Les C-17 britanniques bientôt qualifiés pour le parachutage en chute libre ?

Les C-17 britanniques bientôt qualifiés pour le parachutage en chute libre ?

C’est une série d’essais qui n’est pas vraiment passée inaperçu. Les Boeing Globemaster en service dans la Royal Air Force viennent de réaliser une batterie de tests grandeur nature en vue d’une future qualification pour les largages de parachutistes en chute libre. Avec cette nouvelle capacité l’aviation britannique regagnerait son rang de nation majeure dans les opérations aéroportées, aux côtés des États-Unis, de la France, et de la Russie.

Au total, ce sont huit quadriréacteurs Boeing C-17 qui sont actuellement en service dans la Royal Air Force, au sein du Squadron 99. Ces avions servent en fait principalement au transport à long rayon d’action, tant de fret que de personnels. En effet à l’inverse de l’Armée et de ses Airbus A340TLRA, la RAF ne possède aucun avion de ligne susceptibles de réaliser des missions de transport de passagers, elle a donc recours à ses avions stratégiques.

Alors la question peut se poser :  Pourquoi ce choix du C-17 alors même que l’A400M est désormais (timidement) opérationnel au Royaume Uni ? Peut-être parce que cet avion pourrait dans un proche avenir offrir aux Britanniques la capacité de réaliser des opérations aéroportées à haute et très haute altitude, tels que les Américains le font avec les leurs, les Français avec une poignée de Transall spécialement équipés et sûrement bientôt avec les futurs C-130J « opérations spéciales » commandés l’an dernier, et que les Russes réalisent eux avec des Il-76 eux aussi spécialement modifiés.

Tout porte en effet à croire que les Hercules britanniques ne sont pas aptes à de telles missions. Les C-17 donneraient donc un avantage certains aux aviateurs britanniques, même vis à vis de leurs collègues français qui sautent depuis des avions turbopropulsés. Un quadriréacteur comme le C-17 possède un rayon d’action suffisant pour préparer à peu près n’importe quelle mission de parachutage.

Reste cependant que les Britanniques n’en sont encore qu’à la phase d’essais et que les « process » ne sont pas encore clairement définis, tout du moins d’un point de vue opérationnel.

Photo © UK Ministry of Defense.

7 COMMENTAIRES

  1. Quitte à passer pour un idiot je voulais vous demander qu’est ce qu’il faut de plus pour qu’un avion puisse faire ce genre de largage par rapport à un avion de transport « standard » et ce qui les différencie des autres ?
    Merci d’avance pour vos réponses

    • Qu’entendez-vous par « avion de transport standard » ? Un avion cargo turbopropulsé genre C-130 et C.160, ou un avion de ligne comme les A340TLRA ?

        • Je pense à
          – une question de dépressurisation à hautes altitudes à l’ouverture de la rampe à l’arrière
          – une capacité de voler rampe ouverte
          – une question de sécurité pour la sortie des parachutistes à cause des turbulences au niveau et en aval de la rampe

  2. ah ok c’est tout bête j’aurais du y penser
    merci James et Arnaud de m’avoir de m’avoir éclairé et de m’avoir répondu pour une question toute bête

    • Par définition nous sommes là pour vous aider, nous animons à plusieurs ce site en plus de notre rédacteur en chef-webmaster, nous sommes donc là aussi pour répondre à vos questions dans la mesure de nos connaissances. Et la votre n’était pas bête du tout. Je n’y ai pas répondu plus avant puisque James l’avait fait.
      Si vous avez d’autres interrogations de ce genre, n’hésitez surtout pas. 🙂

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