Exercice Cobalt, les forces spéciales françaises à l’exercice

Exercice Cobalt, les forces spéciales françaises à l’exercice

C’est forcément dans un environnement très discret que l’exercice Cobalt s’est déroulé entre le lundi 25 et le vendredi 29 avril 2016 inclus. Sur la Base Aérienne 120 de Cazaux les hommes et les femmes des forces spéciales françaises se sont entraînés aux opérations aériennes avec les aéronefs de l’Armée de l’Air et de l’ALAT. Cet exercice permettait de mettre en œuvre des troupes appartenant aussi bien à l’Armée de Terre qu’à l’Armée de l’Air ou à la Marine Nationale.

En effet commandos de Marine, commandos parachutistes du CPA 10, et troupes aéroportées des 1er RPIMA (régiment de parachutistes de l’infanterie de marine) et 13ème RDP (régiment de dragons parachutistes) se sont succédés durant cinq jours dans le sud-ouest. Ils avaient l’occasion de parfaire leur professionnalisme au travers des hélicos de l’Armée de l’Air et de l’ALAT, notamment les Eurocopter EC725 Caracal de l’Escadron Hélicoptères 1/67 Pyrénées et du 4ème Régiment d’Hélicoptères des Forces Spéciales. Des Gazelle et Cougar de cette dernière unité étaient également présents.

Les voilures tournantes n’étaient pas les seuls aéronefs militaires français engagés, puisque des parachutages ont été réalisés à l’aide de Lockheed C-130H Hercules de l’Escadron de Transport 3/61 Poitou. Des avions de combat omnirôles Dassault Rafale de l’Armée de l’Air ont également pris part à l’exercice Cobalt, les forces spéciales françaises ayant une spécialité dans la désignation de cibles prioritaires mais aussi les missions de reconnaissance post-strike.

Cobalt.EC725 Caracal_AdlAMême si les troupes françaises n’ont pas forcément bénéficier d’une météo hyper clémente en cette fin de mois d’avril 2016 où l’hiver semblait vouloir jouer les prolongations, ils ont su à n’en pas douter tirer profit au maximum des grands espaces aquitains. La Base Aérienne 120 de Cazaux est, il faut bien le reconnaitre, une des plus grande en superficie de toute l’Armée de l’Air.

Photos © Armée de l’Air.

7 COMMENTAIRES

  1. J’étais plongé dans la lecture de cet article lorsque mon regard porta sur vos belles affiches sur le côté droit. Et un détail me titilla: mais elles sont toutes rédigées en langue anglaise….Pour 2 de celles-ci je comprends bien mais pour toutes les autres, je demeure pentois. Et cette série porte le nom de« French Air Force »,? Alors pourquoi?
    Cordial bonjour d’Outre-atlantique.

    • Comme je l’ai indiqué sur FB, il y a à cela, deux raisons :
      1 – c’est un choix « éditorial » pour donner une touche internationale, sans connotation trop franchouillarde et qui est plus adapté au style graphique « vintage » ( je sais que cela peut choquer chez nos amis québécois)
      2 – afin d’éviter tout souci avec l’Armée de l’air, elle même, je mets en avant un titre anglo-saxon qui permet de bien comprendre qu’il ne s’agit en rien d’une affiche officielle (pas de logo non plus).

  2. Bonjour,

    Ah ! Même remarque que Mr Perrault au sujet des affiches : les termes anglais sur les avions français sont un blocage à l’achat pour moi. Dommage …

    Concernant l’article : merci de cette info sur une opération forcement bien discrète.
    Et courage à ces hommes et femmes engagés dans ces missions difficiles.

    Bonne journée

    • Sans trop m’avancer je crois savoir que si Gaëtan a recours à des termes en anglais c’est pour éviter de se retrouver en opposition avec l’Armée de l’Air sur les questions de droit. De même ce recours à l’anglais évite qu’on puisse le taxer de vouloir faire des posters ressemblant aux affiches officielles.
      Sachez Bruno que si c’est juste ça qui vous bloque, c’est bien peu, et vous vous privez de très très belles et originales affiches.

    • Comme je l’ai dit à simon, deux raisons :
      1 – c’est un choix « éditorial » pour donner une touche internationale, sans connotation trop franchouillarde et qui est plus adapté au style graphique « vintage »
      2 – afin d’éviter tout souci avec l’Armée de l’air, elle même je mets en avant un titre anglo-saxon qui permet de bien comprendre qu’il ne s’agit en rien d’une affiche officielle (pas de logo non plus)

      • Merci pour vos réponses.

        Bon … euh … je ne conteste pas vos choix (c’est les vôtres et je les respectes), mais oui je bloque la dessus :o)
        Je suis chauvin et un avion sous les cocardes c’est « Armée de l’Air ». « French Air force » ça ne veut rien dire pour moi et là c’est marqué en gros.

        Après vous avez raison de vous méfier des histoires de copyright, ils sont devenu fou avec ça.

      • Avec vos explications, je comprends mieux votre problématique éditoriale. Oui, il y a plusieurs facteurs à prendre en cause. Au Québec, en matière d’affichage, la règle est que le français doit prédominer sur les autres langues mais sur vos affiches il y a absence de français! Le contexte québécois est tout autre que le vôtre. Encore cette semaine, le 3 mai 2016, le gouvernement du Québec a dû émettre de nouvelles règles concernant l’affichage de marques de commerce en anglais. Des commerçants anglophones du Québec ont porté leur opposition à nos règlements sur l’affichage devant les tribunaux.  » En octobre 2001, la Cour d’appel a refusé d’entendre la cause, tout comme la Cour suprême, en décembre 2002. Les plaignants se sont rendus devant le comité des droits de l’homme de l’ONU, qui a refusé, lui aussi, de se pencher sur la question. » Référence: La bataille pour l’affichage en français en quelques dates marquantes, publié le mardi 3 mai 2016 http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2016/05/03/006-langue-francaise-affichage-loi.shtml P.S. Je préfère le mot rétro à vintage.
        Merci pour vos explications et cordiales salutations d’Outre-atlantique.

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