Bombardier en voie de gagner son pari avec le Whisperjet

Bombardier en voie de gagner son pari avec le Whisperjet

La multinationale canadienne Bombardier et le transporteur américain Delta Air Lines, ont annoncé aujourd’hui la signature d’une entente pour la vente de 75 avions CS100. Les livraisons de ces CS100 de 108 à 130 places doivent débuter en 2018. Ces appareils remplaceront des Embraer E190. L’entente prévoit également des options d’achat pour 50 avions CS100 additionnels, convertibles pour l’acquisition d’appareils CS300 de 130 à 160 sièges.

Ce contrat permettra à Bombardier de surpasser l’objectif qu’il s’était fixé en vue de l’entrée en service du CSeries, soit 300 commandes fermes. Les premiers avions CS100 entreront en service en juin prochain sous la bannière de Swiss International Air Lines. Les options contenues dans les contrats de commande du CSeries conclus à ce jour pourraient porter le nombre d’appareils vendus à plus de 800.

Aussi, on s’attend à ce que la lettre d’intention signée en février dernier par Air Canada pour 45 avions CS300, avec options sur 30 autres, soit très prochainement convertie en contrat ferme. Au-delà du nombre d’appareils vendus, la confiance accordée au CSeries par ces deux entreprises considérées comme des initiateurs de tendance dans le monde du transport aérien va très certainement avoir un effet d’entraînement. Ainsi d’autres commandes pourraient bientôt venir du côté de la Grande-Bretagne, alors que le transporteur national de la Lettonie, Air Baltic, a récemment converti sept options en commandes fermes pour porter sa future flotte à 20 avions CS300.

Rappelons que cette famille de monocouloirs de dernière génération fait largement appel à des matériaux composites, des technologies de pointe et bénéficie d’une aérodynamique évoluée. Ces caractéristiques, combinées au moteur PurePowerMD PW1500G de Pratt & Whitney, offrent ainsi une économie de carburant de 15 à 20 % sur les avions équivalents remotorisés. La conception de la cabine établit également des normes inégalées pour le confort des passagers. Les essais de qualification des CS100 et CS300 ont aussi confirmé qu’il s’agit de l’avion à réaction commercial le plus silencieux de sa catégorie, lui valant le surnom de Whisperjet. La faible empreinte sonore de ces avions et leurs capacités exceptionnelles sur courte piste multiplient le nombre d’aéroports leur étant accessibles, sans compter une autonomie maximale confirmée qui peut aller jusqu’à un peu plus de 6000  km.

Déjà les analystes de l’industrie aéronautique misent sur le développement prochain d’un troisième modèle de la famille CSeries d’une capacité de 160 à 180 places, le CS500, avec lequel Bombardier pourrait entrer de plein pied dans le lucratif marché du duopole Airbus et Boeing avec leurs populaires monocouloirs remotorisés, A320neo et 737 MAX.

Air Canada CS300
Air Canada CS300

2 COMMENTAIRES

  1. Tout le monde au Québec se réjouit de cette annonce. La journée de l’annonce, les journalistes parlementaires rapportaient que le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, flottait littéralement sur un nuage dans les couloirs du parlement du Québec à Québec. Le gouvernement du Québec a investi 1 milliard $ US dans le programme CSeries de Bombardier. Selon le milieu de la finance, la participation monétaire de l’état québécois à l’avionneur montréalais fut un facteur déterminant dans la conclusion de cette vente de 75 CS100. Mais l’avionneur québécois manquerait de liquidité et une participation monétaire du gouvernement fédéral s’avère nécessaire car les compagnies aériennes paieront l’avionneur québécois lors de la livraison des aéronefs. Cependant comme à son habitude le gouvernement fédéral se fait encore tirer l’oreille pour apporter un soutient financier à une compagnie québécoise tandis que celui-ci a rapidement supporté l’industrie automobile située dans la province voisine de l’Ontario, il y a quelles années. Et le comble est que le transporteur national, Air Canada est encore en train de négocier l’achat de CS 100. Et je me rappelle du commentaire écrit dans le Science&Vie spécial aviation de 1968 où le journaliste dont j’oublie le nom se demandait bien que pouvait bien faire cette compagnie(Bombardier) dans le domaine de l’aéronautique.

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