avion de ligne Airbus A320 appartenant à la compagnie British Airways a percuté un drone civil quadricoptère au-dessus du seuil de piste de l’aéroport londonien de Heathrow. Il n’y a aucun blessé parmi les 137 passagers et membres d’équipage du biréacteur.

Le choc s’est déroulé quelques secondes avant que l’avion de ligne ne touche le sol, à une centaine de mètres d’altitude. Immédiatement le commandant de bord en a avisé le contrôle aérien et à posé son Airbus. En provenance de Genève en Suisse, le vol BA727 était finalement à l’heure. Les dégâts sur l’avion sont mineurs, principalement au niveau du nez, mais bien réels.

Scotland Yard a été saisi de l’enquête et d’ores et déjà les policiers britanniques ont exclu l’acte terroriste, préférant privilégier l’erreur de la part d’un indélicat amateur de drone. Quoiqu’il en soit que faisait une telle machine aussi près du principal aéroport européen ? Une question lourde de sens en matière de sécurité, quelques semaines seulement après l’attentat meurtrier qui a visé l’aéroport belge de Bruxelles-Zaventem.

Mais surtout cet incident, le premier du genre, relance la question de la sécurité des avions de ligne vis à vis de ces drones vendus dans le commerce sans réel contrôle. À n’en pas douter les enquêteurs britanniques vont minutieusement étudier les restes du quadricoptère, et ce même si sous l’impact il semble avoir littéralement été pulvérisé par le biréacteur.

Photo © Wikimédia

 

Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.

9 COMMENTAIRES

  1. Mais les gens n’ont donc rien dans la tête ?
    C’est pourtant une évidence que de faire voler des drones à proximité d’un aéroport, c’est augmenter de manière significative le risque d’accident !
    Ce qui devait arriver arriva, heureusement sans conséquence grave….

  2. Je me demandait si un drone comme celui la fesait plus ou moins de dégat sur un avion de ligne qu’un oiseau. Je lit souvent qu’il existe un risque aviaire, bientôt il existera un risque drone?

    • Tout dépend où se trouve le point de collision : si c’est dans l’entrée d’air de l’un des réacteurs, avion ou drone, ça peut causer une catastrophe ; si c’est le nez de l’avion qui percute l’objet (oiseau comme drone), les conséquences seront à priori moindres…
      En revanche, si un terroriste accroche un pain d’explosifs au drones, les conséquences seront catastrophiques, surtout si la collision a lieu, comme là, à l’atterrissage/décollage.

  3. A mon humble avis, le fait que ce soit un drone n’intervient en rien dans la question de la sécurité. L’aéromodélisme existe depuis longtemps (avions, planeurs, hélico et même aérostats). La principale différence est qu’il était moins accessible à tout un chacun avant et que ceux qui le pratiquaient avaient certaines notions basiques de sécurité.
    Dans tous les cas, ce n’était pas très malin de la part de celui qui le contrôlait.

    • Il est nettement plus facile de piloter un multi rotors qu’un avion ou un hélicoptère classique, surtout en mode immersion où on peut laisser le drone partir loin

  4. Espérons que la peine soit exemplaires, par contre l’utilisation d’un telle engin à des fin terroristes serait sûrement un problème de poids à déjouer ; les autorités ont elles des solutions ? Et si oui semblent elles efficaces?

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